Les provinces auraient créé leur propre problème
11 juillet 2006
Canada
Ottawa — Les provinces n'ont qu'elles-mêmes à blâmer pour le déséquilibre fiscal, selon une étude récente.
Les premiers ministres provinciaux se plaignent de ne pas avoir assez d'argent pour payer les soins de santé, l'éducation et divers autres programmes sociaux coûteux. Ils reprochent au gouvernement fédéral, qui croule sous les surplus, de ne pas transférer suffisamment de fonds aux provinces, et réclament d'Ottawa jusqu'à 10 milliards de dollars de plus par année.
Mais un rapport du Centre canadien de politiques alternatives, qui doit être rendu public aujourd'hui, soutient que la vraie cause du déséquilibre fiscal est la décision des provinces de réduire leurs impôts à la fin des années 1990, ce qui a siphonné plus de 30 milliards de dollars par an des coffres provinciaux.
Le véritable moteur des pressions fiscales que subissent présentement les provinces est la diminution des impôts par des gouvernements provinciaux désireux de concurrencer les autres provinces, conclut le rapport, élaboré par l'économiste Hugh Mackenzie pour ce groupe d'experts à tendance de gauche.
Cette course à qui aurait les impôts les plus bas a été lancée par l'Ontario, mais les autres provinces, particulièrement celles de l'Ouest, lui ont rapidement emboîté le pas. «Le déséquilibre fiscal [...] est en grande partie un problème que les provinces se sont infligé à elles-mêmes par souci de compétitivité fiscale», selon M. Mackenzie.
Les autorités provinciales situent l'origine du problème du resserrement fiscal actuel dans le budget fédéral de 1995, où des milliards de dollars ont été coupés dans les transferts fédéraux aux provinces. Mais M. Mackenzie maintient que les provinces se sont «isolées» de ces compressions en réduisant d'autant leurs propres transferts aux municipalités.
Les premiers ministres provinciaux se plaignent de ne pas avoir assez d'argent pour payer les soins de santé, l'éducation et divers autres programmes sociaux coûteux. Ils reprochent au gouvernement fédéral, qui croule sous les surplus, de ne pas transférer suffisamment de fonds aux provinces, et réclament d'Ottawa jusqu'à 10 milliards de dollars de plus par année.
Mais un rapport du Centre canadien de politiques alternatives, qui doit être rendu public aujourd'hui, soutient que la vraie cause du déséquilibre fiscal est la décision des provinces de réduire leurs impôts à la fin des années 1990, ce qui a siphonné plus de 30 milliards de dollars par an des coffres provinciaux.
Le véritable moteur des pressions fiscales que subissent présentement les provinces est la diminution des impôts par des gouvernements provinciaux désireux de concurrencer les autres provinces, conclut le rapport, élaboré par l'économiste Hugh Mackenzie pour ce groupe d'experts à tendance de gauche.
Cette course à qui aurait les impôts les plus bas a été lancée par l'Ontario, mais les autres provinces, particulièrement celles de l'Ouest, lui ont rapidement emboîté le pas. «Le déséquilibre fiscal [...] est en grande partie un problème que les provinces se sont infligé à elles-mêmes par souci de compétitivité fiscale», selon M. Mackenzie.
Les autorités provinciales situent l'origine du problème du resserrement fiscal actuel dans le budget fédéral de 1995, où des milliards de dollars ont été coupés dans les transferts fédéraux aux provinces. Mais M. Mackenzie maintient que les provinces se sont «isolées» de ces compressions en réduisant d'autant leurs propres transferts aux municipalités.
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