Déséquilibre fiscal - Charest s'est trompé de stratégie, selon Boisclair
Le premier ministre Jean Charest a piégé les Québécois par l'approche qu'il a privilégiée dans le dossier du déséquilibre fiscal, et il devrait leur dire quelle stratégie il adoptera maintenant, a affirmé hier le chef du parti québécois, André Boisclair, lors d'une conférence de presse à Montréal.
Le chef péquiste estime que M. Charest «a mis tous ses oeufs dans le même panier», celui du Conseil de la fédération. Or, la réunion des premiers ministres des provinces s'est soldée jeudi par un échec à propos de la question du déséquilibre fiscal. «Aujourd'hui, nous sommes devant un mur», a déclaré M. Boisclair. Le chef péquiste a reproché à M. Charest de ne pas avoir cherché à mobiliser les Québécois derrière l'objectif du règlement du déséquilibre fiscal.
M. Boisclair a aussi affirmé que M. Charest n'avait «en aucune façon investi dans des rapports bilatéraux avec le gouvernement fédéral. [...] Le parti libéral du Québec ayant été en campagne électorale sur ce mandat de création du Conseil de la fédération, il a piégé les Québécois et les Québécoises, qui aujourd'hui se retrouvent sans rapport de force devant le gouvernement fédéral». Ce rapport de force ne s'améliorera pas, étant donné que les Québécois ne représentent que 24 % de la population canadienne et que cette proportion passera à 21 % en 2025, a-t-il affirmé.
«Devant cette situation, il importe de demander aujourd'hui à M. Charest, quel est son plan. Quel est le plan de M. Charest devant l'échec retentissant [de la réunion du Conseil de la fédération], alors que les besoins sont pressants, en matière d'éducation et de santé?», a dit M. Boisclair. Le député péquiste François Legault a chiffré hier le déséquilibre fiscal à «3,9 milliards ou plus», se fondant sur un rapport du Conseil de la fédération. Un communiqué de presse du Parti québécois diffusé la semaine dernière mentionnait que «la facture totale pour le Québec s'élève actuellement à 5,7 milliards». M. Boisclair a soutenu hier que ce chiffre n'avait jamais été présenté comme un montant récurrent, mais comme correspondant à la conjoncture actuelle. Selon M. Legault, si le premier ministre canadien a utilisé une partie importante des surplus à court terme, «quand on regarde sur une période de quelques années, il y aura suffisamment d'argent pour financer le règlement du déséquilibre fiscal». M. Boisclair a toutefois interpellé M. Charest sur la façon dont il compte s'y prendre pour mettre la main sur cet argent.
«Quels sont les objectifs que poursuit M. Charest. Quelle est sa stratégie? Dans quel cadre va-t-il négocier? Quel est son échéancier? Est-ce que nous aurons d'ici la prochaine campagne électorale une idée des résultats?», a demandé M. Boisclair.
Il n'a pas été possible hier d'obtenir de réactions au bureau de M. Charest. En entrevue téléphonique, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier, a affirmé que son gouvernement maintiendrait le cap. «On va continuer à faire valoir le point de vue du Québec tant auprès des autres partenaires provinciaux et territoriaux qu'auprès du gouvernement du Canada. De ce côté-là, notre stratégie n'a pas changé», a dit le ministre. Selon M. Pelletier, la réunion de la semaine dernière du Conseil de la fédération ne sera sans doute pas la seule occasion pour les provinces de discuter de cette question. «On ne voit pas la réunion du Conseil de la fédération comme un échec final et sans appel», a-t-il dit.
Il est d'avis que cette réunion a néanmoins donné lieu à des progrès. Selon lui, les autres provinces ont compris que le Québec ne finançait pas ses programmes sociaux grâce à la péréquation, mais avec l'argent des impôts qu'il prélève. M. Pelletier dit espérer en arriver à une entente sur la question du déséquilibre fiscal avant les prochaines élections au Québec, en affirmant toutefois que l'objectif du gouvernement dans ce dossier n'était pas électoraliste. Le ministre affirme que les objectifs du gouvernement en matière de déséquilibre fiscal reposent sur des principes et non sur un montant chiffré. Améliorer la péréquation est l'un des objectifs. Selon M. Pelletier, «M. Boisclair visiblement s'affole dans ce dossier. Par ailleurs, il fait des propositions au Québec qui sont extrêmement dangereuses», comme celle, selon lui, de négliger l'objectif d'augmenter la péréquation pour se concentrer sur celui de rapatrier des points d'impôts.
Le chef péquiste estime que M. Charest «a mis tous ses oeufs dans le même panier», celui du Conseil de la fédération. Or, la réunion des premiers ministres des provinces s'est soldée jeudi par un échec à propos de la question du déséquilibre fiscal. «Aujourd'hui, nous sommes devant un mur», a déclaré M. Boisclair. Le chef péquiste a reproché à M. Charest de ne pas avoir cherché à mobiliser les Québécois derrière l'objectif du règlement du déséquilibre fiscal.
M. Boisclair a aussi affirmé que M. Charest n'avait «en aucune façon investi dans des rapports bilatéraux avec le gouvernement fédéral. [...] Le parti libéral du Québec ayant été en campagne électorale sur ce mandat de création du Conseil de la fédération, il a piégé les Québécois et les Québécoises, qui aujourd'hui se retrouvent sans rapport de force devant le gouvernement fédéral». Ce rapport de force ne s'améliorera pas, étant donné que les Québécois ne représentent que 24 % de la population canadienne et que cette proportion passera à 21 % en 2025, a-t-il affirmé.
«Devant cette situation, il importe de demander aujourd'hui à M. Charest, quel est son plan. Quel est le plan de M. Charest devant l'échec retentissant [de la réunion du Conseil de la fédération], alors que les besoins sont pressants, en matière d'éducation et de santé?», a dit M. Boisclair. Le député péquiste François Legault a chiffré hier le déséquilibre fiscal à «3,9 milliards ou plus», se fondant sur un rapport du Conseil de la fédération. Un communiqué de presse du Parti québécois diffusé la semaine dernière mentionnait que «la facture totale pour le Québec s'élève actuellement à 5,7 milliards». M. Boisclair a soutenu hier que ce chiffre n'avait jamais été présenté comme un montant récurrent, mais comme correspondant à la conjoncture actuelle. Selon M. Legault, si le premier ministre canadien a utilisé une partie importante des surplus à court terme, «quand on regarde sur une période de quelques années, il y aura suffisamment d'argent pour financer le règlement du déséquilibre fiscal». M. Boisclair a toutefois interpellé M. Charest sur la façon dont il compte s'y prendre pour mettre la main sur cet argent.
«Quels sont les objectifs que poursuit M. Charest. Quelle est sa stratégie? Dans quel cadre va-t-il négocier? Quel est son échéancier? Est-ce que nous aurons d'ici la prochaine campagne électorale une idée des résultats?», a demandé M. Boisclair.
Il n'a pas été possible hier d'obtenir de réactions au bureau de M. Charest. En entrevue téléphonique, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier, a affirmé que son gouvernement maintiendrait le cap. «On va continuer à faire valoir le point de vue du Québec tant auprès des autres partenaires provinciaux et territoriaux qu'auprès du gouvernement du Canada. De ce côté-là, notre stratégie n'a pas changé», a dit le ministre. Selon M. Pelletier, la réunion de la semaine dernière du Conseil de la fédération ne sera sans doute pas la seule occasion pour les provinces de discuter de cette question. «On ne voit pas la réunion du Conseil de la fédération comme un échec final et sans appel», a-t-il dit.
Il est d'avis que cette réunion a néanmoins donné lieu à des progrès. Selon lui, les autres provinces ont compris que le Québec ne finançait pas ses programmes sociaux grâce à la péréquation, mais avec l'argent des impôts qu'il prélève. M. Pelletier dit espérer en arriver à une entente sur la question du déséquilibre fiscal avant les prochaines élections au Québec, en affirmant toutefois que l'objectif du gouvernement dans ce dossier n'était pas électoraliste. Le ministre affirme que les objectifs du gouvernement en matière de déséquilibre fiscal reposent sur des principes et non sur un montant chiffré. Améliorer la péréquation est l'un des objectifs. Selon M. Pelletier, «M. Boisclair visiblement s'affole dans ce dossier. Par ailleurs, il fait des propositions au Québec qui sont extrêmement dangereuses», comme celle, selon lui, de négliger l'objectif d'augmenter la péréquation pour se concentrer sur celui de rapatrier des points d'impôts.
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