Protocole réduit pour les soldats morts en Afghanistan
24 avril 2006
Canada
Ottawa — L'unifolié ne flottera plus à mi-mât sur la Tour de la paix, sur la Colline parlementaire, et il serait étonnant que le premier ministre Stephen Harper se rende à la base des Forces armées canadiennes de Trenton, en Ontario, pour accueillir les dépouilles des derniers soldats canadiens morts en Afghanistan.
Il ne s'agit pas d'un manque de respect envers les militaires canadiens ou leur famille cependant, ont estimé hier des observateurs politiques et militaires. Il s'agit simplement de revenir au protocole traditionnel et de mettre fin à ce que certains militaires de carrière considéraient déjà comme une «exagération» médiatique et publique de ce qui est inévitable en temps de guerre.
«Je pense aux personnes indécises quant à leur appui pour nos soldats, dont ils ne comprennent d'ailleurs pas la mission», a remarqué le major-général à la retraite Lewis MacKenzie, en faisant allusion aux manchettes alarmantes des quotidiens sur les dernières victimes canadiennes de la guerre en Afghanistan.
«Comme ancien membre du Régiment d'infanterie légère Princesse Patricia, je me dis que c'est franchement exagéré.» Depuis qu'un pilote de F-16 américain a tué les premiers soldats canadiens en Afghanistan, en lâchant une bombe sur eux par erreur, en avril 2002, les médias ont couvert en long et en large tous les incidents ayant impliqué des soldats canadiens dans ce pays. À l'époque, le premier ministre Jean Chrétien, les chefs des partis d'opposition aux Communes et le commandement de l'armée avaient assisté au retour des dépouilles des soldats à la base de Trenton, une formule qui a été appliquée par la suite pour les autres victimes du conflit. Aux États-Unis, par comparaison, le Pentagone ne fournit aucune information aux médias sur les soldats américains morts en Irak depuis le début de l'invasion de ce pays en 2003.
Ainsi, hier, alors que les journaux canadiens faisaient grand état de la mort des soldats Matthew Dinning, Myles Mansell, William Turner et Randy Payne, au sud de la frontière, la majorité des journaux ne faisait que mentionner que huit soldats américains étaient morts en Irak en fin de semaine.
Bien qu'aucune décision n'ait été rendue officielle, tout indique que le premier ministre Harper ne se rendra pas à Trenton pour accueillir les dépouilles des quatre dernières victimes canadiennes mortes en service. Quant au drapeau canadien, il n'avait pas été hissé à mi-mât sur la Tour de la paix pour les quatre soldats morts en Afghanistan avant ceux de la dernière fin de semaine.
Il ne s'agit pas d'un manque de respect envers les militaires canadiens ou leur famille cependant, ont estimé hier des observateurs politiques et militaires. Il s'agit simplement de revenir au protocole traditionnel et de mettre fin à ce que certains militaires de carrière considéraient déjà comme une «exagération» médiatique et publique de ce qui est inévitable en temps de guerre.
«Je pense aux personnes indécises quant à leur appui pour nos soldats, dont ils ne comprennent d'ailleurs pas la mission», a remarqué le major-général à la retraite Lewis MacKenzie, en faisant allusion aux manchettes alarmantes des quotidiens sur les dernières victimes canadiennes de la guerre en Afghanistan.
«Comme ancien membre du Régiment d'infanterie légère Princesse Patricia, je me dis que c'est franchement exagéré.» Depuis qu'un pilote de F-16 américain a tué les premiers soldats canadiens en Afghanistan, en lâchant une bombe sur eux par erreur, en avril 2002, les médias ont couvert en long et en large tous les incidents ayant impliqué des soldats canadiens dans ce pays. À l'époque, le premier ministre Jean Chrétien, les chefs des partis d'opposition aux Communes et le commandement de l'armée avaient assisté au retour des dépouilles des soldats à la base de Trenton, une formule qui a été appliquée par la suite pour les autres victimes du conflit. Aux États-Unis, par comparaison, le Pentagone ne fournit aucune information aux médias sur les soldats américains morts en Irak depuis le début de l'invasion de ce pays en 2003.
Ainsi, hier, alors que les journaux canadiens faisaient grand état de la mort des soldats Matthew Dinning, Myles Mansell, William Turner et Randy Payne, au sud de la frontière, la majorité des journaux ne faisait que mentionner que huit soldats américains étaient morts en Irak en fin de semaine.
Bien qu'aucune décision n'ait été rendue officielle, tout indique que le premier ministre Harper ne se rendra pas à Trenton pour accueillir les dépouilles des quatre dernières victimes canadiennes mortes en service. Quant au drapeau canadien, il n'avait pas été hissé à mi-mât sur la Tour de la paix pour les quatre soldats morts en Afghanistan avant ceux de la dernière fin de semaine.
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