vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 18h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Harper n'a pas tout dit, martèle Duceppe

Loi 101, déséquilibre fiscal et présence internationale du Québec, le chef conservateur est sommé de préciser sa pensée

21 janvier 2006  Canada
Photo : Jacques Nadeau
Québec — Pas de «chèque en blanc» pour Stephen Harper le 23 janvier, martèle Gilles Duceppe.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a repris hier son idée voulant que le chef conservateur, Stephen Harper, demeure imprécis sur plusieurs de ses positions et engagements électoraux. Et M. Harper doit tirer le tout au clair d'ici lundi pour que les électeurs sachent à quoi s'en tenir avant de voter.

«Je refuse de donner un chèque en blanc à Stephen Harper», s'est-il exclamé, alors qu'il faisait campagne dans la circonscription de Pontiac, en Outaouais, hier matin.

M. Duceppe cite la question du déséquilibre fiscal — toujours pas chiffré par M. Harper —, la loi 101 et la place du Québec sur la scène internationale. Sur ces questions, dit-il, M. Harper n'a pas corrigé ses affirmations passées ou ne dit pas clairement ce qu'il fera.

M. Duceppe a aussi déploré les prises de position de M. Harper sur l'accord de Kyoto et sur le bouclier antimissile américain.

À Masson-Angers, dans le comté de Pontiac, M. Duceppe a visité l'usine Papier Masson. Les travailleurs présents l'ont bien accueilli, s'arrêtant parfois pour lui faire la conversation.

Dans Pontiac, la candidate bloquiste Christine Émond-Lapointe fait une chaude lutte au conservateur Lawrence Cannon, d'après des sondages.

Et le Bloc espère aussi remporter des sièges ailleurs, en Outaouais, où il a d'ailleurs obtenu l'appui de la section régionale de l'Alliance de la fonction publique du Canada.

«Nous avons de très bonnes chances d'effectuer une percée et ce serait une première. Et ça sera une première», s'est exclamé M. Duceppe.

«Nos militants, nos bénévoles, nos partisans doivent faire sortir le vote. Je leur demande de donner tout ce qu'ils ont dans le ventre car les prochains jours seront déterminants», a lancé le chef du Bloc québécois.

Loi 101

Par ailleurs, M. Duceppe s'est montré insatisfait des réponses obtenues de Stephen Harper sur ses intentions par rapport à la Charte de la langue française. Jeudi, M. Duceppe avait ressorti des déclarations de M. Harper datant de 2002, dénonçant les «restrictions linguistiques» au Québec et le fait que l'organisme que M. Harper présidait en 1999 avait financé une contestation de la loi 101 devant les tribunaux. M. Duceppe avait ensuite demandé à M. Harper s'il était prêt à s'engager à ce que le gouvernement fédéral ne finance pas une éventuelle contestation de la loi 101.

Hier, M. Harper a répliqué que, s'il est élu premier ministre, il respectera la compétence de l'Assemblée nationale.

«Dans le passé, a-t-il dit, le Parti conservateur a appuyé le projet de loi S-3 et nous avons insisté sur un amendement pour respecter la compétence du Québec.»

S-3 est une loi du Sénat qui permet aux communautés francophones et anglophones de poursuivre le gouvernement fédéral si la Loi sur les langues officielles n'est pas respectée.

M. Harper a admis que la loi 101 a eu des effets positifs au Québec au fil des ans.

«Mais ce sont des décisions de l'Assemblée nationale, pas du fédéral, et je dis depuis des décennies que je crois que le gouvernement fédéral ne doit pas intervenir dans les compétences provinciales.»

Mais M. Duceppe est revenu à la charge durant la journée hier.

«C'est bien beau de dire qu'on respecte les compétences du Québec, ça c'est une chose. Mais est-ce qu'il s'engage à ce que le fédéral ne subventionne pas des groupes qui vont contester la loi 101? Va-t-il faire indirectement ce qu'il ne peut faire directement?»

M. Harper a également été interrogé pour savoir s'il demanderait à ses éventuels ministres d'apprendre le français, deuxième langue officielle du Canada, s'il est élu lundi.

«Évidemment, les deux langues officielles, c'est quelque chose d'important et c'est un grand avantage pour un homme et une femme politique au niveau fédéral. Je n'ai pas l'intention, à ce moment, de parler des choses d'un nouveau cabinet jusqu'à ce que je reçoive un mandat de la population», a répondu M. Harper.

En matinée, dans un restaurant de la circonscription de Papineau, à Montréal, M. Duceppe avait rencontré plusieurs membres de communautés culturelles venus appuyer le Bloc.

En après-midi, il accordait en rafale des entrevues à des médias de Québec.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012