Harper et Bush, comme larrons en foire
1 avril 2006
Canada
Cancún — Le sommet tripartite de Cancún sera immortalisé comme le moment où Stephen Harper et George W. Bush auront pu se découvrir des atomes crochus. Les deux hommes n'ont pas hésité, lors de la conférence de presse de clôture de l'événement, à vanter leurs mérites respectifs et dire à quel point ils aimaient travailler ensemble.
Ainsi, le président américain a dit de Stephen Harper que «s'il a un problème, il est prêt à le dire de manière claire qui permet à tout le monde de bien comprendre. C'est comme cela que j'aime traiter avec les gens.» Le premier ministre a décrit M. Bush comme quelqu'un «qui met toujours l'accent sur l'action et les résultats. J'apprécie ces qualités. Nous n'avons pas la même personnalité, mais nous partageons cet accent», a-t-il dit en français. «Ce n'était pas la première fois que je rencontrais le président Bush, mais mon impression est plus forte que jamais.» M. Harper avait rencontré le président à titre de chef de l'opposition officielle à l'automne 2004.
M. Harper, qui avait fait campagne sur l'amélioration des relations canado-américaines, a ainsi réussi un bon départ. Déjà à Ottawa, l'ambassadeur américain David Wilkins a sauté dans l'avion du premier ministre pour se rendre en sa compagnie à Cancún. «Ce n'est pas une pratique exceptionnelle», jure-t-on à l'ambassade. Puis, ce fut au tour de Stephen Harper de partager l'hélicoptère de M. Bush pour se rendre au site maya de Chichen Itza, jeudi matin.
M. Harper n'a pas hésité pendant les deux jours qu'a duré le sommet à faire connaître publiquement ses différends avec le président américain. Ainsi, après que M. Bush eut expliqué aux journalistes pourquoi la présentation d'un passeport à la frontière serait nécessaire, M. Harper a pris la parole pour dire qu'il était «inquiet» et qu'il avait «exprimé ces inquiétudes à M. Bush».
D'ailleurs, en point de presse, une journaliste canadienne a demandé au premier ministre de fournir des exemples de moments où il s'était montré ferme envers le président. «Je ne discute pas de mes conversations privées. Mais ceux qui me connaissent savent que parfois je peux m'exprimer, croyez-le ou non, non seulement de manière directe, mais aussi colorée et même de manière qui ne convient pas pour la télévision.» «J'en conclus, a répliqué la journaliste, que vous avez sacré en présence du président.» Le commentaire a provoqué l'hilarité générale et malgré son sourire, M. Harper ne l'a pas contredite...
Ainsi, le président américain a dit de Stephen Harper que «s'il a un problème, il est prêt à le dire de manière claire qui permet à tout le monde de bien comprendre. C'est comme cela que j'aime traiter avec les gens.» Le premier ministre a décrit M. Bush comme quelqu'un «qui met toujours l'accent sur l'action et les résultats. J'apprécie ces qualités. Nous n'avons pas la même personnalité, mais nous partageons cet accent», a-t-il dit en français. «Ce n'était pas la première fois que je rencontrais le président Bush, mais mon impression est plus forte que jamais.» M. Harper avait rencontré le président à titre de chef de l'opposition officielle à l'automne 2004.
M. Harper, qui avait fait campagne sur l'amélioration des relations canado-américaines, a ainsi réussi un bon départ. Déjà à Ottawa, l'ambassadeur américain David Wilkins a sauté dans l'avion du premier ministre pour se rendre en sa compagnie à Cancún. «Ce n'est pas une pratique exceptionnelle», jure-t-on à l'ambassade. Puis, ce fut au tour de Stephen Harper de partager l'hélicoptère de M. Bush pour se rendre au site maya de Chichen Itza, jeudi matin.
M. Harper n'a pas hésité pendant les deux jours qu'a duré le sommet à faire connaître publiquement ses différends avec le président américain. Ainsi, après que M. Bush eut expliqué aux journalistes pourquoi la présentation d'un passeport à la frontière serait nécessaire, M. Harper a pris la parole pour dire qu'il était «inquiet» et qu'il avait «exprimé ces inquiétudes à M. Bush».
D'ailleurs, en point de presse, une journaliste canadienne a demandé au premier ministre de fournir des exemples de moments où il s'était montré ferme envers le président. «Je ne discute pas de mes conversations privées. Mais ceux qui me connaissent savent que parfois je peux m'exprimer, croyez-le ou non, non seulement de manière directe, mais aussi colorée et même de manière qui ne convient pas pour la télévision.» «J'en conclus, a répliqué la journaliste, que vous avez sacré en présence du président.» Le commentaire a provoqué l'hilarité générale et malgré son sourire, M. Harper ne l'a pas contredite...
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