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Des réfugiés veulent voir leur statut régularisé

27 septembre 2006  Canada
Depuis une série de rejets de demandes de résidence permanente soumises par des ressortissants de pays parmi les plus à risque de la planète, l'été dernier, des milliers de personnes vivant actuellement au Canada craignent d'être déportées, affirme une coalition de défense des réfugiés.

Même si rien n'indique que c'est ce qui se prépare, les gens ont peur que le moratoire soit aboli, explique Rick Goldman, porte-parole de la coalition Des vies en suspens.

À l'heure actuelle, le gouvernement du Canada impose un moratoire sur les renvois vers huit pays — Afghanistan, Burundi, Haïti, Irak, Libéria, République démocratique du Congo, Rwanda, Zimbabwe — en raison de la situation de risque généralisé qui y règne.

Mais un nombre inhabituellement élevé de réponses négatives à des demandes déposées en vertu de considérations humanitaires — la coalition en a relevées 22 seulement pour Montréal — démontre que cette option ne constitue pas nécessairement une solution efficace, affirme M. Goldman.

Selon un rapport de la coalition rendu public mardi, 4000 personnes se trouvent dans un vide juridique depuis des années — jusqu'à 13 ans, dans certains cas. La coalition demande que le gouvernement fédéral accorde la résidence permanente à ces personnes lorsqu'elles se trouvent ici depuis trois ans ou plus.

«Nous ne demandons pas de traitement spécial mais, une fois que vous avez vécu ici pendant trois ans et que vous provenez d'un pays vers lequel le Canada reconnaît qu'il est trop dangereux de vous renvoyer, vous devriez pouvoir aller de l'avant avec votre vie et obtenir la résidence permanente», estime M. Goldman.

Pour régulariser son statut, le demandeur ne doit pas avoir de dossier criminel et ne pas constituer une menace pour la sécurité.

Un porte-parole du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration a affirmé que la plupart des gens qui vivent au Canada et sollicitent le statut de résident permanent finissent le plus souvent par l'obtenir. «Nous ne voyons pas cela comme un énorme problème», a affirmé Marina Wilson à Ottawa.

En mai dernier, le ministre Monte Solberg avait reconnu la situation difficile à laquelle faisaient face ces personnes sans statut. Mais il avait dit aux Communes que 85 % des demandes faites en vertu de considérations humanitaires étaient approuvées.






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