vendredi 27 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Registre des armes à feu - Politique et comptabilité ne font pas toujours bon ménage

31 mai 2006  Canada
Ottawa — Un ancien haut fonctionnaire soutient que des raisons politiques — qui n'avaient rien à voir avec la comptabilité — ont motivé la décision d'atténuer un rapport déposé au Parlement concernant le coût du registre fédéral des armes à feu.

Hier, devant un comité des Communes, John Wiersema a affirmé qu'il était d'avis que des frais de développement informatique de 21,8 millions de dollars auraient dû faire partie du budget du registre pour l'année 2003-2004.

Mais son opinion a été ignorée par ses supérieurs, d'autres fonctionnaires qui, en février 2004, ont décidé de reporter cette somme dans les dépenses de l'année suivante.

«Il m'est apparu évident avant, durant et après la réunion, que ces décisions étaient motivées par des raisons autres que celles relevant d'une saine comptabilité, a affirmé M. Wiersema devant le comité des comptes publics. Plusieurs fois, il a été question des conséquences politiques qu'une demande de fonds supplémentaires au Parlement aurait eu, concernant un programme aussi controversé.»

En reportant les dépenses informatiques à l'année suivante, on a rendu possible de maintenir les dépenses du registre en-dessous de la limite de 100 millions de dollars fixée pour 2003-2004 — un montant maximum qui avait été promis par le ministre de la Justice d'alors, Martin Cauchon.

M. Wiersema, qui travaillait alors au Conseil du Trésor comme contrôleur général intérimaire, a démissionné quelques jours après cette décision de ses collègues.

«Les décisions de quitter un emploi reposent sur plusieurs éléments, a-t-il dit hier. Mais je dois dire que cette réunion de février a été un aspect important de ma décision.»

Ce témoignage donne des munitions à ceux qui soutiennent que les libéraux ont dissimulé le coût réel de registre aux députés et à la population.

Le gouvernement conservateur a récemment modifié la réglementation et n'exige plus l'enregistrement des armes d'épaule (carabines et fusils de chasse). Seul un permis d'acquisition, lors de l'achat, sera exigé des propriétaires, une mesure qui précéderait le démantèlement du registre.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009