Harper menace ses ministres de sanctions
15 avril 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
En bon père de famille, Steven Harper a accompagné son fils à une partie de hockey hier (Calgary contre le Colorado). En premier ministre qui dirige un gouvernement minoritaire, il a fait prévenir ses ministres qu’il ne tolérerait aucun faux pas d
Ottawa — Les ministres du nouveau gouvernement conservateur ont été prévenus qu'ils pourraient se voir interdire de voyager, être humiliés publiquement, voire être congédiés s'ils parlent à tort et à travers.
Le premier ministre fédéral, Stephen Harper, est déterminé à ce que son programme ne déraille pas, et ses ministres ont été informés que tout faux pas pourrait leur valoir des sanctions.
Le chef de cabinet de M. Harper, Ian Brodie, a lancé de sérieuses mises en garde à l'intention de ses collègues des bureaux ministériels au sujet des sanctions prévues pour les membres du cabinet qui embarrasseraient ou contrediraient le gouvernement en public, affirment certaines sources.
La sanction la plus grave — l'expulsion du cabinet, le transfert à un autre portefeuille — n'a pas encore été imposée.
Toutefois, la punition la moins sérieuse, l'humiliation publique, a été infligée à au moins deux ministres de cabinet et à un député de la Colombie-Britannique.
Tous ont été contraints de ravaler leurs paroles en public, quelques heures après avoir provoqué des manchettes malheureuses pour les conservateurs.
«Elle est constante», a indiqué un responsable du gouvernement au sujet de la pression exercée sur les ministres.
«Le message vient d'en haut: en cas de mauvais pas, vous devrez vous rétracter publiquement, pas de "si", de "et" ou de "mais".
«Tenez-vous-en donc à la ligne du parti ou vous devrez dire à tout le monde que vous êtes un pauvre idiot ayant commis une gaffe.»
Le ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, est devenu la plus récente victime de cette politique interne, cette semaine. M. Bernier a affirmé lors d'une entrevue à la radio que le Canada pourrait perdre sa bataille juridique contre les États-Unis et que les contribuables ne devraient pas être tenus de payer les garanties de prêt pour l'industrie du bois d'oeuvre.
À la demande du cabinet du premier ministre, M. Bernier a été contraint de diffuser un communiqué de presse dans lequel il a précisé que ses propos sur le bois d'oeuvre ne reflétaient aucunement les opinions de son gouvernement, pas plus que celle de son ministère.
«M. Bernier a clarifié sa position», s'est par la suite contenté de dire le premier ministre Harper.
Le premier ministre fédéral, Stephen Harper, est déterminé à ce que son programme ne déraille pas, et ses ministres ont été informés que tout faux pas pourrait leur valoir des sanctions.
Le chef de cabinet de M. Harper, Ian Brodie, a lancé de sérieuses mises en garde à l'intention de ses collègues des bureaux ministériels au sujet des sanctions prévues pour les membres du cabinet qui embarrasseraient ou contrediraient le gouvernement en public, affirment certaines sources.
La sanction la plus grave — l'expulsion du cabinet, le transfert à un autre portefeuille — n'a pas encore été imposée.
Toutefois, la punition la moins sérieuse, l'humiliation publique, a été infligée à au moins deux ministres de cabinet et à un député de la Colombie-Britannique.
Tous ont été contraints de ravaler leurs paroles en public, quelques heures après avoir provoqué des manchettes malheureuses pour les conservateurs.
«Elle est constante», a indiqué un responsable du gouvernement au sujet de la pression exercée sur les ministres.
«Le message vient d'en haut: en cas de mauvais pas, vous devrez vous rétracter publiquement, pas de "si", de "et" ou de "mais".
«Tenez-vous-en donc à la ligne du parti ou vous devrez dire à tout le monde que vous êtes un pauvre idiot ayant commis une gaffe.»
Le ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, est devenu la plus récente victime de cette politique interne, cette semaine. M. Bernier a affirmé lors d'une entrevue à la radio que le Canada pourrait perdre sa bataille juridique contre les États-Unis et que les contribuables ne devraient pas être tenus de payer les garanties de prêt pour l'industrie du bois d'oeuvre.
À la demande du cabinet du premier ministre, M. Bernier a été contraint de diffuser un communiqué de presse dans lequel il a précisé que ses propos sur le bois d'oeuvre ne reflétaient aucunement les opinions de son gouvernement, pas plus que celle de son ministère.
«M. Bernier a clarifié sa position», s'est par la suite contenté de dire le premier ministre Harper.
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