Les conservateurs ne parlent plus de Plan vert
5 octobre 2006
Canada
Ottawa — Après des mois de promesses concernant un plan environnemental «made-in-Canada», il semble que le gouvernement conservateur n'ait pas de plan du tout.
Un haut fonctionnaire au bureau de la ministre fédérale de l'Environnement Rona Ambrose, Mark Cooper, a confirmé que le mot «plan» ne serait plus utilisé, et qu'il fallait plutôt parler d'«approche». Lui-même s'est cependant surpris à employer le vieux vocable à quelques reprises.
«Les détails du plan — désolé, je ne devrais pas dire plan, de l'approche — seront fournis d'ici peu», a-t-il déclaré hier.
Depuis leur élection, l'hiver dernier, les conservateurs repoussaient la plupart des questions portant sur des dossiers environnementaux en évoquant le plan à venir.
Des défenseurs de l'environnement se disent peu surpris du changement de terminologie.
«Nous savions depuis des mois qu'il n'y avait aucun plan, a affirmé Louise Comeau, du Sage Climate Project. Ce qu'ils prévoient, c'est une série d'annonces.»
Le programme électoral conservateur était pourtant explicite. Il promettait un plan environnemental spécifique au Canada, qui permettrait d'assurer aux générations futures l'accès à de l'eau, des terres et de l'énergie propres au pays.
Selon Matthew Bramley, du Pembina Institute, un groupe d'experts dont les bureaux sont situés en Alberta, ce changement de stratégie incite à se demander si les conservateurs pensent ne plus être en mesure de livrer un ensemble cohérent de mesures.
Certains espéraient que Mme Ambrose dévoile une partie des intentions du gouvernement à son passage devant le comité des Communes sur l'environnement, aujourd'hui, mais M. Cooper a déclaré que ce ne serait pas le cas.
Son témoignage devant ce comité est destiné à lui permettre de répondre au rapport rendu public par la commissaire à l'environnement, Johanne Gélinas, la semaine dernière, a-t-il dit. Ce rapport soulignait la nécessité d'un plan coordonné, doté d'objectifs à court et à long termes, pour faire face aux changements climatiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Protocole de Kyoto
Par ailleurs, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper s'est retrouvé encore un peu plus isolé aux Communes sur la question des changements climatiques hier, devant une opposition unanime qui a fait adopter en deuxième lecture un projet de loi pour assurer le respect des objectifs du protocole de Kyoto.
Le projet de loi du libéral Pablo Rodriguez a été adopté par un vote de 152 voix contre 115. Tous les députés conservateurs ainsi que le député indépendant André Arthur se sont opposés à la mesure. Le vote de la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, a été accueilli par des applaudissements de la part de ses collègues conservateurs.
Le projet de loi sera maintenant étudié en comité, où les partis d'opposition, qui y sont majoritaires, ont bien l'intention qu'il ne croupisse pas trop longtemps.
Il est plutôt rare que les projets de loi présentés par les députés deviennent loi, mais celui de M. Rodriguez semble se trouver sous une bonne étoile.
Un haut fonctionnaire au bureau de la ministre fédérale de l'Environnement Rona Ambrose, Mark Cooper, a confirmé que le mot «plan» ne serait plus utilisé, et qu'il fallait plutôt parler d'«approche». Lui-même s'est cependant surpris à employer le vieux vocable à quelques reprises.
«Les détails du plan — désolé, je ne devrais pas dire plan, de l'approche — seront fournis d'ici peu», a-t-il déclaré hier.
Depuis leur élection, l'hiver dernier, les conservateurs repoussaient la plupart des questions portant sur des dossiers environnementaux en évoquant le plan à venir.
Des défenseurs de l'environnement se disent peu surpris du changement de terminologie.
«Nous savions depuis des mois qu'il n'y avait aucun plan, a affirmé Louise Comeau, du Sage Climate Project. Ce qu'ils prévoient, c'est une série d'annonces.»
Le programme électoral conservateur était pourtant explicite. Il promettait un plan environnemental spécifique au Canada, qui permettrait d'assurer aux générations futures l'accès à de l'eau, des terres et de l'énergie propres au pays.
Selon Matthew Bramley, du Pembina Institute, un groupe d'experts dont les bureaux sont situés en Alberta, ce changement de stratégie incite à se demander si les conservateurs pensent ne plus être en mesure de livrer un ensemble cohérent de mesures.
Certains espéraient que Mme Ambrose dévoile une partie des intentions du gouvernement à son passage devant le comité des Communes sur l'environnement, aujourd'hui, mais M. Cooper a déclaré que ce ne serait pas le cas.
Son témoignage devant ce comité est destiné à lui permettre de répondre au rapport rendu public par la commissaire à l'environnement, Johanne Gélinas, la semaine dernière, a-t-il dit. Ce rapport soulignait la nécessité d'un plan coordonné, doté d'objectifs à court et à long termes, pour faire face aux changements climatiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Protocole de Kyoto
Par ailleurs, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper s'est retrouvé encore un peu plus isolé aux Communes sur la question des changements climatiques hier, devant une opposition unanime qui a fait adopter en deuxième lecture un projet de loi pour assurer le respect des objectifs du protocole de Kyoto.
Le projet de loi du libéral Pablo Rodriguez a été adopté par un vote de 152 voix contre 115. Tous les députés conservateurs ainsi que le député indépendant André Arthur se sont opposés à la mesure. Le vote de la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, a été accueilli par des applaudissements de la part de ses collègues conservateurs.
Le projet de loi sera maintenant étudié en comité, où les partis d'opposition, qui y sont majoritaires, ont bien l'intention qu'il ne croupisse pas trop longtemps.
Il est plutôt rare que les projets de loi présentés par les députés deviennent loi, mais celui de M. Rodriguez semble se trouver sous une bonne étoile.
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