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Affaire Arar - Day réitère sa confiance au patron de la GRC

28 septembre 2006  Canada
Giuliano Zaccardelli
Photo : Agence Reuters
Giuliano Zaccardelli
Ottawa — Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a déclaré hier qu'il faisait toujours confiance au commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Giuliano Zaccardelli, malgré les vives critiques qu'ont essuyées ses troupes dans l'affaire Maher Arar.

«Nous faisons confiance non seulement au commissaire mais à tous les hommes et femmes en fonction dans la GRC partout au pays», a déclaré M. Day sur les ondes de CTV hier.

M. Day a ajouté que le gouvernement suivrait les recommandations du rapport O'Connor, c'est-à-dire négocier une compensation avec les avocats de M. Arar, qui poursuit le gouvernement pour plusieurs millions de dollars.

Julian Falconer, l'avocat de M. Arar, a dit que les deux parties discutaient.

«Jusqu'à maintenant, il n'y a pas eu d'offre de compensation faite à M. Arar, mais il y un dialogue constant.»

Des sessions de médiation sont tout de même prévues pour la mi-janvier, a-t-il précisé.

M. Day exprime son appui au commissaire de la GRC alors que le Globe and Mail relate que M. Zaccardelli a minimisé les critiques à l'endroit des enquêteurs contenues dans le rapport O'Connor. Dans un mémorandum envoyé aux agents de la GRC, il s'est déclaré «fier» de la façon dont ils s'étaient comportés tout au long de l'enquête.

Selon le Globe and Mail, M. Zaccardelli n'a pas commenté publiquement le rapport O'Connor, mais il aurait fait savoir aux agents que la GRC planchait sur certaines recommandations du rapport.

Le commissaire doit comparaître devant un comité parlementaire aujourd'hui avant de prendre part à une conférence de presse où il livrera ses premiers commentaires publics au sujet de cette affaire.

Le Globe and Mail relate également que le mémorandum de M. Zaccardelli ne mentionne pas un point important du rapport O'Connor, soit que les agents de la GRC auraient envoyé des rapports injustes ou erronés à propos de M. Arar aux autorités américaines, pas plus qu'il ne contenait d'excuses.

M. Arar, un citoyen canadien né en Syrie, a été détenu à New York, en septembre 2002, et expulsé par les États-Unis vers la Syrie, où il a été emprisonné et torturé afin de lui soutirer une fausse déclaration le liant à Oussama ben Laden et al-Qaïda.






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