lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 13h51


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le chef conservateur revient à la charge avec les propos de Hargrove

20 janvier 2006  Canada
Stephen Harper appose un autocollant sur l’affiche d’un agent immobilier, question de rappeler aux électeurs qu’il réduira la TPS à 5 % s’il est élu.
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper appose un autocollant sur l’affiche d’un agent immobilier, question de rappeler aux électeurs qu’il réduira la TPS à 5 % s’il est élu.
Waterdown — À quatre jours du scrutin final, en pleine bataille de l'Ontario, le chef conservateur Stephen Harper a une fois de plus attaqué son adversaire libéral sur la question de l'unité canadienne en l'accusant d'être mou face aux commentaires du syndicaliste Buzz Hargrove.

Mercredi, alors qu'il faisait campagne aux côtés de Paul Martin, le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a pressé les Québécois à voter pour n'importe quel parti, même le Bloc québécois, afin de barrer la route aux conservateurs, qui semblent sur le chemin de la victoire.

Il ajoutait même que M. Harper était «séparatiste», puisqu'il propose une décentralisation de pouvoirs vers les provinces.

Piqué au vif par ce commentaire, M. Harper a exigé que le chef libéral s'en distancie complètement.

«C'est tout-à-fait inacceptable de suggérer que des électeurs doivent voter en faveur de la séparation de ce pays afin que le Parti libéral puisse se maintenir au pouvoir», a martelé M. Harper, lors d'un point de presse, jeudi matin, à Waterdown, au sud-ouest de Toronto.

Pourtant, la veille, M. Martin avait été contraint de prendre ses distances des propos de son coloré allié, affirmant qu'il n'avait jamais «remis en question le patriotisme de Stephen Harper».

Ce n'est pas suffisant, souligne M. Harper, qui dit toutefois ne pas tenir rigueur à la section québécoise de l'influent syndicat, qui appuie depuis plusieurs élections le Bloc québécois.

«La différence, c'est que M. Hargrove est un porte-parole pour la campagne libérale. Il était avec M. Martin quand il a fait cette déclaration que des Québécois devraient voter pour le Bloc pour éviter un nouveau gouvernement. Je pense que pour un premier ministre, un parti fédéraliste, c'est tout à fait inacceptable et M. Martin devrait se distancer de ces commentaires.»

Le chef conservateur a poursuivi sa campagne, jeudi, en Ontario, la province où la bataille avec les libéraux est la plus féroce. A chaque arrêt, M. Harper a repris dans son discours l'association entre M. Martin et M. Hargrove, tapant sur le clou de l'unité nationale dans une province toujours préoccupée par la remontée des appuis à la souveraineté au Québec.

Cela permet au chef conservateur d'arguer que seul son parti est en mesure de rebâtir l'unité du pays durement malmenée par les libéraux à cause du scandale des commandites.

«La réalité, c'est que seulement le Parti conservateur peut, à l'heure actuelle, obtenir des appuis substantiels d'un bout à l'autre du pays, a-t-il soutenu. La réélection du gouvernement actuel enverrait un signal terrible aux Québécois et aux autres Canadiens que le fédéralisme est corrompu et ne peut être amélioré, ce qui poserait un sérieux problème pour notre pays.»






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009