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Klein s'en ira

5 avril 2006  Canada
Ralph Klein cachait mal son émotion hier.
Photo : Agence Reuters
Ralph Klein cachait mal son émotion hier.
Edmonton — Après plus de 13 ans comme premier ministre, celui que de nombreux Albertains appellent tout simplement «Ralph» tire sa révérence beaucoup plus tôt qu'il ne l'aurait souhaité.

Alors que plusieurs des membres de son caucus pleuraient, Ralph Klein a annoncé hier qu'il quittera ses fonctions à la fin de cette année — après avoir été victime du même style politique sans concessions qui avait contribué à lui faire remporter la direction des progressistes-conservateurs en décembre 1992.

M. Klein, qui est le premier ministre provincial en poste depuis le plus longtemps au pays, a affirmé qu'il quittait sans regrets.

«Mon père était lutteur et il entraînait aussi des boxeurs, a-t-il dit. Lorsque j'avais 12 ans, je n'étais pas très bon, mais il me faisait boxer quand même. Je suis content d'avoir plutôt fait de la politique.»

Subissant les pressions des membres de l'organisation progressiste-conservatrice, M. Klein a reconnu qu'il devait prendre acte des 55 % d'appuis qu'il a obtenus lors du congrès annuel de son parti, la fin de semaine dernière à Calgary.

«Ce nombre d'appuis n'était pas celui auquel je m'attendais et il n'était pas suffisant pour que je reste aussi longtemps que j'en avais l'intention», a dit M. Klein, qui a fait cette annonce dans une salle de l'assemblée législative albertaine.

Le premier ministre a affirmé qu'il enverrait une lettre au parti en septembre pour réclamer le déclenchement d'une course à la direction, qui pourrait survenir aussi rapidement qu'en octobre.

«Dès qu'un successeur sera trouvé, je quitterai mes fonctions de chef du parti et de premier ministre mais je travaillerai avec le nouveau chef afin de faciliter la transition», a-t-il déclaré.

M. Klein, âgé de 63 ans, a soutenu qu'il n'en voulait pas à ceux qui, après l'avoir porté aux nues, ont contribué au mouvement réclamant son départ avant la date prévue du printemps 2008.

Le premier ministre a soutenu que son bureau avait, au cours des derniers jours, reçu 800 courriels et coups de téléphone réclamant qu'il reste en fonction.






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