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Chacun pour soi

Manon Cornellier   18 octobre 2006  Canada
«Ce qui va être sain pour les commu-nautés francophones, c'est d'arrêter de regarder en arrière et d'aller en avant.» Voilà ce qu'a répondu vendredi dernier la ministre fédérale responsable des langues officielles, Josée Verner, à des journalistes qui lui demandaient si elle allait rétablir le financement du Programme de contestation judiciaire (PCJ). Une réponse maladroite, mais qui en dit long sur la mentalité du gouvernement et l'écart qui le sépare des Québécois.
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  • Jean-Guy Beaulieu - Abonné
    18 octobre 2006 09 h 45
    La philosophie conservatrice
    Bonjour,

    Vous avez écrit :
    *Mais Josée Verner est cohérente avec la philosophie conservatrice qui veut que chaque individu soit, au bout du compte, le seul responsable de son sort.*
    Ne s'agit-il pas en fait d'une philosophie capitaliste beaucoup plus que conservatrice, (entendu qu'on peut être conservateur sans être capitaliste)? Nous avons, ici, les dignes représentants de cette philosophie individualiste du capitalisme anglo-saxon qu'Emmanuel Todd a très bien décrite comme étant unique au monde dans son livre LA TROISIÈME PLANÈTE.

    Pour ce qui est de l'influence du milieu sur les choix d'un individu ou d'une collectivité, Jane Jacobs, cette sommité torontoise des questions économiques décédée en avril dernier, nous donnent un exemple factuel dans un de ses livres que je cite globalement de mémoire : *Qu'arrive-t-il aux individus d'une classe sociale habitués à utiliser le quart de leurs revenus pour payer leur logement quand, quelques années plus tard, c'est la moitié de leurs revenus qu'ils doivent y consacrer à cause uniquement de l'évolution des conditions économiques ?*

    Madame Verner, dans le cas présent, et Madame Jean, la Gouverneur générale, dans un autre ordre d'idée, auraient tout intérêt à s'alimenter à d'autres sources pour rééquilibrer leurs philosophies.

    Bonnes lectures et bonne réflexion !

    Jean-Guy Beaulieu
    Drummondville
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