Ottawa refuse toujours de s'excuser
15 mai 2006
Canada
Winnipeg — Les ministres et délégués des pays de la Francophonie se sont engagés hier à Winnipeg à renforcer leur présence en matière de maintien de la paix, au terme d'une conférence marquée par le coup de colère du Sénégal contre l'accueil réservé par le Canada à Abdou Diouf, secrétaire général d'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
S'exprimant pour la première fois sur cette affaire, M. Diouf a déclaré hier à la presse n'être «pas étonné qu'il y ait eu de l'émotion au Sénégal concernant ce qui s'est passé». «Je suis citoyen sénégalais et ancien président de la République du Sénégal», a-t-il tenu à souligner.
Le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio avait exigé la veille, en pleine séance plénière, des «excuses publiques» du premier ministre canadien Stephen Harper pour cet «incident grave».
Ottawa a rejeté la demande sénégalaise en rappelant que le ministre canadien des Affaires étrangères Peter MacKay avait déjà exprimé ses «profonds regrets» à M. Diouf pour cette affaire qui a jeté un froid sur la conférence.
Une réussite
La ministre canadienne de la Coopération internationale et de la Francophonie, Josée Verner, a cependant qualifié de «réussite» cette réunion qui «a renforcé le potentiel de la Francophonie à résoudre les conflits».
Les ministres — une vingtaine de pays africains — et délégués des 53 pays et gouvernements membres de l'OIF ont notamment réitéré leur engagement à «assurer une plus forte participation des pays de l'OIF aux opérations de maintien de la paix, en étroite coopération avec l'ONU», ainsi qu'à «renforcer les capacités des États dont les moyens sont insuffisants», dans une déclaration commune.
Ils ont également demandé à M. Diouf «d'examiner les possibilités pour l'OIF d'être associée» à des programmes comme Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) mis sur pied par la France. Ils ont enfin souhaité un renforcement de la formation linguistique des contingents non francophones déployés dans des pays de l'OIF.
Plus de la moitié des Casques bleus déployés dans le monde le sont dans des pays de l'OIF, comme la Côte d'Ivoire, le Burundi ou Haïti.
S'exprimant pour la première fois sur cette affaire, M. Diouf a déclaré hier à la presse n'être «pas étonné qu'il y ait eu de l'émotion au Sénégal concernant ce qui s'est passé». «Je suis citoyen sénégalais et ancien président de la République du Sénégal», a-t-il tenu à souligner.
Le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio avait exigé la veille, en pleine séance plénière, des «excuses publiques» du premier ministre canadien Stephen Harper pour cet «incident grave».
Ottawa a rejeté la demande sénégalaise en rappelant que le ministre canadien des Affaires étrangères Peter MacKay avait déjà exprimé ses «profonds regrets» à M. Diouf pour cette affaire qui a jeté un froid sur la conférence.
Une réussite
La ministre canadienne de la Coopération internationale et de la Francophonie, Josée Verner, a cependant qualifié de «réussite» cette réunion qui «a renforcé le potentiel de la Francophonie à résoudre les conflits».
Les ministres — une vingtaine de pays africains — et délégués des 53 pays et gouvernements membres de l'OIF ont notamment réitéré leur engagement à «assurer une plus forte participation des pays de l'OIF aux opérations de maintien de la paix, en étroite coopération avec l'ONU», ainsi qu'à «renforcer les capacités des États dont les moyens sont insuffisants», dans une déclaration commune.
Ils ont également demandé à M. Diouf «d'examiner les possibilités pour l'OIF d'être associée» à des programmes comme Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) mis sur pied par la France. Ils ont enfin souhaité un renforcement de la formation linguistique des contingents non francophones déployés dans des pays de l'OIF.
Plus de la moitié des Casques bleus déployés dans le monde le sont dans des pays de l'OIF, comme la Côte d'Ivoire, le Burundi ou Haïti.
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