Réforme de la loi électorale au Québec - Les Inuits veulent leur propre circonscription
25 janvier 2006
Canada
Québec — Les Inuits du Nord québécois veulent avoir leur propre circonscription électorale à l'Assemblée nationale, pour y élire un député de leur choix.
«Nous attendons une réponse favorable du Québec, en retour des efforts des Inuits pour jouer un rôle de plus en plus grand dans la vie politique québécoise», ont expliqué hier, devant la commission spéciale sur la réforme électorale, deux représentants inuits, Maggie Emudluk, présidente du gouvernement régional Kativik, et Pita Aatami, président de la Corporation Makivik.
Il n'y a que 11 000 habitants au Nunavik. La création d'une circonscription électorale exige habituellement la présence d'environ 50 000 électeurs. Mais les leaders inuits ont plaidé qu'il existe une exception qu'on pourrait imiter: celle des îles de la Madeleine, qui constituent un comté même s'il n'y a que 14 000 électeurs.
Actuellement, le Nunavik est incorporé dans la circonscription d'Ungava, où le vote des Inuits est mêlé à celui des électeurs de Chibougamau, de Chapais, de Lebel-sur-Quévillon et de Matagami, ainsi qu'à celui des Cris de la Baie-James.
«La nation inuite est différente des populations qui vivent dans la partie sud du comté d'Ungava. Les gens du Nunavik ne sont pas informés des thèmes électoraux débattus dans le sud. Une forte proportion d'entre eux sont unilingues et ne parlent que l'inuktitut. C'est pourquoi le taux de participation des Inuits aux élections est si bas», mentionne le mémoire fourni par les représentants des Inuits.
Pour appuyer leur demande, Mme Emudluk et M. Aatami ont fait valoir que la situation vécue au Nunavik est carrément différente de celle du reste du Québec.
Les 11 000 Inuits vivent sur un territoire de 81 000 kilomètres carrés; ils sont répartis dans 14 villages éparpillés le long des côtes de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava, et vivent principalement de chasse et de pêche.
Leur démographie est à l'opposé de celle du Québec puisqu'il y a très peu de personnes âgées et que 60 % de la population a moins de 25 ans. Ils jouissent d'un régime juridique spécial, qui leur est reconnu par la Convention du Nord québécois.
Ils sont moins bien équipés en services que le reste du Québec, que ce soit en facilités de transport ou en approvisionnement d'eau potable. De plus, le coût de la vie est incomparable: la nourriture, qui arrive en totalité du Sud par transport aérien, coûte le double, et le prix moyen d'une résidence de 1500 pieds carrés est de 375 000 $.
«Nous demandons en conséquence à la commission sur la réforme électorale de contourner les exigences numériques prévues dans la loi, et de créer une circonscription électorale pour le Nunavik», ont réclamé Pita Aatami et Maggie Emudluk pour le peuple inuit.
La requête des Inuits a obtenu l'appui du député péquiste d'Ungava, Michel Létourneau, dont la circonscription inclut actuellement le Nunavik.
«J'appuie ce projet légitime de scinder l'actuelle circonscription d'Ungava pour que le Nunavik et la Baie-James soient représentés directement à l'Assemblée nationale», a déclaré le député Létourneau.
De plus, ce dernier a témoigné des distances incroyables à parcourir, de l'éloignement des communautés et de la spécificité de cette région, qui couvre 55 % du territoire du Québec.
«Nous attendons une réponse favorable du Québec, en retour des efforts des Inuits pour jouer un rôle de plus en plus grand dans la vie politique québécoise», ont expliqué hier, devant la commission spéciale sur la réforme électorale, deux représentants inuits, Maggie Emudluk, présidente du gouvernement régional Kativik, et Pita Aatami, président de la Corporation Makivik.
Il n'y a que 11 000 habitants au Nunavik. La création d'une circonscription électorale exige habituellement la présence d'environ 50 000 électeurs. Mais les leaders inuits ont plaidé qu'il existe une exception qu'on pourrait imiter: celle des îles de la Madeleine, qui constituent un comté même s'il n'y a que 14 000 électeurs.
Actuellement, le Nunavik est incorporé dans la circonscription d'Ungava, où le vote des Inuits est mêlé à celui des électeurs de Chibougamau, de Chapais, de Lebel-sur-Quévillon et de Matagami, ainsi qu'à celui des Cris de la Baie-James.
«La nation inuite est différente des populations qui vivent dans la partie sud du comté d'Ungava. Les gens du Nunavik ne sont pas informés des thèmes électoraux débattus dans le sud. Une forte proportion d'entre eux sont unilingues et ne parlent que l'inuktitut. C'est pourquoi le taux de participation des Inuits aux élections est si bas», mentionne le mémoire fourni par les représentants des Inuits.
Pour appuyer leur demande, Mme Emudluk et M. Aatami ont fait valoir que la situation vécue au Nunavik est carrément différente de celle du reste du Québec.
Les 11 000 Inuits vivent sur un territoire de 81 000 kilomètres carrés; ils sont répartis dans 14 villages éparpillés le long des côtes de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava, et vivent principalement de chasse et de pêche.
Leur démographie est à l'opposé de celle du Québec puisqu'il y a très peu de personnes âgées et que 60 % de la population a moins de 25 ans. Ils jouissent d'un régime juridique spécial, qui leur est reconnu par la Convention du Nord québécois.
Ils sont moins bien équipés en services que le reste du Québec, que ce soit en facilités de transport ou en approvisionnement d'eau potable. De plus, le coût de la vie est incomparable: la nourriture, qui arrive en totalité du Sud par transport aérien, coûte le double, et le prix moyen d'une résidence de 1500 pieds carrés est de 375 000 $.
«Nous demandons en conséquence à la commission sur la réforme électorale de contourner les exigences numériques prévues dans la loi, et de créer une circonscription électorale pour le Nunavik», ont réclamé Pita Aatami et Maggie Emudluk pour le peuple inuit.
La requête des Inuits a obtenu l'appui du député péquiste d'Ungava, Michel Létourneau, dont la circonscription inclut actuellement le Nunavik.
«J'appuie ce projet légitime de scinder l'actuelle circonscription d'Ungava pour que le Nunavik et la Baie-James soient représentés directement à l'Assemblée nationale», a déclaré le député Létourneau.
De plus, ce dernier a témoigné des distances incroyables à parcourir, de l'éloignement des communautés et de la spécificité de cette région, qui couvre 55 % du territoire du Québec.
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