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Kyoto: l'opposition demande au gouvernement Harper de faire marche arrière

10 novembre 2006  Canada
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le chef par intérim du Parti libéral du Canada, Bill Graham, ont partagé une tribune commune pour implorer Stephen Harper de respecter les engagements du Canada à l’égard de Kyoto.
Photo : Agence Reuters
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le chef par intérim du Parti libéral du Canada, Bill Graham, ont partagé une tribune commune pour implorer Stephen Harper de respecter les engagements du Canada à l’égard de Kyoto.
Ottawa — Les partis d'opposition à Ottawa ont tenté de convaincre le gouvernement conservateur de changer de position en ce qui a trait au respect du protocole de Kyoto.

Les chefs du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et du Parti libéral du Canada, Bill Graham, ont invité le premier ministre Stephen Harper à mettre la partisanerie politique de côté et à modifier son point de vue.

Assis à la même table le temps d'une conférence de presse conjointe, MM. Duceppe et Graham ont tendu une perche à leur vis-à-vis conservateur afin que le Canada adopte une politique pro-Kyoto lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. La demande trouve aussi un écho chez les néo-démocrates, qui ont préféré faire bande à part plutôt que de partager le même lutrin que les libéraux.

Selon les partis d'opposition, le gouvernement minoritaire conservateur doit cesser de renier le protocole de Kyoto et «montrer l'exemple en s'engageant formellement à honorer l'objectif» de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

M. Duceppe admet que c'est demander au premier ministre Harper et à son gouvernement de «remonter une côte très abrupte», mais il estime qu'il est de son devoir de le faire.

«M. Harper a changé d'avis sur d'autres questions, qu'il le fasse [sur celle-ci], a indiqué le chef du Bloc. C'est sa responsabilité, il en va plus que de l'intérêt partisan de chacun des partis, il en va plus que des clientèles de chacun des partis, il en va plus que de l'intérêt des pétrolières.»

Le chef libéral a rappelé que la position du gouvernement minoritaire ne reflète pas celle de la majorité aux Communes, ni celle de la majorité de la population.

«Les Canadiens veulent que notre gouvernement agisse en leader, en leader mondial sur cette question», a argué M. Graham.

L'appel des partis d'opposition n'a pas fait fléchir la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, qui continue de maintenir que le plan des conservateurs est adéquat. «Le plan du Bloc n'existe pas et celui des libéraux ne fonctionne pas», a répliqué Mme Ambrose.






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