L'armée manque de recrues
17 mai 2006
Canada
Ottawa — Malgré ses efforts de recrutement, l'armée arrive tout juste à remplacer les militaires qui quittent ses rangs, indique le rapport de la vérificatrice générale. Elle risque de connaître de sérieux problèmes de recrutement dans les prochaines années — et c'est sans tenir compte des ambitieux projets d'expansion qu'Ottawa a en réserve pour l'armée.
Les Forces armées ont réussi à enrayer le déclin de leurs effectifs et même à faire de modestes progrès, mais des milliers de personnes approchent de la retraite et le gouvernement veut ajouter 13 000 militaires aux troupes existantes.
Ce projet, et la baisse du nombre de jeunes hommes — bassin traditionnel de recrutement pour l'armée — dans la population, fait en sorte que l'armée devra renouveler sa façon d'attirer et de former les recrues, a déclaré hier la vérificatrice générale, Sheila Fraser.
Selon elle, la Défense nationale a fait certains progrès par rapport aux recommandations qu'elle avait formulées en 2002, mais elle a encore du travail à faire.
«Les problèmes dus au recrutement et aux départs naturels compromettent le succès de l'expansion projetée des Forces armées», note-t-elle dans son rapport au Parlement.
Cette mise en garde était basée sur le projet du précédent gouvernement libéral d'accroître de 5000 le nombre de soldats. Or le gouvernement conservateur veut porter ce nombre à 13 000, ce qui rend le problème encore plus aigu.
Au cours des quatre dernières années, l'armée a recruté 20 000 personnes, mais elle s'est retrouvée avec une augmentation nette de seulement 700 militaires formés. Au cours de ces quatre années, 16 000 personnes ont quitté l'armée. Des milliers d'autres sont toujours en formation, ce qui peut prendre de deux à sept ans.
Un autre rapport indique que la Défense nationale continue de payer des millions de dollars pour des cours de pilotage de base qu'elle n'utilise pas. Les Forces armées ont signé un contrat avec un entrepreneur privé en 1998 pour une quantité fixe de cours, mais elles ont surestimé leurs besoins.
L'armée a négocié une entente pour récupérer une partie de cet argent, mais la facture des cours non utilisés pour les quatre dernières années se monte à 39 millions de dollars.
Mme Fraser estime que l'armée doit simplifier son processus de recrutement. Les retards dans le traitement des demandes laissent des aspirants soldats dans les limbes pendant des mois.
Le rapport recommande que l'armée accroisse sa publicité et trouve des moyens de recruter davantage de membres des minorités visibles, d'autochtones et de femmes.
Les Forces armées ont réussi à enrayer le déclin de leurs effectifs et même à faire de modestes progrès, mais des milliers de personnes approchent de la retraite et le gouvernement veut ajouter 13 000 militaires aux troupes existantes.
Ce projet, et la baisse du nombre de jeunes hommes — bassin traditionnel de recrutement pour l'armée — dans la population, fait en sorte que l'armée devra renouveler sa façon d'attirer et de former les recrues, a déclaré hier la vérificatrice générale, Sheila Fraser.
Selon elle, la Défense nationale a fait certains progrès par rapport aux recommandations qu'elle avait formulées en 2002, mais elle a encore du travail à faire.
«Les problèmes dus au recrutement et aux départs naturels compromettent le succès de l'expansion projetée des Forces armées», note-t-elle dans son rapport au Parlement.
Cette mise en garde était basée sur le projet du précédent gouvernement libéral d'accroître de 5000 le nombre de soldats. Or le gouvernement conservateur veut porter ce nombre à 13 000, ce qui rend le problème encore plus aigu.
Au cours des quatre dernières années, l'armée a recruté 20 000 personnes, mais elle s'est retrouvée avec une augmentation nette de seulement 700 militaires formés. Au cours de ces quatre années, 16 000 personnes ont quitté l'armée. Des milliers d'autres sont toujours en formation, ce qui peut prendre de deux à sept ans.
Un autre rapport indique que la Défense nationale continue de payer des millions de dollars pour des cours de pilotage de base qu'elle n'utilise pas. Les Forces armées ont signé un contrat avec un entrepreneur privé en 1998 pour une quantité fixe de cours, mais elles ont surestimé leurs besoins.
L'armée a négocié une entente pour récupérer une partie de cet argent, mais la facture des cours non utilisés pour les quatre dernières années se monte à 39 millions de dollars.
Mme Fraser estime que l'armée doit simplifier son processus de recrutement. Les retards dans le traitement des demandes laissent des aspirants soldats dans les limbes pendant des mois.
Le rapport recommande que l'armée accroisse sa publicité et trouve des moyens de recruter davantage de membres des minorités visibles, d'autochtones et de femmes.
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