Bois d'oeuvre - Des producteurs d'ici pourraient saboter l'accord
8 juillet 2006
Canada
Vancouver — Des compagnies forestières canadiennes, représentant plus de la moitié des droits compensatoires versés aux États-Unis, entendent ne pas collaborer à la mise en oeuvre d'une disposition importante de l'entente conclue entre Ottawa et Washington, à moins que des modifications y soient apportées.
En agissant de la sorte, ces compagnies feraient avorter l'entente paraphée la semaine dernière par le ministre du Commerce international David Emerson et la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab. Cette entente vise à mettre un terme au conflit commercial sur le bois d'oeuvre en éliminant les droits compensatoires imposés par les États-Unis pour leur substituer une taxe à l'exportation ainsi que des quotas.
L'accord prévoit de plus que les compagnies canadiennes ne récupéreront que 80 % des quelque 5 milliards $US versés aux États-Unis en droits compensatoires depuis le 22 mai 2002.
Une somme d'environ un milliard de dollars américains demeurera donc aux États-Unis. Elle doit être répartie entre les producteurs américains de bois d'oeuvre et le gouvernement, qui doit l'utiliser pour des projets tels que la reconstruction de la côte du golfe du Mexique ravagée par les ouragans.
Une clause de l'entente stipule que les compagnies canadiennes, représentant au moins 95 % des sommes versées en droits compensatoires, doivent renoncer à leurs droits légaux sur cet argent. Ces sommes seraient cédées au gouvernement canadien, qui en remettrait ensuite une partie aux États-Unis.
Le mécontentement suscité par certaines clauses de l'entente pourrait toutefois faire en sorte que le gouvernement conservateur de Stephen Harper ne parviendra pas à recueillir suffisamment d'appuis parmi les compagnies forestières canadiennes.
En agissant de la sorte, ces compagnies feraient avorter l'entente paraphée la semaine dernière par le ministre du Commerce international David Emerson et la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab. Cette entente vise à mettre un terme au conflit commercial sur le bois d'oeuvre en éliminant les droits compensatoires imposés par les États-Unis pour leur substituer une taxe à l'exportation ainsi que des quotas.
L'accord prévoit de plus que les compagnies canadiennes ne récupéreront que 80 % des quelque 5 milliards $US versés aux États-Unis en droits compensatoires depuis le 22 mai 2002.
Une somme d'environ un milliard de dollars américains demeurera donc aux États-Unis. Elle doit être répartie entre les producteurs américains de bois d'oeuvre et le gouvernement, qui doit l'utiliser pour des projets tels que la reconstruction de la côte du golfe du Mexique ravagée par les ouragans.
Une clause de l'entente stipule que les compagnies canadiennes, représentant au moins 95 % des sommes versées en droits compensatoires, doivent renoncer à leurs droits légaux sur cet argent. Ces sommes seraient cédées au gouvernement canadien, qui en remettrait ensuite une partie aux États-Unis.
Le mécontentement suscité par certaines clauses de l'entente pourrait toutefois faire en sorte que le gouvernement conservateur de Stephen Harper ne parviendra pas à recueillir suffisamment d'appuis parmi les compagnies forestières canadiennes.
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