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Stephen Harper et les journalistes sont à couteaux tirés - À qui l'«honneur» de poser une question?

Alexandre Shields   27 mai 2006  Canada
La crise «médiatico-politique» qui oppose les journalistes de la Tribune parlementaire au bureau du premier ministre Stephen Harper va grandissant depuis l'élection des conservateurs. Les représentants de la presse l'accusent de vouloir contrôler les conférences de presse, de limiter au maximum les questions posées par la presse, de réduire les ministres au silence et de se réunir dans le plus grand secret. Un virage à 180 degrés par rapport à l'image de «transparence» projetée durant la campagne électorale. Mais M. Harper ne s'en formalise pas et, dorénavant, il s'adressera uniquement aux médias régionaux, qui ne cherchent pas à «jouer le rôle de l'opposition au gouvernement».
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  • oleron
    Abonné
    dimanche 28 mai 2006 10h00
    Le Canada amorcerait-il une glisse vers
    Le premier ministre du gouvernement conservateur minoritaire du Canada ne tolère pas la controverse ni ce qui en fait écho, notamment les médias et leurs journalistes professionnels, particulièrement ceux de la Tribune parlementaire d'Ottawa qui, dans l'exercice de leur profession, laquelle a pour objet d'informer les contribuables, osent l'interroger. Serait-ce que le Très Honorable Premier Ministre Westerner souhaite transformer le régime démocratique du Canada en autocratie ou en oligarchie, selon qu'il s'attribue personnellement une autorité illimitée ou qu'il concède une certaine souveraineté à un petit groupe de personnes, à une classe restreinte et privilégiée, comme l'extrême droite capitaliste et conservatrice ? Pense-t-il que le bien de la population se fonde nécessairement sur la générosité spontanée des grandes entreprises hantées par la recherche du profit à tout prix et la magnanimité des possédants matérialistes, attachés à leurs biens pour l'éternité ? La glisse du Canada vers un régime autoritaire, nationaliste, totalitaire, corporatiste, voué au renforcement du capitalisme, bref fasciste, pourrait alors se faire fort invitante. Non ?

    C'est clair que la droite conservatiste ignore qu'en 2004, il y a deux ans à peine, dans le cadre du Forum interparlementaire des Amériques, le gouvernement du Canada signait avec les autres pays participants une déclaration soutenant la promotion des valeurs démocratiques dans les Amériques du Nord, du Centre et du Sud. Avec les co-signataires, le Canada reconnaissait expressément que « la transparence des activités gouvernementales, la probité, la responsabilité des gouvernements dans la gestion publique, le respect des droits sociaux et la liberté d'expression et de presse sont des éléments fondamentaux de l'exercice de la démocratie » !!!

    Les Canadiens ne sont certes pas chanceux. Les deux grands partis politiques de leur pays semblent bien avoir failli en regard de certains fondements de la démocratie : les Libéraux, en matière de probité et de responsabilité dans la gestion publique, et maintenant les Conservateurs faisant la moue à la liberté d'expression et de presse. Pas de chance, ces pauvres Canadiens qui doivent casquer pour soutenir la lourdeur des administrations publiques et satisfaire la cupidité de l'entourage de ces dernières : banques, grandes entreprises, nationales et multinationales (notamment les pétrolières plus puissantes que les États), bailleurs de fonds et spéculateurs de tout acabit, dont les profits s'accroissent de façon mirobolante, alors que la classe moyenne diminue et que la pauvreté s'étend de plus en plus! Sans compter que les économiquement forts ont toujours accès légalement aux échappatoires fiscaux, tandis que les autres catégories de citoyens n'ont pas les moyens de se payer les spécialistes à cet effet ou n'en ont pas besoin faute de revenu suffisant. Ils casquent et, selon certains politiciens, ils n'ont pas à savoir pourquoi ni comment leur argent est dépensé!

    La manipulation politicarde de l'information serait-elle en voie de voiler la transparence de l'administration centrale et d'opaliser le château de verre du gouvernement canadien ? Outre les quelques fidèles du parti, qu'en pensent les électeurs du Québec qui ont voté Conservateur par dépit ou vengeance aux dernières élections fédérales ?

    Claude Gendron, contribuable
    Rosemère (Québec)

  • oleron
    Abonné
    dimanche 28 mai 2006 10h01
    Le Canada amorcerait-il une glisse vers l'autocratie, l'oligarchie ou le facisme?
    Le premier ministre du gouvernement conservateur minoritaire du Canada ne tolère pas la controverse ni ce qui en fait écho, notamment les médias et leurs journalistes professionnels, particulièrement ceux de la Tribune parlementaire d'Ottawa qui, dans l'exercice de leur profession, laquelle a pour objet d'informer les contribuables, osent l'interroger. Serait-ce que le Très Honorable Premier Ministre Westerner souhaite transformer le régime démocratique du Canada en autocratie ou en oligarchie, selon qu'il s'attribue personnellement une autorité illimitée ou qu'il concède une certaine souveraineté à un petit groupe de personnes, à une classe restreinte et privilégiée, comme l'extrême droite capitaliste et conservatrice ? Pense-t-il que le bien de la population se fonde nécessairement sur la générosité spontanée des grandes entreprises hantées par la recherche du profit à tout prix et la magnanimité des possédants matérialistes, attachés à leurs biens pour l'éternité ? La glisse du Canada vers un régime autoritaire, nationaliste, totalitaire, corporatiste, voué au renforcement du capitalisme, bref fasciste, pourrait alors se faire fort invitante. Non ?

    C'est clair que la droite conservatiste ignore qu'en 2004, il y a deux ans à peine, dans le cadre du Forum interparlementaire des Amériques, le gouvernement du Canada signait avec les autres pays participants une déclaration soutenant la promotion des valeurs démocratiques dans les Amériques du Nord, du Centre et du Sud. Avec les co-signataires, le Canada reconnaissait expressément que « la transparence des activités gouvernementales, la probité, la responsabilité des gouvernements dans la gestion publique, le respect des droits sociaux et la liberté d'expression et de presse sont des éléments fondamentaux de l'exercice de la démocratie » !!!

    Les Canadiens ne sont certes pas chanceux. Les deux grands partis politiques de leur pays semblent bien avoir failli en regard de certains fondements de la démocratie : les Libéraux, en matière de probité et de responsabilité dans la gestion publique, et maintenant les Conservateurs faisant la moue à la liberté d'expression et de presse. Pas de chance, ces pauvres Canadiens qui doivent casquer pour soutenir la lourdeur des administrations publiques et satisfaire la cupidité de l'entourage de ces dernières : banques, grandes entreprises, nationales et multinationales (notamment les pétrolières plus puissantes que les États), bailleurs de fonds et spéculateurs de tout acabit, dont les profits s'accroissent de façon mirobolante, alors que la classe moyenne diminue et que la pauvreté s'étend de plus en plus! Sans compter que les économiquement forts ont toujours accès légalement aux échappatoires fiscaux, tandis que les autres catégories de citoyens n'ont pas les moyens de se payer les spécialistes à cet effet ou n'en ont pas besoin faute de revenu suffisant. Ils casquent et, selon certains politiciens, ils n'ont pas à savoir pourquoi ni comment leur argent est dépensé!

    La manipulation politicarde de l'information serait-elle en voie de voiler la transparence de l'administration centrale et d'opaliser le château de verre du gouvernement canadien ? Outre les quelques fidèles du parti, qu'en pensent les électeurs du Québec qui ont voté Conservateur par dépit ou vengeance aux dernières élections fédérales ?

    Claude Gendron, contribuable
    Rosemère (Québec)

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