Garderies: la détermination de Harper inquiète les provinces
27 janvier 2006
Canada
Photo : Agence France-Presse
Certaines provinces demandent au premier ministre Stephen Harper de respecter les ententes signées par son prédécesseur.
Ottawa — Stephen Harper est résolu à ne pas réévaluer son programme national de garderies, ce qui fait ruer dans les brancards les gouvernements de plusieurs provinces.
Le futur premier ministre s'était pourtant montré ouvert à dialoguer avec les partis de l'opposition, qui avaient vivement critiqué l'un des points forts de son programme électoral visant notamment à donner 250 millions de dollars par année en crédits d'impôt pour aider les garderies privées ou le milieu familial à faire de la place.
Mais lors de la première conférence qu'il a donnée après son élection, il n'a guère laissé de place au compromis.
Les libéraux et les néo-démocrates ont critiqué le plan des conservateurs, alléguant que celui-ci ne concernait pas les parents qui travaillent et ne satisfaisait pas les demandes d'un meilleur système d'éducation à la petite enfance.
Les premiers ministres de l'Ontario et de la Saskatchewan, Dalton McGuinty et Lorne Calvert, se disent tous deux préoccupés par le statut de leurs ententes.
M. McGuinty a indiqué qu'il était dans l'intérêt du gouvernement conservateur, s'il veut rallier les Ontariens à sa cause, de protéger toute entente fédérale-provinciale existante, y compris celle concernant les garderies.
Sans l'appui financier du gouvernement fédéral, M. Calvert craint, pour sa part, de voir avorter son programme sur les prématernelles d'ici la fin de l'année.
Les conservateurs ne devraient pas considérer les ententes comme des créations purement libérales mais devraient plutôt les voir comme des documents du gouvernement du Canada, a-t-il ajouté.
«Un document signé est un document qui a du poids», a renchéri la ministre des Services à la famille du Manitoba, Christine Melnick.
Elle souligne que son gouvernement néo-démocrate, qui s'était engagé à réaliser son propre plan d'une durée de cinq ans pour soutenir et encourager les travailleurs en service de garde, comptait sur l'aide financière promise par les libéraux pour les quatre prochaines années afin de le mener à terme.
Quant au premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, il estime plutôt que le plan des conservateurs est compatible avec sa vision des choses.
Son gouvernement avait été le dernier à s'entendre avec les libéraux sur la question, désireux d'obtenir plus de flexibilité pour aider les familles des régions rurales qui n'ont pas accès aux services de garde.
Le futur premier ministre s'était pourtant montré ouvert à dialoguer avec les partis de l'opposition, qui avaient vivement critiqué l'un des points forts de son programme électoral visant notamment à donner 250 millions de dollars par année en crédits d'impôt pour aider les garderies privées ou le milieu familial à faire de la place.
Mais lors de la première conférence qu'il a donnée après son élection, il n'a guère laissé de place au compromis.
Les libéraux et les néo-démocrates ont critiqué le plan des conservateurs, alléguant que celui-ci ne concernait pas les parents qui travaillent et ne satisfaisait pas les demandes d'un meilleur système d'éducation à la petite enfance.
Les premiers ministres de l'Ontario et de la Saskatchewan, Dalton McGuinty et Lorne Calvert, se disent tous deux préoccupés par le statut de leurs ententes.
M. McGuinty a indiqué qu'il était dans l'intérêt du gouvernement conservateur, s'il veut rallier les Ontariens à sa cause, de protéger toute entente fédérale-provinciale existante, y compris celle concernant les garderies.
Sans l'appui financier du gouvernement fédéral, M. Calvert craint, pour sa part, de voir avorter son programme sur les prématernelles d'ici la fin de l'année.
Les conservateurs ne devraient pas considérer les ententes comme des créations purement libérales mais devraient plutôt les voir comme des documents du gouvernement du Canada, a-t-il ajouté.
«Un document signé est un document qui a du poids», a renchéri la ministre des Services à la famille du Manitoba, Christine Melnick.
Elle souligne que son gouvernement néo-démocrate, qui s'était engagé à réaliser son propre plan d'une durée de cinq ans pour soutenir et encourager les travailleurs en service de garde, comptait sur l'aide financière promise par les libéraux pour les quatre prochaines années afin de le mener à terme.
Quant au premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, il estime plutôt que le plan des conservateurs est compatible avec sa vision des choses.
Son gouvernement avait été le dernier à s'entendre avec les libéraux sur la question, désireux d'obtenir plus de flexibilité pour aider les familles des régions rurales qui n'ont pas accès aux services de garde.
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