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Quand le gouvernement Harper en est rendu à publiciser la réunion de son cabinet et à mandater deux ministres pour la résumer à la presse, on n'a pas besoin de dessin pour comprendre que les retombées négatives de la prorogation rendent les conservateurs nerveux. Eux qui font tout pour tenir les journalistes à distance depuis quatre ans sollicitent maintenant leur attention uniquement pour leur dire que le gouvernement travaille.
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On avait déjà compris que le gouvernement Harper attendrait un geste des États-Unis avant de bouger l'ombre de son petit doigt pour lutter contre les changements climatiques. On ne pensait pas que cela irait jusqu'à abandonner les dernières cibles du Canada en la matière, aussi ridicules fussent-elles, pour carrément adopter celles des Américains.
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Depuis l'annonce, au beau milieu des Fêtes, de la prorogation du Parlement jusqu'en mars, l'avance du Parti conservateur dans les intentions de vote a fondu. Malgré les bonnes notes accordées au gouvernement Harper pour sa réaction rapide à la crise humanitaire en Haïti, la tendance ne se dément pas.