samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Péréquation - Harper doit trancher, dit le premier ministre du Nouveau-Brunswick

27 mai 2006  Canada
Fredericton, N.-B. — Il revient au premier ministre Stephen Harper et au Parlement fédéral d'énoncer une nouvelle formule de péréquation équitable pour toutes les provinces, a soutenu hier le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord.

Il a affirmé qu'un consensus des provinces sur cet enjeu semble de moins en moins plausible, étant donné les menaces proférées mercredi par son homologue albertain, Ralph Klein, qui veut retirer sa province du programme de péréquation si les revenus tirés de l'exploitation des ressources pétrolières et gazières sont compris dans la formule.

Au cours de la rencontre des premiers ministres des provinces la semaine prochaine à Gimli (Manitoba), M. Lord tentera de réclamer un partage accru de la richesse du pays: sa province a du mal à maintenir des services similaires à ceux offerts ailleurs au pays.

La péréquation permet à Ottawa de redistribuer des fonds aux provinces plus pauvres afin que les citoyens bénéficient de services publics comparables à la grandeur du pays.

Actuellement, Ottawa calcule la richesse fiscale de chaque province et fixe une norme à partir de la moyenne de cinq d'entre elles.

La plupart des provinces sont favorables à une norme calculée à partir de la moyenne des 10 provinces. En effet, les provinces plus pauvres recevraient alors plus d'argent. Au cours de la campagne électorale, Stephen Harper avait promis d'établir une norme en fonction de 10 provinces et de ne pas comptabiliser les revenus provenant des ressources naturelles.

«Même si nous adoptons la moyenne des 10 provinces et incluons tous les revenus [de toutes les sources], les provinces bénéficiaires de la péréquation n'auront pas une assiette fiscale équivalente à celle de l'Ontario, de l'Alberta, ou même de la Saskatchewan, a déclaré M. Lord au cours d'une entrevue. Ces provinces profiteraient toujours d'une richesse fiscale plus imposante et pourraient toujours offrir des services à un niveau d'imposition moindre. Nous ne demandons que la moyenne: personne ne veut obtenir la richesse fiscale de l'Alberta.»

Le chef de l'opposition du Nouveau-Brunswick, le libéral Shawn Graham, accompagnera M. Lord au Manitoba afin de faire front commun en faveur de la formule des 10 provinces.

Les résistances de l'Ontario et de l'Alberta incitent M. Lord à confier l'arbitrage de cette question à M. Harper et au Parlement.

«La décision reviendra au premier ministre [Stephen Harper] et au Parlement», a-t-il commenté.

«La péréquation est un programme fédéral, a-t-il ajouté, répétant ainsi ce que M. Harper avait précisé jeudi. L'argent ne vient pas des gouvernements de l'Alberta ou de l'Ontario. Il provient des contribuables canadiens, où qu'ils vivent.»

M. Harper avait aussi reconnu jeudi qu'il aimerait que les provinces en arrivent à un consensus, «mais il semble de plus en plus manifeste qu'il n'y en aura pas».

Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a déploré le fait que sa province a assumé historiquement la plus grande part du fardeau de la formule actuelle.

D'ailleurs, sa province transporte sa lutte en ligne. Un site Internet bilingue du gouvernement, strongontario.ca, se réclame d'un «Ontario fort pour un Canada fort». L'Ontario demande l'«équité fiscale»: la province prétend payer des milliards de dollars en impôts fédéraux de plus que ce qu'elle retire en services.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009