Justin Trudeau pourrait succéder à Jean Lapierre dans Outremont
Le député a confirmé qu'il prenait une autre retraite de la politique
14 décembre 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Justin Trudeau
Ottawa — En confirmant qu'il ne sera pas sur les rangs lors de la prochaine campagne électorale, Jean Lapierre a relancé de plus belle les rumeurs sur la possibilité de voir Justin Trudeau faire le grand saut en politique active.
Hier, le député d'Outremont a mis fin à la rumeur persistante qui voulait qu'il quitte la vie politique aussitôt que la prochaine campagne électorale sera déclenchée. Il ne s'agit pas d'une grande surprise, puisque M. Lapierre n'avait jamais caché que son retour en politique, en 2004, était lié à la présence de Paul Martin à la tête du parti.
Ce château fort libéral risque de susciter la convoitise parmi les libéraux et le nouveau chef, Stéphane Dion, pourrait bien vouloir le réserver pour un candidat de son choix qu'il y parachuterait.
Le comté pourrait aussi être alloué à une femme candidate, à la suite de la promesse de M. Dion de faire en sorte qu'au moins le tiers des candidats aux prochaines élections soient des femmes.
M. Dion a d'ailleurs annoncé la nomination d'une directrice responsable de la recherche de nouvelles candidates, Linda Julien.
Candidate sans succès à trois élections, Mme Julien s'est surtout fait connaître en 1997 avec son controversé manuel à l'intention des parfaites candidates.
Le guide réservait trois pages à des considérations esthétiques et d'organisation familiale remplies de stéréotypes, donnant entre autres des conseils sur l'habillement, le maquillage et la coiffure.
Hier, le chef libéral n'a pas voulu s'engager à dédier Outremont à une femme.
«On ne commencera pas déjà à assigner des sièges précis dans chaque comté, il y aura aussi des hommes qui se présenteront», a-t-il fait valoir à sa sortie du caucus.
Pour Marlene Jennings, partisane de la première heure de M. Dion dans la course au leadership, il est important de présenter plus de femmes candidates, mais il faut aussi leur offrir des comtés où il leur est possible de remporter la victoire.
«On ne veut pas simplement avoir le tiers des candidats qui soient des femmes, on veut augmenter le pourcentage des femmes élues à la Chambre», a indiqué Mme Jennings.
Lorsqu'il est question de la succession de M. Lapierre, le nom de Justin Trudeau est celui qui revient régulièrement.
Joint hier, M. Trudeau n'a rien confirmé, ni rien nié, disant réfléchir à toutes les options qui s'offrent à lui.
Lors de la campagne au leadership, le fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau avait appuyé la candidature de Gerard Kennedy. Au moment de l'alliance entre M. Kennedy et M. Dion, il s'était rallié à celui qui dirige maintenant le Parti libéral du Canada (PLC).
M. Trudeau n'avait d'ailleurs que de bons mots à l'égard de M. Dion hier. «C'est un grand choix pour le pays, avec M. Kennedy, et M. Dion amène un vrai renouveau pour le pays», a déclaré Justin Trudeau.
Quant à savoir si c'est «une chose à laquelle je participerai comme membre de la Chambre ou à l'extérieur, ça reste à décider».
L'autre candidat-vedette possible, dans Outremont, pourrait être l'ancien député du comté, Martin Cauchon.
Ce dernier n'a jamais caché qu'un retour en politique l'intéressait vivement. En vacances actuellement, il n'a pu être joint pour commenter le sujet.
Le siège de M. Lapierre n'est pas le seul à susciter l'intérêt chez les candidats potentiels. L'ex-ministre Liza Frulla et l'astronaute Marc Garneau auraient un oeil sur la circonscription de LaSalle-Émard, qui sera vacante aux prochaines élections avec le départ de Paul Martin.
Outremont et LaSalle-Émard pourraient bien être les deux seuls sièges sûrs pour les libéraux à se libérer au Québec.
Il semble que l'ex-ministre Irwin Cotler, député de Mont-Royal, demeurera en politique malgré la rumeur persistante qui disait le contraire. Hier, il a affirmé être «très heureux» comme député fédéral et vouloir conserver son poste.
Quant à Lucienne Robillard, un des piliers des libéraux au Québec, son départ a été maintes fois annoncé au cours des dernières années sans se concrétiser. Rien n'indique pour l'instant que la députée de Westmount laissera cette fois sa place.
Hier, le député d'Outremont a mis fin à la rumeur persistante qui voulait qu'il quitte la vie politique aussitôt que la prochaine campagne électorale sera déclenchée. Il ne s'agit pas d'une grande surprise, puisque M. Lapierre n'avait jamais caché que son retour en politique, en 2004, était lié à la présence de Paul Martin à la tête du parti.
Ce château fort libéral risque de susciter la convoitise parmi les libéraux et le nouveau chef, Stéphane Dion, pourrait bien vouloir le réserver pour un candidat de son choix qu'il y parachuterait.
Le comté pourrait aussi être alloué à une femme candidate, à la suite de la promesse de M. Dion de faire en sorte qu'au moins le tiers des candidats aux prochaines élections soient des femmes.
M. Dion a d'ailleurs annoncé la nomination d'une directrice responsable de la recherche de nouvelles candidates, Linda Julien.
Candidate sans succès à trois élections, Mme Julien s'est surtout fait connaître en 1997 avec son controversé manuel à l'intention des parfaites candidates.
Le guide réservait trois pages à des considérations esthétiques et d'organisation familiale remplies de stéréotypes, donnant entre autres des conseils sur l'habillement, le maquillage et la coiffure.
Hier, le chef libéral n'a pas voulu s'engager à dédier Outremont à une femme.
«On ne commencera pas déjà à assigner des sièges précis dans chaque comté, il y aura aussi des hommes qui se présenteront», a-t-il fait valoir à sa sortie du caucus.
Pour Marlene Jennings, partisane de la première heure de M. Dion dans la course au leadership, il est important de présenter plus de femmes candidates, mais il faut aussi leur offrir des comtés où il leur est possible de remporter la victoire.
«On ne veut pas simplement avoir le tiers des candidats qui soient des femmes, on veut augmenter le pourcentage des femmes élues à la Chambre», a indiqué Mme Jennings.
Lorsqu'il est question de la succession de M. Lapierre, le nom de Justin Trudeau est celui qui revient régulièrement.
Joint hier, M. Trudeau n'a rien confirmé, ni rien nié, disant réfléchir à toutes les options qui s'offrent à lui.
Lors de la campagne au leadership, le fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau avait appuyé la candidature de Gerard Kennedy. Au moment de l'alliance entre M. Kennedy et M. Dion, il s'était rallié à celui qui dirige maintenant le Parti libéral du Canada (PLC).
M. Trudeau n'avait d'ailleurs que de bons mots à l'égard de M. Dion hier. «C'est un grand choix pour le pays, avec M. Kennedy, et M. Dion amène un vrai renouveau pour le pays», a déclaré Justin Trudeau.
Quant à savoir si c'est «une chose à laquelle je participerai comme membre de la Chambre ou à l'extérieur, ça reste à décider».
L'autre candidat-vedette possible, dans Outremont, pourrait être l'ancien député du comté, Martin Cauchon.
Ce dernier n'a jamais caché qu'un retour en politique l'intéressait vivement. En vacances actuellement, il n'a pu être joint pour commenter le sujet.
Le siège de M. Lapierre n'est pas le seul à susciter l'intérêt chez les candidats potentiels. L'ex-ministre Liza Frulla et l'astronaute Marc Garneau auraient un oeil sur la circonscription de LaSalle-Émard, qui sera vacante aux prochaines élections avec le départ de Paul Martin.
Outremont et LaSalle-Émard pourraient bien être les deux seuls sièges sûrs pour les libéraux à se libérer au Québec.
Il semble que l'ex-ministre Irwin Cotler, député de Mont-Royal, demeurera en politique malgré la rumeur persistante qui disait le contraire. Hier, il a affirmé être «très heureux» comme député fédéral et vouloir conserver son poste.
Quant à Lucienne Robillard, un des piliers des libéraux au Québec, son départ a été maintes fois annoncé au cours des dernières années sans se concrétiser. Rien n'indique pour l'instant que la députée de Westmount laissera cette fois sa place.
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