Jonquière-Alma - Un candidat libéral concède la victoire avant de se rétracter
20 janvier 2006
Canada
À quatre jours du scrutin fédéral, Gilles Savard, candidat libéral de la circonscription de Jonquière-Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, a concédé la victoire hier à son adversaire conservateur et encouragé ses partisans à voter pour lui avant de se rétracter en début de soirée.
«Il n'est nullement question pour moi de me retirer à ce stade-ci de la campagne, a-t-il soutenu par voie de communiqué. Jamais je n'ai envisagé de ne pas me rendre jusqu'au bout de cette campagne.» M. Savard en a profité pour réaffirmer sa «détermination». «Je demeure un libéral convaincu et j'invite tous les électeurs libéraux à m'accorder leur confiance le 23 janvier prochain. Cependant, alors que j'encourage tous les électeurs à se prévaloir de leur droit démocratique, j'espère que ceux-ci appuieront des candidats aux convictions fédéralistes ayant à coeur les intérêts du Canada.»
Plus tôt en journée, le candidat libéral avait pourtant exprimé le souhait que le conservateur Jean-Pierre Blackburn soit élu puisqu'il pourrait bien être ministre au sein d'un éventuel gouvernement conservateur. Dans un communiqué transmis hier en fin d'après-midi, le lieutenant québécois du chef conservateur Stephen Harper, Lawrence Cannon, a invité les autres libéraux à imiter le geste de M. Savard.
«Il ne faut pas se conter d'histoires, c'est sûr que je ne serai pas le député en place demain [...], a déclaré M. Savard. Cependant, dans ma tête à moi, je fais la lecture [...], je suis sûr que M. Blackburn devra être le prochain député. À mon avis, c'est ça, c'est ainsi que je le vois.»
Deux sondages publiés en fin de semaine donnaient moins de 8 % du vote pour les libéraux, contre 37 % pour le Parti conservateur du Canada et plus de 50 % pour le Bloc québécois.
Le bloquiste Sébastien Gagnon représente Jonquière-Alma depuis 2004.
Militant libéral de longue date, Gilles Savard a aussi reproché à son chef Paul Martin d'avoir des qualités qui lui nuisent en politique.
«Paul Martin, c'est un bon gars, c'est un gars qui accepte la critique, qui est capable de fonctionner avec l'ensemble des gens, a-t-il commenté au réseau TVA. Dans le fond, il n'a pas de malice et il n'a pas de rancune. Malheureusement, il faut le dire, ses qualités, ça devient problématique en politique.»
Plus tôt cette semaine, le conseiller politique de M. Savard avait fait défection au profit des conservateurs. Une porte-parole de la section québécoise du Parti libéral du Canada a dit ne pas connaître les intentions de son candidat. Irène Marcheterre a affirmé que le nom de M. Savard apparaissait sur les bulletins de vote et qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de se retirer. Candidat conservateur dans la circonscription de Pontiac, Lawrence Cannon a invité les libéraux à devenir de «nouveaux bleus».
Dans son communiqué, le bras droit de Stephen Harper au Québec affirme que «le phénomène des "nouveaux bleus" est très réel» en raison du discrédit du PLC. Il argue que «les Québécois se joignent aussi au Parti conservateur en masse» et qu'«il s'est opéré un ralliement remarquable, dans tous les partis et dans toutes les couches de la société, en faveur de Jean-Pierre Blackburn».
Jean-Pierre Blackburn avait déjà été député progressiste-conservateur au sein du gouvernement de Brian Mulroney de 1984 à 1993.
Au cours de la campagne, le chef conservateur Stephen Harper a fait mention de M. Blackburn parmi les futurs députés qui pourraient devenir ministres dans un éventuel gouvernement conservateur.
En novembre, M. Savard s'était fait remarquer au congrès biennal de la section québécoise du PLC à Montréal. En effet, l'association libérale de Jonquière-Alma qu'il présidait avait soumis une résolution demandant que le gouvernement «mette en place un programme de promotion favorisant l'unité canadienne», ce qui rappelait le controversé programme fédéral de commandites, à l'origine de la commission Gomery et des déboires des libéraux fédéraux au Québec. Gilles Savard voulait faire contrepoids à la «propagande» des 54 députés bloquistes élus à la Chambre des communes.
«Il n'est nullement question pour moi de me retirer à ce stade-ci de la campagne, a-t-il soutenu par voie de communiqué. Jamais je n'ai envisagé de ne pas me rendre jusqu'au bout de cette campagne.» M. Savard en a profité pour réaffirmer sa «détermination». «Je demeure un libéral convaincu et j'invite tous les électeurs libéraux à m'accorder leur confiance le 23 janvier prochain. Cependant, alors que j'encourage tous les électeurs à se prévaloir de leur droit démocratique, j'espère que ceux-ci appuieront des candidats aux convictions fédéralistes ayant à coeur les intérêts du Canada.»
Plus tôt en journée, le candidat libéral avait pourtant exprimé le souhait que le conservateur Jean-Pierre Blackburn soit élu puisqu'il pourrait bien être ministre au sein d'un éventuel gouvernement conservateur. Dans un communiqué transmis hier en fin d'après-midi, le lieutenant québécois du chef conservateur Stephen Harper, Lawrence Cannon, a invité les autres libéraux à imiter le geste de M. Savard.
«Il ne faut pas se conter d'histoires, c'est sûr que je ne serai pas le député en place demain [...], a déclaré M. Savard. Cependant, dans ma tête à moi, je fais la lecture [...], je suis sûr que M. Blackburn devra être le prochain député. À mon avis, c'est ça, c'est ainsi que je le vois.»
Deux sondages publiés en fin de semaine donnaient moins de 8 % du vote pour les libéraux, contre 37 % pour le Parti conservateur du Canada et plus de 50 % pour le Bloc québécois.
Le bloquiste Sébastien Gagnon représente Jonquière-Alma depuis 2004.
Militant libéral de longue date, Gilles Savard a aussi reproché à son chef Paul Martin d'avoir des qualités qui lui nuisent en politique.
«Paul Martin, c'est un bon gars, c'est un gars qui accepte la critique, qui est capable de fonctionner avec l'ensemble des gens, a-t-il commenté au réseau TVA. Dans le fond, il n'a pas de malice et il n'a pas de rancune. Malheureusement, il faut le dire, ses qualités, ça devient problématique en politique.»
Plus tôt cette semaine, le conseiller politique de M. Savard avait fait défection au profit des conservateurs. Une porte-parole de la section québécoise du Parti libéral du Canada a dit ne pas connaître les intentions de son candidat. Irène Marcheterre a affirmé que le nom de M. Savard apparaissait sur les bulletins de vote et qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de se retirer. Candidat conservateur dans la circonscription de Pontiac, Lawrence Cannon a invité les libéraux à devenir de «nouveaux bleus».
Dans son communiqué, le bras droit de Stephen Harper au Québec affirme que «le phénomène des "nouveaux bleus" est très réel» en raison du discrédit du PLC. Il argue que «les Québécois se joignent aussi au Parti conservateur en masse» et qu'«il s'est opéré un ralliement remarquable, dans tous les partis et dans toutes les couches de la société, en faveur de Jean-Pierre Blackburn».
Jean-Pierre Blackburn avait déjà été député progressiste-conservateur au sein du gouvernement de Brian Mulroney de 1984 à 1993.
Au cours de la campagne, le chef conservateur Stephen Harper a fait mention de M. Blackburn parmi les futurs députés qui pourraient devenir ministres dans un éventuel gouvernement conservateur.
En novembre, M. Savard s'était fait remarquer au congrès biennal de la section québécoise du PLC à Montréal. En effet, l'association libérale de Jonquière-Alma qu'il présidait avait soumis une résolution demandant que le gouvernement «mette en place un programme de promotion favorisant l'unité canadienne», ce qui rappelait le controversé programme fédéral de commandites, à l'origine de la commission Gomery et des déboires des libéraux fédéraux au Québec. Gilles Savard voulait faire contrepoids à la «propagande» des 54 députés bloquistes élus à la Chambre des communes.
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