Bilinguisme - Des primes versées pour rien
20 avril 2006
Canada
Ottawa — Des dizaines de fonctionnaires fédéraux reçoivent une prime au bilinguisme de 800 $ par année alors qu'ils n'y ont pas droit, révèle une vérification interne du ministère des Affaires étrangères.
Surveillance déficiente, mauvaise coordination entre les différents services du ministère et manque de clarté des règles: voilà ce qui explique, selon les vérificateurs, cette «confusion».
Pas moins de 11 % des 1099 diplomates qui occupent des postes bilingues à l'étranger touchent la prime alors qu'ils ne maîtrisent pas les deux langues officielles. Dans d'autres cas, des diplomates reçoivent la prime même s'ils occupent des postes qui n'ont pas été désignés bilingues et qui ne donnent donc pas droit à la récompense.
Le problème existe aussi chez les fonctionnaires en poste à Ottawa: 74 d'entre eux touchent la prime alors que leurs postes exigent la connaissance d'une seule langue.
Le manque de suivi permet aussi à des employés qui ne répondent plus aux exigences linguistiques de leurs postes de continuer à toucher la prime. Le rapport de vérification fait état de 134 postes bilingues, sur 2157, pour lesquels les titulaires n'ont pas réussi de test linguistique depuis 1990.
En tout, quelque 344 fonctionnaires du ministère reçoivent la prime au bilinguisme sans y avoir droit, ce qui coûte plus de 275 000 $ par année au gouvernement.
Surveillance déficiente, mauvaise coordination entre les différents services du ministère et manque de clarté des règles: voilà ce qui explique, selon les vérificateurs, cette «confusion».
Pas moins de 11 % des 1099 diplomates qui occupent des postes bilingues à l'étranger touchent la prime alors qu'ils ne maîtrisent pas les deux langues officielles. Dans d'autres cas, des diplomates reçoivent la prime même s'ils occupent des postes qui n'ont pas été désignés bilingues et qui ne donnent donc pas droit à la récompense.
Le problème existe aussi chez les fonctionnaires en poste à Ottawa: 74 d'entre eux touchent la prime alors que leurs postes exigent la connaissance d'une seule langue.
Le manque de suivi permet aussi à des employés qui ne répondent plus aux exigences linguistiques de leurs postes de continuer à toucher la prime. Le rapport de vérification fait état de 134 postes bilingues, sur 2157, pour lesquels les titulaires n'ont pas réussi de test linguistique depuis 1990.
En tout, quelque 344 fonctionnaires du ministère reçoivent la prime au bilinguisme sans y avoir droit, ce qui coûte plus de 275 000 $ par année au gouvernement.
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