Crise au Liban - Harper préférerait ne pas avoir à déployer de troupes au Proche-Orient
26 juillet 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Une équipe de médecins militaires français soigne une femme qu’ils s’apprêtent à évacuer du village de Naqura, dans le Sud-Liban.
Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper a déclaré hier que le Canada préférerait ne pas envoyer de troupes au Proche-Orient.
À la veille d'un sommet multinational à Rome sur la crise au Liban auquel participera le ministre des Affaires étrangères Peter MacKay, le premier ministre a affirmé que tout cessez-le-feu entre Israël et le mouvement Hezbollah serait mieux respecté si des pays du Moyen-Orient y veillaient. «Au bout du compte, je pense que la solution repose sur la région, a-t-il indiqué hier à Cambridge, en Ontario. Tel est le premier choix du Canada: que la mise en oeuvre de la mission de paix ne soit pas assurée par des troupes canadiennes ou étrangères.»
Mais même s'il ne peut fournir des combattants, le pays pourrait tout de même participer à une force internationale, a précisé l'ancien directeur général des affaires consulaires du Canada, Gar Pardy. Plusieurs unités médicales et de communications du Canada sont très en demande, a-t-il ajouté.
Toutefois, les Canadiens ne doivent pas s'attendre à ce que leur pays joue un rôle prédominant dans la résolution du conflit, a rappelé Mira Sucharov, professeure de science politique à l'université Carleton, à Ottawa.
«Depuis plusieurs années, le Canada n'a pas été le pays le plus actif en matière de maintien de la paix, a-t-elle dit. Il ne faut pas avoir des attentes aussi élevées que celles que nous avions il y a 10 ans.»
À Rome, M. MacKay rencontrera la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, ainsi que des représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie, de la Jordanie, de l'Égypte, des Nations unies et de la Banque mondiale. Mme Rice sera modératrice de la rencontre aujourd'hui.
Les États-Unis proposent de faire intervenir au sud du Liban une force menée par l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord (OTAN). Ils souhaitent que les Nations unies lui accordent sa caution, tout comme elles l'ont fait pour celle en poste en Afghanistan.
Compte tenu des propos tenus par MM. Harper et MacKay au cours de la dernière semaine, il y a fort à parier que l'action du Canada dans cette crise s'aligne sur les États-Unis, a estimé Mme Sucharov. «Il faut s'attendre à ce que toute résolution appuyée par le Canada exige, en des termes clairs, dans tout cessez-le-feu, un effort concerté pour désarmer le Hezbollah. On peut dire sans trop de risque de se tromper que ce gouvernement entretient une conception du monde où s'opposent le bien et le mal.»
Ni le Canada ni les États-Unis n'ont encore réclamé l'arrêt des combats dans la région. Ils ont plutôt demandé le démantèlement du Hezbollah.
M. Harper a qualifié le Hezbollah d'«organisation extrémiste que le gouvernement [libanais] est incapable de contrôler».
À la veille d'un sommet multinational à Rome sur la crise au Liban auquel participera le ministre des Affaires étrangères Peter MacKay, le premier ministre a affirmé que tout cessez-le-feu entre Israël et le mouvement Hezbollah serait mieux respecté si des pays du Moyen-Orient y veillaient. «Au bout du compte, je pense que la solution repose sur la région, a-t-il indiqué hier à Cambridge, en Ontario. Tel est le premier choix du Canada: que la mise en oeuvre de la mission de paix ne soit pas assurée par des troupes canadiennes ou étrangères.»
Mais même s'il ne peut fournir des combattants, le pays pourrait tout de même participer à une force internationale, a précisé l'ancien directeur général des affaires consulaires du Canada, Gar Pardy. Plusieurs unités médicales et de communications du Canada sont très en demande, a-t-il ajouté.
Toutefois, les Canadiens ne doivent pas s'attendre à ce que leur pays joue un rôle prédominant dans la résolution du conflit, a rappelé Mira Sucharov, professeure de science politique à l'université Carleton, à Ottawa.
«Depuis plusieurs années, le Canada n'a pas été le pays le plus actif en matière de maintien de la paix, a-t-elle dit. Il ne faut pas avoir des attentes aussi élevées que celles que nous avions il y a 10 ans.»
À Rome, M. MacKay rencontrera la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, ainsi que des représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie, de la Jordanie, de l'Égypte, des Nations unies et de la Banque mondiale. Mme Rice sera modératrice de la rencontre aujourd'hui.
Les États-Unis proposent de faire intervenir au sud du Liban une force menée par l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord (OTAN). Ils souhaitent que les Nations unies lui accordent sa caution, tout comme elles l'ont fait pour celle en poste en Afghanistan.
Compte tenu des propos tenus par MM. Harper et MacKay au cours de la dernière semaine, il y a fort à parier que l'action du Canada dans cette crise s'aligne sur les États-Unis, a estimé Mme Sucharov. «Il faut s'attendre à ce que toute résolution appuyée par le Canada exige, en des termes clairs, dans tout cessez-le-feu, un effort concerté pour désarmer le Hezbollah. On peut dire sans trop de risque de se tromper que ce gouvernement entretient une conception du monde où s'opposent le bien et le mal.»
Ni le Canada ni les États-Unis n'ont encore réclamé l'arrêt des combats dans la région. Ils ont plutôt demandé le démantèlement du Hezbollah.
M. Harper a qualifié le Hezbollah d'«organisation extrémiste que le gouvernement [libanais] est incapable de contrôler».
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