Afghanistan - Harper prend les grands moyens pour annoncer une aide modeste
Quinze millions de dollars pour irriguer des terres
16 juin 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Des soldats canadiens arrivent sur les lieux d’un attentat à Kandahar. L’explosion d’une bombe a fait dix morts hier.
Ottawa — Le premier ministre, Stephen Harper, a tenté de donner un ton humanitaire à la question de l'Afghanistan, hier, mais sa tentative a rapidement été éclipsée par l'aspect militaire de la question.
Utilisant une procédure habituellement réservée aux annonces majeures, M. Harper s'est levé à l'ouverture des travaux aux Communes, hier matin, pour faire part de l'octroi par son gouvernement d'une aide somme toute modeste de 15 millions de dollars à l'Afghanistan pour un projet d'irrigation.
Pour expliquer ce nouvel élan de générosité, le premier ministre a déclaré qu'il importe, «parce que notre sécurité nationale est en jeu», de se préoccuper du sort des Afghans.
Le geste est aussi nécessaire afin de renforcer le rôle du Canada sur la scène internationale, a fait valoir M. Harper, citant enfin comme troisième raison les demandes du «gouvernement et du peuple afghans» pour recevoir de l'aide.
Ce projet d'irrigation soutiendra la production agricole, qui forme la base de l'économie afghane. L'appui à la «production alimentaire permettra aux agriculteurs locaux de cultiver autre chose que le pavot, qui, une fois transformé, aboutit dans nos rues sous la forme de drogue illégale», a noté M. Harper.
Parallèlement à la mission militaire à laquelle le Canada participe, Ottawa s'est engagé à verser un milliard en aide humanitaire à l'Afghanistan en 10 ans.
L'annonce du gouvernement survient au moment même où les 11 000 soldats des forces de la coalition viennent de lancer une grande offensive militaire contre les talibans, dans quatre provinces du sud du pays.
Il ne faut pas y voir, a argué le ministre des Affaires internationales, Peter MacKay, une tentative du gouvernement d'occulter les opérations militaires canadiennes en cours.
«Ça ne vise aucunement à diminuer le rôle que les Forces canadiennes jouent, avec 37 autres pays, pour stabiliser et sécuriser le pays», a souligné le ministre MacKay, lors d'une conférence de presse tenue à la suite d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer.
Le rôle du Canada au sein de la coalition a d'ailleurs été l'un des sujets abordés lors des discussions, auxquelles le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, a pris part.
En fait, le contingent militaire canadien pourrait même augmenter si le Canada finit par assumer, comme il l'espère, la direction de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, dès 2008.
Selon le ministre O'Connor, une centaine de soldats devraient s'ajouter aux 2300 actuellement en poste, si cette demande se concrétisait.
Le secrétaire général de l'OTAN a accueilli l'offre avec enthousiasme.
Il a aussi tenu à souligner à quel point l'OTAN apprécie la contribution du Canada, sur le terrain, en Afghanistan. Cette présence aide des enfants à retourner sur les bancs d'école, a insisté M. de Hoop Scheffer, mais elle prévient aussi «d'une manière robuste [...] que les talibans reprennent le dessus et qu'ils fassent de nouveau de l'Afghanistan un pays qui exporte le terrorisme».
Utilisant une procédure habituellement réservée aux annonces majeures, M. Harper s'est levé à l'ouverture des travaux aux Communes, hier matin, pour faire part de l'octroi par son gouvernement d'une aide somme toute modeste de 15 millions de dollars à l'Afghanistan pour un projet d'irrigation.
Pour expliquer ce nouvel élan de générosité, le premier ministre a déclaré qu'il importe, «parce que notre sécurité nationale est en jeu», de se préoccuper du sort des Afghans.
Le geste est aussi nécessaire afin de renforcer le rôle du Canada sur la scène internationale, a fait valoir M. Harper, citant enfin comme troisième raison les demandes du «gouvernement et du peuple afghans» pour recevoir de l'aide.
Ce projet d'irrigation soutiendra la production agricole, qui forme la base de l'économie afghane. L'appui à la «production alimentaire permettra aux agriculteurs locaux de cultiver autre chose que le pavot, qui, une fois transformé, aboutit dans nos rues sous la forme de drogue illégale», a noté M. Harper.
Parallèlement à la mission militaire à laquelle le Canada participe, Ottawa s'est engagé à verser un milliard en aide humanitaire à l'Afghanistan en 10 ans.
L'annonce du gouvernement survient au moment même où les 11 000 soldats des forces de la coalition viennent de lancer une grande offensive militaire contre les talibans, dans quatre provinces du sud du pays.
Il ne faut pas y voir, a argué le ministre des Affaires internationales, Peter MacKay, une tentative du gouvernement d'occulter les opérations militaires canadiennes en cours.
«Ça ne vise aucunement à diminuer le rôle que les Forces canadiennes jouent, avec 37 autres pays, pour stabiliser et sécuriser le pays», a souligné le ministre MacKay, lors d'une conférence de presse tenue à la suite d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer.
Le rôle du Canada au sein de la coalition a d'ailleurs été l'un des sujets abordés lors des discussions, auxquelles le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, a pris part.
En fait, le contingent militaire canadien pourrait même augmenter si le Canada finit par assumer, comme il l'espère, la direction de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, dès 2008.
Selon le ministre O'Connor, une centaine de soldats devraient s'ajouter aux 2300 actuellement en poste, si cette demande se concrétisait.
Le secrétaire général de l'OTAN a accueilli l'offre avec enthousiasme.
Il a aussi tenu à souligner à quel point l'OTAN apprécie la contribution du Canada, sur le terrain, en Afghanistan. Cette présence aide des enfants à retourner sur les bancs d'école, a insisté M. de Hoop Scheffer, mais elle prévient aussi «d'une manière robuste [...] que les talibans reprennent le dessus et qu'ils fassent de nouveau de l'Afghanistan un pays qui exporte le terrorisme».
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