Harper promet de l'argent aux agriculteurs
Des fermiers en colère manifestent devant la résidence du premier ministre
25 avril 2006
Canada
Stephen Harper
Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper a promis hier qu'il y aurait de l'argent pour les agriculteurs dans le budget de mardi prochain, mais le montant décevra probablement les principaux intéressés, qui réclament une injection de deux milliards par année.
Hier matin, des fermiers se sont une nouvelle fois transformés en manifestants et ont défilé avec leur machinerie lourde devant le Parlement et la résidence du premier ministre, le 24, promenade Sussex, ralentissant la circulation automobile dans la capitale.
Dans une lettre ouverte à M. Harper, les représentants de la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) ont soutenu que les producteurs avaient besoin d'un coup de pouce sans délai.
«Il est honteux qu'une société aussi riche, progressiste et socialement équitable que le Canada fasse aussi peu de cas de ses agriculteurs et de sa production vivrière, ont-ils écrit. Cette production, et les travailleurs qui l'assurent, sont tenus pour acquis dans ce pays.»
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ne s'est pas fait prier pour appuyer la cause des agriculteurs, en refusant toutefois de chiffrer ses propres demandes.
«Le 5 avril dernier, le ministre de l'Agriculture [Chuck Strahl] déclarait en Chambre que des mesures d'aide seraient annoncées par son gouvernement d'ici quelques jours, a rappelé M. Duceppe. Nous voilà vingt jours plus tard, et les agriculteurs attendent encore, alors que plusieurs d'entre eux n'ont même pas les moyens de payer leurs semences. Le gouvernement a bien des pouvoirs, mais pas celui de changer l'ordre des saisons! C'est aujourd'hui que les agriculteurs ont besoin d'aide.»
Stephen Harper a souligné que son parti s'était engagé, en campagne électorale, à augmenter de 500 millions par année les subventions à l'agriculture.
«Nous avons l'intention de respecter cette promesse, a déclaré M. Harper. Je dis au chef du Bloc d'attendre le budget, mais j'espère que nous aurons l'appui du Bloc québécois pour ce budget et pour nos fermiers.»
Hausse des coûts
Le président de la FCA, Bob Friesen, prétend que les fermiers ont besoin de six milliards de plus en trois ans afin de pouvoir être concurrentiels sur la scène mondiale. En conférence de presse à Ottawa, il a affirmé que la hausse des coûts de production et les difficultés des dernières années mettaient en péril l'industrie agricole canadienne.
Au début du mois, plus de 6000 fermiers, dont un fort contingent venant du Québec, avaient manifesté sur la colline du Parlement.
En campagne électorale, les conservateurs avaient aussi promis d'améliorer le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole. Or, plusieurs provinces s'opposent à des modifications en profondeur de cette initiative, qu'elles financent à hauteur de 40 %.
La crise actuelle s'explique en partie par l'importance de l'aide financière accordée par les États-Unis et l'Union européenne à leurs agriculteurs, ce qui rend la vie difficile aux producteurs canadiens.
Le Canada et les pays en développement tentent depuis des années d'obtenir une réduction importante de ces subventions dans le cadre des négociations multilatérales de l'Organisation mondiale du commerce, mais sans succès jusqu'à présent.
Selon des chiffres de la FCA, la dette globale des agriculteurs a bondi de 90 % entre 1995 et 2004, pour atteindre 48,9 milliards.
Hier matin, des fermiers se sont une nouvelle fois transformés en manifestants et ont défilé avec leur machinerie lourde devant le Parlement et la résidence du premier ministre, le 24, promenade Sussex, ralentissant la circulation automobile dans la capitale.
Dans une lettre ouverte à M. Harper, les représentants de la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) ont soutenu que les producteurs avaient besoin d'un coup de pouce sans délai.
«Il est honteux qu'une société aussi riche, progressiste et socialement équitable que le Canada fasse aussi peu de cas de ses agriculteurs et de sa production vivrière, ont-ils écrit. Cette production, et les travailleurs qui l'assurent, sont tenus pour acquis dans ce pays.»
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ne s'est pas fait prier pour appuyer la cause des agriculteurs, en refusant toutefois de chiffrer ses propres demandes.
«Le 5 avril dernier, le ministre de l'Agriculture [Chuck Strahl] déclarait en Chambre que des mesures d'aide seraient annoncées par son gouvernement d'ici quelques jours, a rappelé M. Duceppe. Nous voilà vingt jours plus tard, et les agriculteurs attendent encore, alors que plusieurs d'entre eux n'ont même pas les moyens de payer leurs semences. Le gouvernement a bien des pouvoirs, mais pas celui de changer l'ordre des saisons! C'est aujourd'hui que les agriculteurs ont besoin d'aide.»
Stephen Harper a souligné que son parti s'était engagé, en campagne électorale, à augmenter de 500 millions par année les subventions à l'agriculture.
«Nous avons l'intention de respecter cette promesse, a déclaré M. Harper. Je dis au chef du Bloc d'attendre le budget, mais j'espère que nous aurons l'appui du Bloc québécois pour ce budget et pour nos fermiers.»
Hausse des coûts
Le président de la FCA, Bob Friesen, prétend que les fermiers ont besoin de six milliards de plus en trois ans afin de pouvoir être concurrentiels sur la scène mondiale. En conférence de presse à Ottawa, il a affirmé que la hausse des coûts de production et les difficultés des dernières années mettaient en péril l'industrie agricole canadienne.
Au début du mois, plus de 6000 fermiers, dont un fort contingent venant du Québec, avaient manifesté sur la colline du Parlement.
En campagne électorale, les conservateurs avaient aussi promis d'améliorer le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole. Or, plusieurs provinces s'opposent à des modifications en profondeur de cette initiative, qu'elles financent à hauteur de 40 %.
La crise actuelle s'explique en partie par l'importance de l'aide financière accordée par les États-Unis et l'Union européenne à leurs agriculteurs, ce qui rend la vie difficile aux producteurs canadiens.
Le Canada et les pays en développement tentent depuis des années d'obtenir une réduction importante de ces subventions dans le cadre des négociations multilatérales de l'Organisation mondiale du commerce, mais sans succès jusqu'à présent.
Selon des chiffres de la FCA, la dette globale des agriculteurs a bondi de 90 % entre 1995 et 2004, pour atteindre 48,9 milliards.
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