Libre-Opinion: Le NPD n'est pas une illusion
Céline Brault - Candidate du NPD dans Pontiac (2006) et représentante du Québec à l'exécutif fédéral du NPD
19 septembre 2006
Canada
Comme candidate du NPD dans la circonscription outaouaise de Pontiac, je désire m'inscrire en faux contre les arguments invoqués dans la lettre de l'ex-militant Carl Hétu, publiée dans Le Devoir du 7 septembre dernier («Le NPD de Jack Layton: la grande illusion»). Ce dernier a choisi de claquer la porte du parti. C'est son droit et je le respecte. Je déplore cependant que les raisons qu'il a invoquées pour justifier cette décision ne tiennent pas la route. Le congrès fédéral du NPD et ses 1500 délégués issus de partout au pays ont confirmé il y a quelques jours que nous allons dans la bonne direction.
M. Hétu se dit déçu du chef du NPD, Jack Layton, à qui il reproche de ne pas être rassembleur. Le congrès fédéral vient de lui répondre en appuyant M. Layton à 92 % lors d'un vote de confiance.
Il répète également le refrain usé que le NPD est centralisateur et qu'il n'est pas à l'écoute du Québec. Le congrès fédéral lui a répondu en appuyant à plus de 95 % la déclaration de Sherbrooke, dans laquelle on retrouve non seulement la reconnaissance du Québec comme nation, mais aussi une reconnaissance du droit des Québécoises et Québécois à l'autodétermination et une définition claire du fédéralisme asymétrique.
M. Hétu n'a pas apprécié la stratégie électorale du parti au Québec, qui aurait, selon lui, causé «un profond malaise chez les associations de comté du NPD». Et pourtant, le NPD est en voie de devenir une force politique incontournable au Québec, ayant amassé plus de
300 000 voix au Québec en 2006, soit cinq fois plus qu'au moment de la venue de Jack Layton à la tête du parti. Le train néo-démocrate prend de la vitesse, et c'est malheureusement à ce moment que M. Hétu choisit de débarquer.
Regrettable et erroné
La lettre publiée jeudi est regrettable, erronée et même offensante à certains égards.
Regrettable, parce que M. Hétu s'est retiré de la scène politique pour des raisons professionnelles en 2004, ne revenant que pour coordonner la dernière campagne électorale du NPD de Gatineau. Il est ainsi dommage qu'il s'exprime par la voie des médias plutôt que de discuter de ces questions avec les membres de l'organisation néo-démocrate québécoise.
Erronée, parce qu'elle se base sur de faux arguments. L'ex-députée néo-démocrate Bev Desjarlais n'a pas été expulsée du parti. Elle s'est présentée à l'investiture dans sa circonscription, pour y être défaite par les militantes et militants de l'endroit.
De plus, contrairement à ce qu'il laisse croire, la très grande majorité des campagnes locales du NPD à Québec ont été menées de manière autonome, n'ayant requis qu'un appui de base des permanents québécois.
Insultante, enfin, pour les militantes et militants de la section québécoise du NPD qui travaillent d'arrache-pied pour développer ce parti au Québec. Nous rassemblons des perspectives variées, et c'est cette diversité qui nous permet de construire une solution de rechange progressiste sur la scène fédérale, dont les Québécoises et Québécois ont cruellement besoin.
Je me suis engagée dans le NPD pour travailler en ce sens et je n'ai jamais regretté mon choix. De fait, mon engagement sera désormais plus profond puisque, dorénavant, j'agis à titre de représentante québécoise à l'exécutif fédéral du parti.
Je suis partie du congrès de Québec heureuse d'avoir entendu les 1500 délégués néo-démocrates issus de partout au Canada confirmer que mon attachement au parti se fonde sur des bases solides et affirmer d'une seule voix que le NPD est au Québec pour y rester.
M. Hétu se dit déçu du chef du NPD, Jack Layton, à qui il reproche de ne pas être rassembleur. Le congrès fédéral vient de lui répondre en appuyant M. Layton à 92 % lors d'un vote de confiance.
Il répète également le refrain usé que le NPD est centralisateur et qu'il n'est pas à l'écoute du Québec. Le congrès fédéral lui a répondu en appuyant à plus de 95 % la déclaration de Sherbrooke, dans laquelle on retrouve non seulement la reconnaissance du Québec comme nation, mais aussi une reconnaissance du droit des Québécoises et Québécois à l'autodétermination et une définition claire du fédéralisme asymétrique.
M. Hétu n'a pas apprécié la stratégie électorale du parti au Québec, qui aurait, selon lui, causé «un profond malaise chez les associations de comté du NPD». Et pourtant, le NPD est en voie de devenir une force politique incontournable au Québec, ayant amassé plus de
300 000 voix au Québec en 2006, soit cinq fois plus qu'au moment de la venue de Jack Layton à la tête du parti. Le train néo-démocrate prend de la vitesse, et c'est malheureusement à ce moment que M. Hétu choisit de débarquer.
Regrettable et erroné
La lettre publiée jeudi est regrettable, erronée et même offensante à certains égards.
Regrettable, parce que M. Hétu s'est retiré de la scène politique pour des raisons professionnelles en 2004, ne revenant que pour coordonner la dernière campagne électorale du NPD de Gatineau. Il est ainsi dommage qu'il s'exprime par la voie des médias plutôt que de discuter de ces questions avec les membres de l'organisation néo-démocrate québécoise.
Erronée, parce qu'elle se base sur de faux arguments. L'ex-députée néo-démocrate Bev Desjarlais n'a pas été expulsée du parti. Elle s'est présentée à l'investiture dans sa circonscription, pour y être défaite par les militantes et militants de l'endroit.
De plus, contrairement à ce qu'il laisse croire, la très grande majorité des campagnes locales du NPD à Québec ont été menées de manière autonome, n'ayant requis qu'un appui de base des permanents québécois.
Insultante, enfin, pour les militantes et militants de la section québécoise du NPD qui travaillent d'arrache-pied pour développer ce parti au Québec. Nous rassemblons des perspectives variées, et c'est cette diversité qui nous permet de construire une solution de rechange progressiste sur la scène fédérale, dont les Québécoises et Québécois ont cruellement besoin.
Je me suis engagée dans le NPD pour travailler en ce sens et je n'ai jamais regretté mon choix. De fait, mon engagement sera désormais plus profond puisque, dorénavant, j'agis à titre de représentante québécoise à l'exécutif fédéral du parti.
Je suis partie du congrès de Québec heureuse d'avoir entendu les 1500 délégués néo-démocrates issus de partout au Canada confirmer que mon attachement au parti se fonde sur des bases solides et affirmer d'une seule voix que le NPD est au Québec pour y rester.
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