L'Afghanistan est devenu le point de mire de milliers de Canadiens
7 août 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Un soldat canadien de la force internationale monte la garde devant une échoppe après un attentat suicide, hier, dans la région de Kandahar.
Ottawa — L'Afghanistan est devenu le point de mire de milliers de Canadiens qui écrivent ou téléphonent au premier ministre fédéral Stephen Harper, comme le montrent des documents qui viennent d'être rendus publics.
Si on en croit le dossier des appels téléphoniques, des lettres et des courriels reçus par le premier ministre lors des quatre mois qui ont suivi son entrée en fonction, le 6 février, la mission militaire du Canada sur le sol afghan pourrait devenir un bourbier politique pour le gouvernement conservateur.
Ainsi, en mai le cabinet de M. Harper a reçu 1453 lettres et courriels au sujet du déploiement des Forces canadiennes en Afghanistan, les deux tiers demandant au gouvernement d'effectuer un retrait et de rapatrier les troupes au pays. Cent quatorze personnes ont exprimé la même opinion par téléphone.
La mission canadienne dans le secteur de Kandahar était de loin la source de préoccupation des personnes ayant contacté le cabinet, ce mois-là, selon une analyse effectuée à l'interne, obtenue en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
La situation était similaire en avril: 1805 lettres et 422 appels téléphoniques portaient sur des questions relatives à l'Afghanistan.
La plupart des intervenants critiquaient la décision prise par le gouvernement de ne pas mettre les drapeaux en berne sur la colline parlementaire pour rendre hommage aux soldats tombés au combat, certains faisant également part de leur opposition à la mission militaire elle-même. Près de 200 appelants ont affirmé que les représentants des médias ne devraient pas être tenus à l'écart lors du retour au pays des dépouilles de militaires tués en Afghanistan.
Préoccupation grandissante
La question afghane a été le principal centre d'intérêt des Canadiens qui se sont manifestés auprès du cabinet du premier ministre en avril. Selon l'analyse réalisée par le gouvernement fédéral, l'engagement de plus en plus meurtrier des Forces canadiennes en Afghanistan, où au moins 24 soldats ont perdu la vie, dont cinq lors de la dernière semaine, suscite une préoccupation grandissante.
Quelque 2200 militaires canadiens se trouvent actuellement dans les environs de Kandahar, où la résistance des talibans est de plus en plus vive.
En 2005, alors que Paul Martin était premier ministre, la question de l'Afghanistan était rarement mentionnée par les personnes qui s'adressaient à lui: la principale préoccupation était alors le mariage entre conjoints de même sexe.
Si on en croit le dossier des appels téléphoniques, des lettres et des courriels reçus par le premier ministre lors des quatre mois qui ont suivi son entrée en fonction, le 6 février, la mission militaire du Canada sur le sol afghan pourrait devenir un bourbier politique pour le gouvernement conservateur.
Ainsi, en mai le cabinet de M. Harper a reçu 1453 lettres et courriels au sujet du déploiement des Forces canadiennes en Afghanistan, les deux tiers demandant au gouvernement d'effectuer un retrait et de rapatrier les troupes au pays. Cent quatorze personnes ont exprimé la même opinion par téléphone.
La mission canadienne dans le secteur de Kandahar était de loin la source de préoccupation des personnes ayant contacté le cabinet, ce mois-là, selon une analyse effectuée à l'interne, obtenue en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
La situation était similaire en avril: 1805 lettres et 422 appels téléphoniques portaient sur des questions relatives à l'Afghanistan.
La plupart des intervenants critiquaient la décision prise par le gouvernement de ne pas mettre les drapeaux en berne sur la colline parlementaire pour rendre hommage aux soldats tombés au combat, certains faisant également part de leur opposition à la mission militaire elle-même. Près de 200 appelants ont affirmé que les représentants des médias ne devraient pas être tenus à l'écart lors du retour au pays des dépouilles de militaires tués en Afghanistan.
Préoccupation grandissante
La question afghane a été le principal centre d'intérêt des Canadiens qui se sont manifestés auprès du cabinet du premier ministre en avril. Selon l'analyse réalisée par le gouvernement fédéral, l'engagement de plus en plus meurtrier des Forces canadiennes en Afghanistan, où au moins 24 soldats ont perdu la vie, dont cinq lors de la dernière semaine, suscite une préoccupation grandissante.
Quelque 2200 militaires canadiens se trouvent actuellement dans les environs de Kandahar, où la résistance des talibans est de plus en plus vive.
En 2005, alors que Paul Martin était premier ministre, la question de l'Afghanistan était rarement mentionnée par les personnes qui s'adressaient à lui: la principale préoccupation était alors le mariage entre conjoints de même sexe.
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