L’Ontario entrouvre la porte aux conservateurs
Photo : Agence Reuters
La libérale Belinda Stronach a suivi la soirée électorale en compagnie de son père Frank.
La percée des conservateurs en Ontario s’est arrêtée au pied de la tour du CN. Comme prévu, les libéraux ont consolidé leur emprise sur Toronto pendant que Stephen Harper réalisait de modestes gains dans les banlieues et les régions rurales.
À moins d’un revirement de dernière minute, la représentation ontarienne aux Communes sera constituée d’une majorité de députés libéraux, comme ce fut le cas lors des dernières élections. Au moment de mettre sous presse hier soir, le Parti libéral du Canada (PLC) avait récolté 43 sièges, contre 31 pour le Parti conservateur (PC) et huit pour le Parti néo-démocrate (NPD).
En 2004, les libéraux avaient raflé 75 circonscriptions en Ontario, soit trois fois plus que les conservateurs. Aujourd’hui, le fossé entre les deux partis est beaucoup moins grand.
Environ 90 minutes après la fermeture des bureaux de vote, les libéraux récoltaient 38 % des voix, contre 35 % aux conservateurs. En 2004, les Ontariens avaient donné leur appui aux libéraux dans une proportion de 44,7 % alors que les conservateurs avaient obtenu 31,5 % des voix, et le NPD, 18,1 %.
L’Ontario compte 106 députés, soit près du tiers des sièges disponibles au Parlement. C’est pourquoi les experts de la chose politique disent que la province détient les clés du 24, promenade Sussex. Tout indique cependant que les électeurs ontariens ont passé le précieux flambeau à d’autres.
Les libéraux ont sauvé les meubles hier soir. Ils n’ont pas retrouvé les scores des belles années de Jean Chrétien, alors qu’ils envoyaient une centaine de députés ontariens aux Communes. Le cas échéant, Paul Martin aurait pu aspirer à une majorité au lieu d’un rôle secondaire dans l’opposition.
Le PC a réalisé des gains, modestes mais bien réels. Au moins neuf libéraux ont été détrônés par des conservateurs tandis que le candidat néo-démocrate Wayne Marston a eu raison du leader à la Chambre des communes, Tony Valeri. MM. Marston et Valeri n’en étaient pas à leur premier affrontement. Le libéral avait remporté l’élection de justesse en 2004, par moins de 1000 voix.
Au moins sept ministres sortants, dont Belinda Stronach (Ressources humaines), gagneront les banquettes de l’opposition. C’est notamment le cas de Ken Dryden (Développement social), John McCallum (Revenu national), Joe Volpe (Citoyenneté et Immigration), Bill Graham (Défense nationale), Jim Peterson (Commerce international) et Joe Fontana (Travail et Logement). Ils devraient former un noyau solide au sein de l’opposition officielle.
Les libéraux ont réaffirmé leur mainmise sur Toronto en y récoltant la majorité des 23 sièges disponibles. Parmi les têtes connues, l’intellectuel Michael Ignatieff a été élu, de même que David McGuinty, le frère du premier ministre de l’Ontario. M. McGuinty a triomphé de l’ancien fonctionnaire fédéral Allan Cutler, qui avait dénoncé les abus commis dans le cadre du scandale des commandites.
Jack Layton, le chef du NPD, est un des rares survivants de ce raz-de-marée libéral dans la région de Toronto. Il a été réélu sans difficulté. Son épouse, Olivia Chow, bénéficiait de son côté d’une légère avance.
Outre M. Layton, le NPD a fait élire quatre autres députés. Aux dernières élections, le NPD avait récolté sept sièges en Ontario et semblait en voie de préserver les acquis, voire de faire mieux.
À moins d’un revirement de dernière minute, la représentation ontarienne aux Communes sera constituée d’une majorité de députés libéraux, comme ce fut le cas lors des dernières élections. Au moment de mettre sous presse hier soir, le Parti libéral du Canada (PLC) avait récolté 43 sièges, contre 31 pour le Parti conservateur (PC) et huit pour le Parti néo-démocrate (NPD).
En 2004, les libéraux avaient raflé 75 circonscriptions en Ontario, soit trois fois plus que les conservateurs. Aujourd’hui, le fossé entre les deux partis est beaucoup moins grand.
Environ 90 minutes après la fermeture des bureaux de vote, les libéraux récoltaient 38 % des voix, contre 35 % aux conservateurs. En 2004, les Ontariens avaient donné leur appui aux libéraux dans une proportion de 44,7 % alors que les conservateurs avaient obtenu 31,5 % des voix, et le NPD, 18,1 %.
L’Ontario compte 106 députés, soit près du tiers des sièges disponibles au Parlement. C’est pourquoi les experts de la chose politique disent que la province détient les clés du 24, promenade Sussex. Tout indique cependant que les électeurs ontariens ont passé le précieux flambeau à d’autres.
Les libéraux ont sauvé les meubles hier soir. Ils n’ont pas retrouvé les scores des belles années de Jean Chrétien, alors qu’ils envoyaient une centaine de députés ontariens aux Communes. Le cas échéant, Paul Martin aurait pu aspirer à une majorité au lieu d’un rôle secondaire dans l’opposition.
Le PC a réalisé des gains, modestes mais bien réels. Au moins neuf libéraux ont été détrônés par des conservateurs tandis que le candidat néo-démocrate Wayne Marston a eu raison du leader à la Chambre des communes, Tony Valeri. MM. Marston et Valeri n’en étaient pas à leur premier affrontement. Le libéral avait remporté l’élection de justesse en 2004, par moins de 1000 voix.
Au moins sept ministres sortants, dont Belinda Stronach (Ressources humaines), gagneront les banquettes de l’opposition. C’est notamment le cas de Ken Dryden (Développement social), John McCallum (Revenu national), Joe Volpe (Citoyenneté et Immigration), Bill Graham (Défense nationale), Jim Peterson (Commerce international) et Joe Fontana (Travail et Logement). Ils devraient former un noyau solide au sein de l’opposition officielle.
Les libéraux ont réaffirmé leur mainmise sur Toronto en y récoltant la majorité des 23 sièges disponibles. Parmi les têtes connues, l’intellectuel Michael Ignatieff a été élu, de même que David McGuinty, le frère du premier ministre de l’Ontario. M. McGuinty a triomphé de l’ancien fonctionnaire fédéral Allan Cutler, qui avait dénoncé les abus commis dans le cadre du scandale des commandites.
Jack Layton, le chef du NPD, est un des rares survivants de ce raz-de-marée libéral dans la région de Toronto. Il a été réélu sans difficulté. Son épouse, Olivia Chow, bénéficiait de son côté d’une légère avance.
Outre M. Layton, le NPD a fait élire quatre autres députés. Aux dernières élections, le NPD avait récolté sept sièges en Ontario et semblait en voie de préserver les acquis, voire de faire mieux.
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