Terrorisme - Jamal aurait tenté de radicaliser les jeunes
«Il leur enseignait la haine», dit un directeur de la mosquée que le présumé terroriste fréquentait
8 juin 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Stephen Harper se rend à la Chambre des communes sous haute surveillance.
Toronto — Le plus âgé des 17 présumés terroristes arrêtés vendredi dernier par la police de Toronto serait le leader du groupe.
L'homme de 43 ans, Qayyum Abdul Jamal, chauffeur d'autobus scolaire, était connu pour sa rhétorique antioccidentale, qu'il pratiquait régulièrement à la mosquée locale.
Jamal était en effet un visiteur fréquent du Centre islamique Ar-Rahman, dans la banlieue torontoise de Mississauga, ainsi qu'un bénévole influent qui encourageait les jeunes à adopter des idées extrémistes, affirme Tarek Fatah, un porte-parole du Congrès musulman canadien.
Selon M. Fatah, qui connaissait bien l'accusé, Qayyum Abdul Jamal avait notamment pour tâche de nettoyer les toilettes et de mettre les poubelles à la rue pour la collecte. Six autres habitués de la même mosquée font partie des 17 personnes arrêtées.
Mais Jamal, un père de quatre enfants, semblait avoir d'autres choses en tête que nettoyer les toilettes. Selon M. Fatah, ses propos et actions ont contribué à faire fuir des musulmans plus modérés, qui avaient de bons emplois à temps plein et moins de temps à consacrer à la mosquée.
«Ce type est venu à la mosquée et s'est imposé, faisant fuir ceux qui étaient là avant, a poursuivi M. Fatah. Pour tout dire, il ne cachait pas son mépris pour la société canadienne et ses institutions.»
Ainsi, il décourageait les jeunes venant à la mosquée de prendre part à la vie politique et les pressait de se «retrancher dans les principes religieux» de l'islam.
Bien qu'il ne soit pas un imam, Jamal était parmi ceux qui citaient le Coran à la mosquée, une pratique habituelle cependant lorsque l'imam n'est pas présent, signale Tariq Shah, avocat et porte-parole de la mosquée.
Dans une interview à l'Associated Press, un autre membre de la mosquée, Sam Lela, parle de Jamal comme d'un homme au grand coeur, prêt à aider les autres. Selon lui, il aimait aussi tendre la main aux jeunes, que les voisins de Jamal voyaient venir chez lui à toute heure de la journée ou de la nuit.
«Il était très entreprenant pour s'associer avec les jeunes, soutient pour sa part Faheem Bukhari, un des directeurs du Centre communautaire islamique de Mississauga. Il leur enseignait l'intolérance.»
M. Bukhari raconte avoir déjà été confronté à Jamal à la mosquée, alors qu'il encourageait les gens à s'inscrire sur la liste électorale pour pouvoir aller voter. «Il est venu me voir pour me dire que tout ça était interdit, que voter ne faisait pas partie de l'islam et qu'on ne voulait pas faire partie de cette société, raconte M. Bukhari. Il y avait une haine énorme dans ses propos.»
L'épouse de Jamal, Cheryfa MacAulay Jamal, conduit également un autobus scolaire. La femme de 44 ans, originaire du Cap-Breton, est la deuxième épouse de M. Jamal et elle s'est convertie à l'islam. Le couple a quatre enfants, dont le plus jeune est né l'année dernière.
L'homme de 43 ans, Qayyum Abdul Jamal, chauffeur d'autobus scolaire, était connu pour sa rhétorique antioccidentale, qu'il pratiquait régulièrement à la mosquée locale.
Jamal était en effet un visiteur fréquent du Centre islamique Ar-Rahman, dans la banlieue torontoise de Mississauga, ainsi qu'un bénévole influent qui encourageait les jeunes à adopter des idées extrémistes, affirme Tarek Fatah, un porte-parole du Congrès musulman canadien.
Selon M. Fatah, qui connaissait bien l'accusé, Qayyum Abdul Jamal avait notamment pour tâche de nettoyer les toilettes et de mettre les poubelles à la rue pour la collecte. Six autres habitués de la même mosquée font partie des 17 personnes arrêtées.
Mais Jamal, un père de quatre enfants, semblait avoir d'autres choses en tête que nettoyer les toilettes. Selon M. Fatah, ses propos et actions ont contribué à faire fuir des musulmans plus modérés, qui avaient de bons emplois à temps plein et moins de temps à consacrer à la mosquée.
«Ce type est venu à la mosquée et s'est imposé, faisant fuir ceux qui étaient là avant, a poursuivi M. Fatah. Pour tout dire, il ne cachait pas son mépris pour la société canadienne et ses institutions.»
Ainsi, il décourageait les jeunes venant à la mosquée de prendre part à la vie politique et les pressait de se «retrancher dans les principes religieux» de l'islam.
Bien qu'il ne soit pas un imam, Jamal était parmi ceux qui citaient le Coran à la mosquée, une pratique habituelle cependant lorsque l'imam n'est pas présent, signale Tariq Shah, avocat et porte-parole de la mosquée.
Dans une interview à l'Associated Press, un autre membre de la mosquée, Sam Lela, parle de Jamal comme d'un homme au grand coeur, prêt à aider les autres. Selon lui, il aimait aussi tendre la main aux jeunes, que les voisins de Jamal voyaient venir chez lui à toute heure de la journée ou de la nuit.
«Il était très entreprenant pour s'associer avec les jeunes, soutient pour sa part Faheem Bukhari, un des directeurs du Centre communautaire islamique de Mississauga. Il leur enseignait l'intolérance.»
M. Bukhari raconte avoir déjà été confronté à Jamal à la mosquée, alors qu'il encourageait les gens à s'inscrire sur la liste électorale pour pouvoir aller voter. «Il est venu me voir pour me dire que tout ça était interdit, que voter ne faisait pas partie de l'islam et qu'on ne voulait pas faire partie de cette société, raconte M. Bukhari. Il y avait une haine énorme dans ses propos.»
L'épouse de Jamal, Cheryfa MacAulay Jamal, conduit également un autobus scolaire. La femme de 44 ans, originaire du Cap-Breton, est la deuxième épouse de M. Jamal et elle s'est convertie à l'islam. Le couple a quatre enfants, dont le plus jeune est né l'année dernière.
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