Péréquation: Harper refuse de se compromettre
10 juin 2006
Canada
Calgary — Le premier ministre Stephen Harper refuse toujours de dire si les revenus provenant du pétrole et du gaz feront partie du calcul de la prochaine formule de péréquation.
Tout au plus s'est-il contenté d'affirmer hier qu'il préférerait ne pas comptabiliser les revenus des ressources non renouvelables dans la prochaine réforme du système. Cette réforme attendue du programme fédéral de 11 milliards de dollars vise à réduire les disparités entre les provinces.
M. Harper a fait son bref commentaire au lendemain de la rencontre des premiers ministres des provinces à Edmonton pour discuter justement d'une nouvelle formule de péréquation. La rencontre n'a d'ailleurs pas permis de faire des progrès sur cette question.
Lors de cette rencontre, le premier ministre du Manitoba, Gary Doer, a qualifié d'anti-canadienne l'opposition des provinces riches à une hausse des montants versés en péréquation.
M. Harper juge toutefois cette position intenable. «Je pense que les provinces peuvent différer d'opinion sur cette question et sur la façon d'établir les montants qu'elles donnent, a-t-il dit. Mais elles agiraient à l'encontre de la Constitution si elles s'opposaient catégoriquement à une hausse de leur contribution.»
Un rapport commandé par l'ancien gouvernement libéral et rendu public cette semaine recommande d'augmenter la contribution des provinces riches de près de 900 millions par année.
Le premier ministre Harper a été au moins clair sur un point, en réfutant les affirmations de certaines provinces voulant qu'un gouvernement conservateur ne touche pas aux revenus d'énergie dans le calcul de la péréquation. Selon lui, le rôle d'Ottawa dans ce dossier est de trouver un juste équilibre entre les volontés de chaque province.
Tout au plus s'est-il contenté d'affirmer hier qu'il préférerait ne pas comptabiliser les revenus des ressources non renouvelables dans la prochaine réforme du système. Cette réforme attendue du programme fédéral de 11 milliards de dollars vise à réduire les disparités entre les provinces.
M. Harper a fait son bref commentaire au lendemain de la rencontre des premiers ministres des provinces à Edmonton pour discuter justement d'une nouvelle formule de péréquation. La rencontre n'a d'ailleurs pas permis de faire des progrès sur cette question.
Lors de cette rencontre, le premier ministre du Manitoba, Gary Doer, a qualifié d'anti-canadienne l'opposition des provinces riches à une hausse des montants versés en péréquation.
M. Harper juge toutefois cette position intenable. «Je pense que les provinces peuvent différer d'opinion sur cette question et sur la façon d'établir les montants qu'elles donnent, a-t-il dit. Mais elles agiraient à l'encontre de la Constitution si elles s'opposaient catégoriquement à une hausse de leur contribution.»
Un rapport commandé par l'ancien gouvernement libéral et rendu public cette semaine recommande d'augmenter la contribution des provinces riches de près de 900 millions par année.
Le premier ministre Harper a été au moins clair sur un point, en réfutant les affirmations de certaines provinces voulant qu'un gouvernement conservateur ne touche pas aux revenus d'énergie dans le calcul de la péréquation. Selon lui, le rôle d'Ottawa dans ce dossier est de trouver un juste équilibre entre les volontés de chaque province.
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