Souveraineté - Duceppe met le programme péquiste entre parenthèses
17 octobre 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Comme le chef péquiste André Boisclair l’avait fait avant lui, le chef bloquiste Gilles Duceppe a enterré le programme péquiste qui traçait la marche à suivre jusqu’au prochain référendum.
Québec — Après André Boisclair, c'est au tour de Gilles Duceppe de tourner le dos au programme du Parti québécois, en ne jugeant pas pertinent de respecter les engagements du parti relatifs à la souveraineté d'ici à la prochaine élection.
S'il n'en tient qu'au chef du Bloc québécois, la population du Québec devra donc attendre le déclenchement en bonne et due forme d'une éventuelle campagne référendaire avant d'en savoir davantage sur la démarche privilégiée par un gouvernement du Parti québécois.
C'est lors du référendum sur la souveraineté «que ça va se jouer» et non avant ou pendant la prochaine campagne électorale au Québec, a-t-il fait valoir, hier, en conférence de presse.
«On va le faire au référendum, c'est là que ça se fait», a-t-il répété, devant l'insistance des journalistes qui cherchaient à savoir s'il partageait les vues du chef du Parti québécois, André Boisclair, qui a pris ses distances récemment par rapport à la démarche d'accès à la souveraineté inscrite en toutes lettres dans le programme du parti.
«On en débattra plus à fond le moment venu», a-t-il ajouté, estimant que le chef du PQ n'avait pas à dévoiler sa stratégie dès maintenant.
Pourtant, en juin 2005, le Parti québécois a pris une série d'engagements précis — dont la mise à jour des études sur la souveraineté, l'élaboration du cadre financier d'un Québec souverain, de même que la rédaction d'un document de transition et d'un projet de constitution — à réaliser avant la tenue des prochaines élections générales.
Le 5 octobre, à Rivière-du-Loup, M. Boisclair a réduit ces engagements à des questions de «détails». Entre le 15 novembre 2005, jour de son élection à la tête du parti, et le 5 octobre, il disait appuyer le programme sans réserves.
Hier, c'était au tour de M. Duceppe de faire de même.
«Je n'ai jamais été un partisan de mettre toute la stratégie sur la table», a dit M. Duceppe, qui était de passage à Québec afin d'annoncer la tenue d'un forum sur l'avenir de la capitale québécoise le week-end prochain.
«Si vous mettez le plan de match le samedi sur la table, vous risquez d'en manger une bonne le dimanche», a-t-il ajouté, disant juger ce procédé «assez transparent».
«Il faut faire la distinction entre la réflexion politique et puis la perspective», selon M. Duceppe, dont la formation politique, qui a perdu des plumes lors du dernier scrutin fédéral, tient également son prochain conseil général à Québec, ce week-end.
Depuis le scrutin de janvier dernier, à la suite duquel le Bloc a perdu cinq circonscriptions dans la grande région de Québec au profit des conservateurs et une en faveur du député indépendant André Arthur, dans Portneuf, M. Duceppe tente de reconquérir le coeur des électeurs de la Vieille capitale.
Au cours des derniers mois, il a multiplié les visites à Québec, une ville pour laquelle il nourrit des «projets ambitieux» et qui a tous les atouts pour devenir un «carrefour international».
Par exemple, il s'est prononcé en faveur d'un train à grande vitesse qui relierait la ville aux grandes agglomérations canadiennes et américaines.
Plusieurs conférenciers participeront au forum du Bloc, ce week-end, dont l'ex-ministre péquiste Louise Beaudoin. Mais ce sera surtout l'occasion pour les bloquistes de peaufiner le plan d'action du parti en vue du prochain scrutin.
S'il n'en tient qu'au chef du Bloc québécois, la population du Québec devra donc attendre le déclenchement en bonne et due forme d'une éventuelle campagne référendaire avant d'en savoir davantage sur la démarche privilégiée par un gouvernement du Parti québécois.
C'est lors du référendum sur la souveraineté «que ça va se jouer» et non avant ou pendant la prochaine campagne électorale au Québec, a-t-il fait valoir, hier, en conférence de presse.
«On va le faire au référendum, c'est là que ça se fait», a-t-il répété, devant l'insistance des journalistes qui cherchaient à savoir s'il partageait les vues du chef du Parti québécois, André Boisclair, qui a pris ses distances récemment par rapport à la démarche d'accès à la souveraineté inscrite en toutes lettres dans le programme du parti.
«On en débattra plus à fond le moment venu», a-t-il ajouté, estimant que le chef du PQ n'avait pas à dévoiler sa stratégie dès maintenant.
Pourtant, en juin 2005, le Parti québécois a pris une série d'engagements précis — dont la mise à jour des études sur la souveraineté, l'élaboration du cadre financier d'un Québec souverain, de même que la rédaction d'un document de transition et d'un projet de constitution — à réaliser avant la tenue des prochaines élections générales.
Le 5 octobre, à Rivière-du-Loup, M. Boisclair a réduit ces engagements à des questions de «détails». Entre le 15 novembre 2005, jour de son élection à la tête du parti, et le 5 octobre, il disait appuyer le programme sans réserves.
Hier, c'était au tour de M. Duceppe de faire de même.
«Je n'ai jamais été un partisan de mettre toute la stratégie sur la table», a dit M. Duceppe, qui était de passage à Québec afin d'annoncer la tenue d'un forum sur l'avenir de la capitale québécoise le week-end prochain.
«Si vous mettez le plan de match le samedi sur la table, vous risquez d'en manger une bonne le dimanche», a-t-il ajouté, disant juger ce procédé «assez transparent».
«Il faut faire la distinction entre la réflexion politique et puis la perspective», selon M. Duceppe, dont la formation politique, qui a perdu des plumes lors du dernier scrutin fédéral, tient également son prochain conseil général à Québec, ce week-end.
Depuis le scrutin de janvier dernier, à la suite duquel le Bloc a perdu cinq circonscriptions dans la grande région de Québec au profit des conservateurs et une en faveur du député indépendant André Arthur, dans Portneuf, M. Duceppe tente de reconquérir le coeur des électeurs de la Vieille capitale.
Au cours des derniers mois, il a multiplié les visites à Québec, une ville pour laquelle il nourrit des «projets ambitieux» et qui a tous les atouts pour devenir un «carrefour international».
Par exemple, il s'est prononcé en faveur d'un train à grande vitesse qui relierait la ville aux grandes agglomérations canadiennes et américaines.
Plusieurs conférenciers participeront au forum du Bloc, ce week-end, dont l'ex-ministre péquiste Louise Beaudoin. Mais ce sera surtout l'occasion pour les bloquistes de peaufiner le plan d'action du parti en vue du prochain scrutin.
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