Trudeau désapprouverait son fils, dit un conseiller d'Ignatieff
23 novembre 2006
Canada
Ottawa — S'il était encore vivant, Pierre Trudeau appuierait la position de Michael Ignatieff selon laquelle le Québec doit être reconnu comme nation, affirme un conseiller du candidat dans la course au leadership du Parti libéral du Canada.
Alf Apps va jusqu'à dire que l'ex-premier ministre répudierait le point de vue de son propre fils, Justin, qui déplorait récemment que M. Ignatieff ait relancé le débat sur le statut national du Québec, y voyant une perte de temps. Justin Trudeau avait par ailleurs estimé que M. Ignatieff, bien qu'intelligent, manquait de la «sagesse nécessaire» pour succéder à Paul Martin à la tête du PLC.
Dans un courriel diffusé mardi en fin de journée à des «amis» libéraux, M. Apps, un avocat de Toronto, a dit avoir récemment rencontré Justin Trudeau par hasard et avoir passé 15 ou 20 minutes à discuter avec lui de l'appui de M. Ignatieff à la résolution adoptée par l'aile québécoise du PLC visant à reconnaître le Québec comme une nation au sein du Canada et à créer un groupe de travail chargé de conseiller le prochain leader sur la meilleure façon d'«officialiser» ce statut.
M. Apps dit avoir été frappé par le caractère «superficiel» des arguments de Justin Trudeau et de «l'obstination» avec laquelle il tenait à ces arguments. «Après mûre réflexion, j'en suis venu à la conclusion que Pierre Trudeau, s'il vivait, appuierait le point de vue de M. Ignatieff et réfuterait celui de son propre fils», écrit M. Apps dans ce courriel, dont la Presse canadienne a obtenu copie.
Le message est accompagné d'un essai de 29 pages dans lequel M. Apps allègue que la vision trudeauiste d'un Canada uni, bilingue et pluraliste est déformée et trahie par les opposants à la résolution sur la nation québécoise.
M. Apps est l'un de ceux qui ont persuadé M. Ignatieff de quitter l'université Harvard, l'an dernier, et de rentrer au Canada après une absence de 30 ans pour être candidat à l'investiture du PLC. Même s'il agit à titre de conseiller pour la campagne au leadership de M. Ignatieff, M. Apps a tenu à dire que l'essai représente sa propre opinion, qui ne devrait pas être attribuée à M. Ignatieff ou à son équipe.
Néanmoins, ses propos risquent de raviver le débat déjà intense autour de la résolution, qui doit être débattue et faire l'objet d'un vote la semaine prochaine au congrès à la direction du parti à Montréal.
Alf Apps va jusqu'à dire que l'ex-premier ministre répudierait le point de vue de son propre fils, Justin, qui déplorait récemment que M. Ignatieff ait relancé le débat sur le statut national du Québec, y voyant une perte de temps. Justin Trudeau avait par ailleurs estimé que M. Ignatieff, bien qu'intelligent, manquait de la «sagesse nécessaire» pour succéder à Paul Martin à la tête du PLC.
Dans un courriel diffusé mardi en fin de journée à des «amis» libéraux, M. Apps, un avocat de Toronto, a dit avoir récemment rencontré Justin Trudeau par hasard et avoir passé 15 ou 20 minutes à discuter avec lui de l'appui de M. Ignatieff à la résolution adoptée par l'aile québécoise du PLC visant à reconnaître le Québec comme une nation au sein du Canada et à créer un groupe de travail chargé de conseiller le prochain leader sur la meilleure façon d'«officialiser» ce statut.
M. Apps dit avoir été frappé par le caractère «superficiel» des arguments de Justin Trudeau et de «l'obstination» avec laquelle il tenait à ces arguments. «Après mûre réflexion, j'en suis venu à la conclusion que Pierre Trudeau, s'il vivait, appuierait le point de vue de M. Ignatieff et réfuterait celui de son propre fils», écrit M. Apps dans ce courriel, dont la Presse canadienne a obtenu copie.
Le message est accompagné d'un essai de 29 pages dans lequel M. Apps allègue que la vision trudeauiste d'un Canada uni, bilingue et pluraliste est déformée et trahie par les opposants à la résolution sur la nation québécoise.
M. Apps est l'un de ceux qui ont persuadé M. Ignatieff de quitter l'université Harvard, l'an dernier, et de rentrer au Canada après une absence de 30 ans pour être candidat à l'investiture du PLC. Même s'il agit à titre de conseiller pour la campagne au leadership de M. Ignatieff, M. Apps a tenu à dire que l'essai représente sa propre opinion, qui ne devrait pas être attribuée à M. Ignatieff ou à son équipe.
Néanmoins, ses propos risquent de raviver le débat déjà intense autour de la résolution, qui doit être débattue et faire l'objet d'un vote la semaine prochaine au congrès à la direction du parti à Montréal.
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