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Les francophones sont rares dans l'entourage de Harper

22 février 2006  Canada
Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper s'est défendu, hier, de ne pas avoir nommé beaucoup d'employés bilingues dans son cabinet politique.

«Nous avons des francophones dans toutes les fonctions importantes», a-t-il soutenu en conférence de presse au Parlement.

«Nous avons la capacité en français dans tous les niveaux et dans toutes les capacités du gouvernement.»

Le chef conservateur a même avancé que son conseil des ministres était «peut-être le plus bilingue de l'histoire du Canada», ce qui reste à vérifier. «Je pense que nous avons fait beaucoup de progrès», s'est-il félicité.

Or, le cabinet de Stephen Harper a annoncé, lundi soir, tout juste deux semaines après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, que William Stairs quittait ses fonctions de directeur des communications pour être remplacé par Sandra Buckler. Cette dernière ne parle pas français alors que M. Stairs était parfaitement bilingue.

De plus, la plupart des postes importants du bureau de M. Harper sont occupés par des unilingues anglophones. On pense notamment au chef de cabinet Ian Brodie, à son adjoint Patrick Muttart, au directeur des politiques Mark Cameron, au directeur des nominations Dave Penner et à l'attachée de presse principale, Carolyn Stewart-Olsen.

Pour l'instant, seuls l'adjoint de Mme Stewart-Olsen, Dimitris Soudas, et une autre employée politique, Karine Leroux, parlent couramment français.

M. Soudas a indiqué hier qu'il restait encore des postes à pourvoir au cabinet du premier ministre et qu'à terme, un juste équilibre serait atteint.

Quand ils étaient dans l'opposition, les conservateurs se vantaient que l'entourage de Stephen Harper était plus francophile que celui du chef libéral Paul Martin. Il est difficile de faire des comparaisons en cette matière, mais M. Martin disposait d'une secrétaire principale francophone, Hélène Chalifour Scherrer, pour faire un certain contrepoids au chef de cabinet unilingue anglophone, ce que M. Harper n'a pas encore.

Avant de commencer à travailler activement pour les conservateurs, au début de la dernière campagne électorale, Mme Buckler était lobbyiste auprès du gouvernement fédéral. Elle a notamment eu comme clients Coca-Cola, le Canadien National, Royale LePage, Rogers, la Financière Power, l'assureur Great-West, et la minière De Beers Canada.






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