Le Québec est une nation... sociologiquement, dit Stéphane Dion
27 juin 2006
Canada
Ottawa — L'aspirant au leadership du Parti libéral du Canada Stéphane Dion affirme qu'il ne voit aucun problème à reconnaître que le Québec forme une nation.
«Si on dit que les Acadiens sont une nation, que les autochtones sont une nation, pourquoi ne pas dire que les Québécois sont une nation? a-t-il déclaré en entrevue, hier. Tant qu'il n'y a pas de conséquences légales à cette reconnaissance, je n'ai aucun problème avec cela.»
M. Dion, le seul candidat québécois à la succession de Paul Martin, a critiqué le refus du premier ministre, Stephen Harper, au cours du week-end dernier, de parler du Québec comme d'une nation alors qu'il était de passage dans la province pour y célébrer la Fête nationale.
«Je ne sais pas pourquoi il a dit "Vive la Fête nationale" et pas que les Québécois sont une nation. Il n'y a pas de problème à reconnaître le Québec comme une nation, à condition que ce soit la définition sociologique du mot, pas la définition légale», a affirmé M. Dion.
Pendant ses huit ans comme ministre des Affaires intergouvernementales de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, Stéphane Dion s'est fait le défenseur acharné du fédéralisme. À la suite du référendum de 1995 sur l'indépendance où le Oui a failli l'emporter, il n'a cessé de contester le droit de la province de déclarer unilatéralement son indépendance. C'est lui qui a été le fer de lance du renvoi en Cour suprême qui a statué qu'une déclaration unilatérale serait illégale, lui encore qui a été le père de la Loi sur la clarté.
Selon le politicien, la différence entre les définitions sociologique et légale du concept de nation est très claire. La nation sociologique est un groupe partageant une identité collective, tandis que la nation légale est un État, membre des Nations unies. Il a souligné qu'il existe environ 3000 groupes humains qui se définissent comme des nations, mais seulement 192 États représentés aux Nations unies.
«Si on dit que les Acadiens sont une nation, que les autochtones sont une nation, pourquoi ne pas dire que les Québécois sont une nation? a-t-il déclaré en entrevue, hier. Tant qu'il n'y a pas de conséquences légales à cette reconnaissance, je n'ai aucun problème avec cela.»
M. Dion, le seul candidat québécois à la succession de Paul Martin, a critiqué le refus du premier ministre, Stephen Harper, au cours du week-end dernier, de parler du Québec comme d'une nation alors qu'il était de passage dans la province pour y célébrer la Fête nationale.
«Je ne sais pas pourquoi il a dit "Vive la Fête nationale" et pas que les Québécois sont une nation. Il n'y a pas de problème à reconnaître le Québec comme une nation, à condition que ce soit la définition sociologique du mot, pas la définition légale», a affirmé M. Dion.
Pendant ses huit ans comme ministre des Affaires intergouvernementales de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, Stéphane Dion s'est fait le défenseur acharné du fédéralisme. À la suite du référendum de 1995 sur l'indépendance où le Oui a failli l'emporter, il n'a cessé de contester le droit de la province de déclarer unilatéralement son indépendance. C'est lui qui a été le fer de lance du renvoi en Cour suprême qui a statué qu'une déclaration unilatérale serait illégale, lui encore qui a été le père de la Loi sur la clarté.
Selon le politicien, la différence entre les définitions sociologique et légale du concept de nation est très claire. La nation sociologique est un groupe partageant une identité collective, tandis que la nation légale est un État, membre des Nations unies. Il a souligné qu'il existe environ 3000 groupes humains qui se définissent comme des nations, mais seulement 192 États représentés aux Nations unies.
Haut de la page

