Nunavut - Des logements avant la souveraineté
15 août 2006
Canada
Iqaluit — Alors que le premier ministre Stephen Harper effectuait une tournée au Nunavut en fin de semaine pour défendre la souveraineté canadienne dans le Grand Nord, plusieurs résidants de la région estimaient qu'il serait plus urgent de construire des logements sociaux pour la population.
Selon les responsables locaux, Iqaluit, la capitale, a besoin à elle seule de 200 à 300 logements de plus, et le gouvernement territorial demande 150 autres logements pour héberger les fonctionnaires.
«Des familles entières vivent dans une même pièce. Elles n'ont aucun espace privé, explique Peter Scott, président de la Nunavut Housing Corporation. Dans plusieurs cas, on voit même deux, trois ou quatre familles dans une maison de trois ou quatre pièces.»
D'autres, comme M. Oopooteeataggoyak, âgé de 52 ans, n'ont même pas cette chance. «Ça fait 12 ans que je vis dans la rue», dit-il. L'hiver, comme d'autres dans la même situation, il vit dans une roulotte prêtée par un ami, dans un des climats les plus froids de la planète. «Il faut être fait dur», ajoute M. Oopooteeataggoyak.
Lors de sa visite, M. Harper a promis de nouveaux investissements pour la défense dans le Grand Nord. Pour plusieurs, cependant, les fonds seraient plus utiles pour le logement social. Après tout, disent-ils, leur présence depuis des milliers d'années dans le Grand Nord canadien est le meilleur argument d'Ottawa en matière de souveraineté dans cette région.
Pressé de questions à ce sujet, M. Harper a rappelé que le premier budget conservateur prévoyait des investissements de 200 millions de dollars dans le logement social au Nunavut. Le premier ministre a ajouté qu'avant même de prendre le pouvoir, il avait considéré ce problème comme sa première priorité au Nunavut.
M. Scott estime cependant qu'il faudrait 2 milliards de dollars aujourd'hui même pour résoudre la crise, résultant en bonne partie des coûts exorbitants d'acheminement du bois de construction dans une région où il n'y a pas de forêts.
Le problème est exacerbé par le fait que la population du territoire est la plus jeune en moyenne au Canada. Le taux de natalité y est aussi le double de ce qu'il est ailleurs au pays, selon les chiffres de Statistique Canada.
Selon les responsables locaux, Iqaluit, la capitale, a besoin à elle seule de 200 à 300 logements de plus, et le gouvernement territorial demande 150 autres logements pour héberger les fonctionnaires.
«Des familles entières vivent dans une même pièce. Elles n'ont aucun espace privé, explique Peter Scott, président de la Nunavut Housing Corporation. Dans plusieurs cas, on voit même deux, trois ou quatre familles dans une maison de trois ou quatre pièces.»
D'autres, comme M. Oopooteeataggoyak, âgé de 52 ans, n'ont même pas cette chance. «Ça fait 12 ans que je vis dans la rue», dit-il. L'hiver, comme d'autres dans la même situation, il vit dans une roulotte prêtée par un ami, dans un des climats les plus froids de la planète. «Il faut être fait dur», ajoute M. Oopooteeataggoyak.
Lors de sa visite, M. Harper a promis de nouveaux investissements pour la défense dans le Grand Nord. Pour plusieurs, cependant, les fonds seraient plus utiles pour le logement social. Après tout, disent-ils, leur présence depuis des milliers d'années dans le Grand Nord canadien est le meilleur argument d'Ottawa en matière de souveraineté dans cette région.
Pressé de questions à ce sujet, M. Harper a rappelé que le premier budget conservateur prévoyait des investissements de 200 millions de dollars dans le logement social au Nunavut. Le premier ministre a ajouté qu'avant même de prendre le pouvoir, il avait considéré ce problème comme sa première priorité au Nunavut.
M. Scott estime cependant qu'il faudrait 2 milliards de dollars aujourd'hui même pour résoudre la crise, résultant en bonne partie des coûts exorbitants d'acheminement du bois de construction dans une région où il n'y a pas de forêts.
Le problème est exacerbé par le fait que la population du territoire est la plus jeune en moyenne au Canada. Le taux de natalité y est aussi le double de ce qu'il est ailleurs au pays, selon les chiffres de Statistique Canada.
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