Afghanistan - Quatre autres soldats canadiens tués par un kamikaze
Photo : Agence Reuters
Un kamikaze circulant à motocyclette a fait 11 morts et 18 blessés à Harat, dans l’ouest de l’Afghanistan. Un peu plus tôt, une autre attaque, celle-là menée par un kamikaze à vélo, avait fait quatre morts parmi les soldats canadiens.
Coup dur pour l'armée canadienne en Afghanistan hier, où quatre soldats ont été tués et plusieurs autres ont été blessés dans un attentat suicide à vélo perpétré dans le sud du pays, une attaque meurtrière revendiqué par les talibans. Mais ces nouveaux décès n'ont pas ébranlé le gouvernement conservateur de Stephen Harper, qui a réitéré sa volonté ferme de poursuivre sa mission.
«Les soldats marchaient, ils dialoguaient avec les gens, ils font cela pour rassurer les gens, pour appuyer la police et l'armée nationale afghanes», a dit le plus haut gradé canadien en Afghanistan, le général de brigade David Fraser. L'attentat a aussi blessé 27 civils, selon l'OTAN. Plus tôt, des rapports émanant d'autres représentants de l'OTAN avaient indiqué que les soldats canadiens distribuaient des cadeaux à des enfants au moment de l'attaque. Ces décès portent à 36 le nombre de soldats morts au combat depuis le début du déploiement canadien, en 2002.
Un responsable afghan a soutenu que le kamikaze avait pris pour cible des soldats canadiens qui donnaient des sucreries et d'autres cadeaux aux enfants. Le général de brigade Fraser s'est borné à dire que les Canadiens effectuaient une patrouille quand l'attaque est survenue. Il a dit que deux enfants figurent parmi les blessés. Les soldats distribuent souvent des cadeaux, comme geste de bonne volonté, lorsqu'ils sont en patrouille.
L'attaque s'est produite dans le village de Kafir Band, dans la province de Kandahar, dans le secteur de Panjwaii, théâtre d'une opération antitalibans menée par l'OTAN au cours des deux dernières semaines. La déflagration a déchiqueté des corps et du matériel militaire, et des mares de sang se sont formées près du cadavre mutilé du kamikaze.
«Entre 50 et 60 soldats patrouillaient dans la rue principale quand un homme à bicyclette s'est arrêté et s'est fait sauter près des militaires», a déclaré Fazel Mohammed, un cultivateur de 50 ans qui vit tout près du lieu de l'explosion. Selon un autre témoin, quatre hélicoptères ont atterri près du lieu de l'attentat pour prendre à leur bord les morts et les blessés.
Le général de brigade David Fraser a refusé de dévoiler le nombre des blessés, mais il a précisé que leur vie n'était pas en danger. L'identité d'un seul des soldats canadiens tués au cours de l'attaque suicide a été révélée hier. Il s'agit de David Byers, du 2e bataillon Princess Patricia's Canadian Light Infantry, basé à Shilo (Manitoba). Les familles des trois autres soldats décédés ont demandé que les noms de leurs proches ne soient pas publiés pour l'instant.
MacKay reste ferme
Malgré un bilan qui s'alourdit, des sondages défavorables et de nombreuses attaques de la part des partis d'opposition, les soldats canadiens resteront en Afghanistan tant que les frontières de ce pays n'auront pas été sécurisées, que son infrastructure n'aura pas été reconstruite et que ses institutions démocratiques n'auront pas été remises sur pied, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.
«Nous ne nous retirerons de l'Afghanistan que lorsque ces objectifs auront été atteints, a-t-il déclaré à Halifax, où il a accueilli son homologue australien, Alexander Downer. Je crois, en dépit des pertes de vies humaines et des coûts élevés, que ce sont des principes et des valeurs qui valent la peine d'être défendus.»
M. MacKay a expliqué que les rebelles talibans sont solidement retranchés dans le sud du pays, ce qui expliquerait pourquoi ils ont maintenant recours aux attentats suicides. «Ils se défendent avec acharnement [parce que] les militaires progressent dans une région qu'ils croyaient être leur château fort», a ajouté le ministre MacKay.
Par ailleurs, afin de rehausser son image tant auprès des Canadiens que des Afghans, le gouvernement canadien a demandé des soumissions pour un contrat de cinq millions de dollars en aide au développement dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris hier.
Le contrat de l'Agence canadienne de développement international vise à mettre sur pied divers programmes de travaux communautaires et d'aide aux agriculteurs sous forme de semences, d'outils et de conseils. Des milliers d'Afghans seront rémunérés dans le cadre de ce contrat pour travailler à la reconstruction d'infrastructures. L'appel d'offres indique clairement que les relations publiques constituent une dimension importante du travail.
***
D'après la Presse canadienne
«Les soldats marchaient, ils dialoguaient avec les gens, ils font cela pour rassurer les gens, pour appuyer la police et l'armée nationale afghanes», a dit le plus haut gradé canadien en Afghanistan, le général de brigade David Fraser. L'attentat a aussi blessé 27 civils, selon l'OTAN. Plus tôt, des rapports émanant d'autres représentants de l'OTAN avaient indiqué que les soldats canadiens distribuaient des cadeaux à des enfants au moment de l'attaque. Ces décès portent à 36 le nombre de soldats morts au combat depuis le début du déploiement canadien, en 2002.
Un responsable afghan a soutenu que le kamikaze avait pris pour cible des soldats canadiens qui donnaient des sucreries et d'autres cadeaux aux enfants. Le général de brigade Fraser s'est borné à dire que les Canadiens effectuaient une patrouille quand l'attaque est survenue. Il a dit que deux enfants figurent parmi les blessés. Les soldats distribuent souvent des cadeaux, comme geste de bonne volonté, lorsqu'ils sont en patrouille.
L'attaque s'est produite dans le village de Kafir Band, dans la province de Kandahar, dans le secteur de Panjwaii, théâtre d'une opération antitalibans menée par l'OTAN au cours des deux dernières semaines. La déflagration a déchiqueté des corps et du matériel militaire, et des mares de sang se sont formées près du cadavre mutilé du kamikaze.
«Entre 50 et 60 soldats patrouillaient dans la rue principale quand un homme à bicyclette s'est arrêté et s'est fait sauter près des militaires», a déclaré Fazel Mohammed, un cultivateur de 50 ans qui vit tout près du lieu de l'explosion. Selon un autre témoin, quatre hélicoptères ont atterri près du lieu de l'attentat pour prendre à leur bord les morts et les blessés.
Le général de brigade David Fraser a refusé de dévoiler le nombre des blessés, mais il a précisé que leur vie n'était pas en danger. L'identité d'un seul des soldats canadiens tués au cours de l'attaque suicide a été révélée hier. Il s'agit de David Byers, du 2e bataillon Princess Patricia's Canadian Light Infantry, basé à Shilo (Manitoba). Les familles des trois autres soldats décédés ont demandé que les noms de leurs proches ne soient pas publiés pour l'instant.
MacKay reste ferme
Malgré un bilan qui s'alourdit, des sondages défavorables et de nombreuses attaques de la part des partis d'opposition, les soldats canadiens resteront en Afghanistan tant que les frontières de ce pays n'auront pas été sécurisées, que son infrastructure n'aura pas été reconstruite et que ses institutions démocratiques n'auront pas été remises sur pied, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.
«Nous ne nous retirerons de l'Afghanistan que lorsque ces objectifs auront été atteints, a-t-il déclaré à Halifax, où il a accueilli son homologue australien, Alexander Downer. Je crois, en dépit des pertes de vies humaines et des coûts élevés, que ce sont des principes et des valeurs qui valent la peine d'être défendus.»
M. MacKay a expliqué que les rebelles talibans sont solidement retranchés dans le sud du pays, ce qui expliquerait pourquoi ils ont maintenant recours aux attentats suicides. «Ils se défendent avec acharnement [parce que] les militaires progressent dans une région qu'ils croyaient être leur château fort», a ajouté le ministre MacKay.
Par ailleurs, afin de rehausser son image tant auprès des Canadiens que des Afghans, le gouvernement canadien a demandé des soumissions pour un contrat de cinq millions de dollars en aide au développement dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris hier.
Le contrat de l'Agence canadienne de développement international vise à mettre sur pied divers programmes de travaux communautaires et d'aide aux agriculteurs sous forme de semences, d'outils et de conseils. Des milliers d'Afghans seront rémunérés dans le cadre de ce contrat pour travailler à la reconstruction d'infrastructures. L'appel d'offres indique clairement que les relations publiques constituent une dimension importante du travail.
***
D'après la Presse canadienne
Haut de la page



