Le NPD améliore son sort
L'objectif du Nouveau Parti démocratique (NPD) était de taille: surpasser le record établi par Ed Broadbent en 1988, avec 43 députés élus. Même s'il n'a pas réussi à gagner cet ambitieux pari, le parti de Jack Layton a tout de même réussi à améliorer sensiblement son sort hier en passant de 19 députés élus à 29, selon les prévisions disponibles au moment de mettre sous presse.
Manifestement, l'appel du chef du NPD aux libéraux désillusionnés a porté quelques fruits, la plupart des gains ayant été faits aux dépens du parti de Paul Martin, notamment en Colombie-Britannique et en Ontario. M. Layton avait invité les partisans libéraux à lui «prêter» leur vote le temps d'une élection afin de punir les libéraux pour leur mandat entaché par la corruption.
Mais même avec une trentaine de sièges et un peu plus de 17 % des voix, Jack Layton n'aura pas réussi à ménager l'espace nécessaire pour imposer son parti comme le parti prédominant de centre gauche au pays. Il aura encore fort à faire s'il veut reléguer les libéraux dans la marge en prévision du prochain scrutin.
Le NPD a toutefois réussi à conjurer le mauvais sort de 2004. À l'époque, les sondages avaient prédit 30 députés néo-démocrates à la Chambre des communes au lendemain des élections générales, mais une douzaine de circonscriptions étaient tombées entre les mains des conservateurs et des libéraux, la plupart par quelques centaines de voix ou moins.
Hier, non seulement les néo-démocrates ont conservé leurs sièges, mais ils en ont gagné plusieurs. Leur chef a rapidement donné le ton dans Toronto-Danforth. Jack Layton a devancé aisément la candidate libérale Deborah Coyne et le candidat conservateur Kren Clausen.
L'épouse de M. Layton, Olivia Chow, a gagné quant à elle la chaude lutte l'opposant au libéral Tony Ianno dans la circonscription ontarienne de Trinity-Spadina, le devançant par quelques voix seulement. C'était la troisième tentative de Mme Chow qui s'était inclinée devant M. Ianno en 2004 par moins de 1000 voix.
L'ancienne chef du NPD, Alexa Mc Donough, a pour sa part été réélue, elle qui avait été élue avec une majorité de seulement 1000 voix en 2004. Hier, elle a su conserver son siège, laissant sur le carreau le libéral Martin MacKinnon et le conservateur Andrew House dans Halifax.
Dans Acadie-Bathurst, le député néo-démocrate Yvon Godin était menacé par son opposant conservateur Serge Savoie. Au Nouveau-Brunswick, le premier ministre Bernard Lord avait multiplié les appels en faveur de Stephen Harper, mais ses prises de position n'auront pas suffi à déloger M. Godin qui a conservé son siège hier.
Le candidat néo-démocrate dans Hamilton-Est-Stoney, Wayne Marston, a eu raison du leader du gouvernement à la Chambre des communes, Tony Valeri. Dans Ottawa-centre, anciennement la circonscription d'Ed Broadbent, le candidat Paul Dewar a maintenu le fort néo-démocrate, devançant légèrement le libéral Richard Mahoney. Au Manitoba, le vétéran Bill Blaikie a résisté aux assauts de la conservatrice Linda West.
Les choses s'annonçaient moins roses pour le néo-démocrate Svend Robinson qui tentait hier un retour en politique dans Vancouver-Centre après avoir remporté sept élections consécutives dans la circonscription de Burnaby-Douglas. Le vétéran député avait démissionné avec fracas après avoir plaidé coupable dans une affaire de vol. Au moment de mettre sous presse, M. Robinson tirait de l'arrière derrière la libérale Hedy Fry.
Manifestement, l'appel du chef du NPD aux libéraux désillusionnés a porté quelques fruits, la plupart des gains ayant été faits aux dépens du parti de Paul Martin, notamment en Colombie-Britannique et en Ontario. M. Layton avait invité les partisans libéraux à lui «prêter» leur vote le temps d'une élection afin de punir les libéraux pour leur mandat entaché par la corruption.
Mais même avec une trentaine de sièges et un peu plus de 17 % des voix, Jack Layton n'aura pas réussi à ménager l'espace nécessaire pour imposer son parti comme le parti prédominant de centre gauche au pays. Il aura encore fort à faire s'il veut reléguer les libéraux dans la marge en prévision du prochain scrutin.
Le NPD a toutefois réussi à conjurer le mauvais sort de 2004. À l'époque, les sondages avaient prédit 30 députés néo-démocrates à la Chambre des communes au lendemain des élections générales, mais une douzaine de circonscriptions étaient tombées entre les mains des conservateurs et des libéraux, la plupart par quelques centaines de voix ou moins.
Hier, non seulement les néo-démocrates ont conservé leurs sièges, mais ils en ont gagné plusieurs. Leur chef a rapidement donné le ton dans Toronto-Danforth. Jack Layton a devancé aisément la candidate libérale Deborah Coyne et le candidat conservateur Kren Clausen.
L'épouse de M. Layton, Olivia Chow, a gagné quant à elle la chaude lutte l'opposant au libéral Tony Ianno dans la circonscription ontarienne de Trinity-Spadina, le devançant par quelques voix seulement. C'était la troisième tentative de Mme Chow qui s'était inclinée devant M. Ianno en 2004 par moins de 1000 voix.
L'ancienne chef du NPD, Alexa Mc Donough, a pour sa part été réélue, elle qui avait été élue avec une majorité de seulement 1000 voix en 2004. Hier, elle a su conserver son siège, laissant sur le carreau le libéral Martin MacKinnon et le conservateur Andrew House dans Halifax.
Dans Acadie-Bathurst, le député néo-démocrate Yvon Godin était menacé par son opposant conservateur Serge Savoie. Au Nouveau-Brunswick, le premier ministre Bernard Lord avait multiplié les appels en faveur de Stephen Harper, mais ses prises de position n'auront pas suffi à déloger M. Godin qui a conservé son siège hier.
Le candidat néo-démocrate dans Hamilton-Est-Stoney, Wayne Marston, a eu raison du leader du gouvernement à la Chambre des communes, Tony Valeri. Dans Ottawa-centre, anciennement la circonscription d'Ed Broadbent, le candidat Paul Dewar a maintenu le fort néo-démocrate, devançant légèrement le libéral Richard Mahoney. Au Manitoba, le vétéran Bill Blaikie a résisté aux assauts de la conservatrice Linda West.
Les choses s'annonçaient moins roses pour le néo-démocrate Svend Robinson qui tentait hier un retour en politique dans Vancouver-Centre après avoir remporté sept élections consécutives dans la circonscription de Burnaby-Douglas. Le vétéran député avait démissionné avec fracas après avoir plaidé coupable dans une affaire de vol. Au moment de mettre sous presse, M. Robinson tirait de l'arrière derrière la libérale Hedy Fry.
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