Le chef conservateur revient à la charge avec les propos de Hargrove
20 janvier 2006
Canada
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper appose un autocollant sur l’affiche d’un agent immobilier, question de rappeler aux électeurs qu’il réduira la TPS à 5 % s’il est élu.
Waterdown — À quatre jours du scrutin final, en pleine bataille de l'Ontario, le chef conservateur Stephen Harper a une fois de plus attaqué son adversaire libéral sur la question de l'unité canadienne en l'accusant d'être mou face aux commentaires du syndicaliste Buzz Hargrove.
Mercredi, alors qu'il faisait campagne aux côtés de Paul Martin, le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a pressé les Québécois à voter pour n'importe quel parti, même le Bloc québécois, afin de barrer la route aux conservateurs, qui semblent sur le chemin de la victoire.
Il ajoutait même que M. Harper était «séparatiste», puisqu'il propose une décentralisation de pouvoirs vers les provinces.
Piqué au vif par ce commentaire, M. Harper a exigé que le chef libéral s'en distancie complètement.
«C'est tout-à-fait inacceptable de suggérer que des électeurs doivent voter en faveur de la séparation de ce pays afin que le Parti libéral puisse se maintenir au pouvoir», a martelé M. Harper, lors d'un point de presse, jeudi matin, à Waterdown, au sud-ouest de Toronto.
Pourtant, la veille, M. Martin avait été contraint de prendre ses distances des propos de son coloré allié, affirmant qu'il n'avait jamais «remis en question le patriotisme de Stephen Harper».
Ce n'est pas suffisant, souligne M. Harper, qui dit toutefois ne pas tenir rigueur à la section québécoise de l'influent syndicat, qui appuie depuis plusieurs élections le Bloc québécois.
«La différence, c'est que M. Hargrove est un porte-parole pour la campagne libérale. Il était avec M. Martin quand il a fait cette déclaration que des Québécois devraient voter pour le Bloc pour éviter un nouveau gouvernement. Je pense que pour un premier ministre, un parti fédéraliste, c'est tout à fait inacceptable et M. Martin devrait se distancer de ces commentaires.»
Le chef conservateur a poursuivi sa campagne, jeudi, en Ontario, la province où la bataille avec les libéraux est la plus féroce. A chaque arrêt, M. Harper a repris dans son discours l'association entre M. Martin et M. Hargrove, tapant sur le clou de l'unité nationale dans une province toujours préoccupée par la remontée des appuis à la souveraineté au Québec.
Cela permet au chef conservateur d'arguer que seul son parti est en mesure de rebâtir l'unité du pays durement malmenée par les libéraux à cause du scandale des commandites.
«La réalité, c'est que seulement le Parti conservateur peut, à l'heure actuelle, obtenir des appuis substantiels d'un bout à l'autre du pays, a-t-il soutenu. La réélection du gouvernement actuel enverrait un signal terrible aux Québécois et aux autres Canadiens que le fédéralisme est corrompu et ne peut être amélioré, ce qui poserait un sérieux problème pour notre pays.»
Mercredi, alors qu'il faisait campagne aux côtés de Paul Martin, le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a pressé les Québécois à voter pour n'importe quel parti, même le Bloc québécois, afin de barrer la route aux conservateurs, qui semblent sur le chemin de la victoire.
Il ajoutait même que M. Harper était «séparatiste», puisqu'il propose une décentralisation de pouvoirs vers les provinces.
Piqué au vif par ce commentaire, M. Harper a exigé que le chef libéral s'en distancie complètement.
«C'est tout-à-fait inacceptable de suggérer que des électeurs doivent voter en faveur de la séparation de ce pays afin que le Parti libéral puisse se maintenir au pouvoir», a martelé M. Harper, lors d'un point de presse, jeudi matin, à Waterdown, au sud-ouest de Toronto.
Pourtant, la veille, M. Martin avait été contraint de prendre ses distances des propos de son coloré allié, affirmant qu'il n'avait jamais «remis en question le patriotisme de Stephen Harper».
Ce n'est pas suffisant, souligne M. Harper, qui dit toutefois ne pas tenir rigueur à la section québécoise de l'influent syndicat, qui appuie depuis plusieurs élections le Bloc québécois.
«La différence, c'est que M. Hargrove est un porte-parole pour la campagne libérale. Il était avec M. Martin quand il a fait cette déclaration que des Québécois devraient voter pour le Bloc pour éviter un nouveau gouvernement. Je pense que pour un premier ministre, un parti fédéraliste, c'est tout à fait inacceptable et M. Martin devrait se distancer de ces commentaires.»
Le chef conservateur a poursuivi sa campagne, jeudi, en Ontario, la province où la bataille avec les libéraux est la plus féroce. A chaque arrêt, M. Harper a repris dans son discours l'association entre M. Martin et M. Hargrove, tapant sur le clou de l'unité nationale dans une province toujours préoccupée par la remontée des appuis à la souveraineté au Québec.
Cela permet au chef conservateur d'arguer que seul son parti est en mesure de rebâtir l'unité du pays durement malmenée par les libéraux à cause du scandale des commandites.
«La réalité, c'est que seulement le Parti conservateur peut, à l'heure actuelle, obtenir des appuis substantiels d'un bout à l'autre du pays, a-t-il soutenu. La réélection du gouvernement actuel enverrait un signal terrible aux Québécois et aux autres Canadiens que le fédéralisme est corrompu et ne peut être amélioré, ce qui poserait un sérieux problème pour notre pays.»
Haut de la page

