Nouvelle querelle au sujet des garderies
30 mai 2006
Canada
Ottawa — Un nouveau front de la querelle fédérale-provinciale sur les services de garde s'est ouvert hier lors d'une conférence qui s'est tenue à Ottawa.
La ministre fédérale des Ressources humaines et du Développement social, Diane Finley, a refusé net de verser aux provinces les 250 millions par année que les conservateurs se sont engagés à dépenser, à compter de 2007-08, pour favoriser la création de places en garderies dans les entreprises et les organismes communautaires.
«Comme nous offrons déjà ces services, j'ai fait valoir la position du Québec, qui est d'obtenir un droit de retrait du programme avec pleine compensation», a déclaré la ministre québécoise de la Famille, Carole Théberge, lors d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne, en rappelant qu'il s'agissait d'un champ de compétence exclusif des provinces.
«Mme Finley a dit qu'elle allait nous revenir là-dessus», a-t-elle ajouté.
Or, lors d'une conférence de presse, la ministre fédérale s'est montrée quasi inflexible.
«Nous avons fait campagne [sur le programme conservateur en matière de garderies], a-t-elle martelé. Les Canadiens nous ont choisi [pour diriger le pays] en sachant très bien cela, et maintenant nous allons concrétiser ce programme.»
La ministre Finley a assuré qu'elle le gouvernement fédéral ne voulait pas jouer le rôle des provinces.
«Nous ne faisons que fournir des ressources pour créer des places dont tellement de personnes ont besoin», a-t-elle dit.
Preuve de la discorde qui a régné lors de la conférence, les ministres n'ont pas réussi à s'entendre sur un communiqué final. Tout au plus Diane Finley a-t-elle réitéré son intention de «consulter» ses homologues provinciaux, cet été, afin de développer avec eux les «mesures incitatives» fédérales qui doivent entraîner la création de 25 000 places par année. Ottawa songe à des crédits d'impôts pour les entreprises et à des subventions pour les organismes à but non lucratif.
«Je suis très déçue de la rencontre», s'est exclamée la ministre ontarienne des Services à l'enfance et à la jeunesse, Mary Anne Chambers, en soutenant que dans les années 1990, le gouvernement conservateur de Mike Harris avait tenté de créer des places en garderies par le biais de crédits d'impôts, mais sans grand succès.
La ministre fédérale des Ressources humaines et du Développement social, Diane Finley, a refusé net de verser aux provinces les 250 millions par année que les conservateurs se sont engagés à dépenser, à compter de 2007-08, pour favoriser la création de places en garderies dans les entreprises et les organismes communautaires.
«Comme nous offrons déjà ces services, j'ai fait valoir la position du Québec, qui est d'obtenir un droit de retrait du programme avec pleine compensation», a déclaré la ministre québécoise de la Famille, Carole Théberge, lors d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne, en rappelant qu'il s'agissait d'un champ de compétence exclusif des provinces.
«Mme Finley a dit qu'elle allait nous revenir là-dessus», a-t-elle ajouté.
Or, lors d'une conférence de presse, la ministre fédérale s'est montrée quasi inflexible.
«Nous avons fait campagne [sur le programme conservateur en matière de garderies], a-t-elle martelé. Les Canadiens nous ont choisi [pour diriger le pays] en sachant très bien cela, et maintenant nous allons concrétiser ce programme.»
La ministre Finley a assuré qu'elle le gouvernement fédéral ne voulait pas jouer le rôle des provinces.
«Nous ne faisons que fournir des ressources pour créer des places dont tellement de personnes ont besoin», a-t-elle dit.
Preuve de la discorde qui a régné lors de la conférence, les ministres n'ont pas réussi à s'entendre sur un communiqué final. Tout au plus Diane Finley a-t-elle réitéré son intention de «consulter» ses homologues provinciaux, cet été, afin de développer avec eux les «mesures incitatives» fédérales qui doivent entraîner la création de 25 000 places par année. Ottawa songe à des crédits d'impôts pour les entreprises et à des subventions pour les organismes à but non lucratif.
«Je suis très déçue de la rencontre», s'est exclamée la ministre ontarienne des Services à l'enfance et à la jeunesse, Mary Anne Chambers, en soutenant que dans les années 1990, le gouvernement conservateur de Mike Harris avait tenté de créer des places en garderies par le biais de crédits d'impôts, mais sans grand succès.
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