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La sale affaire
C'est compliqué les idées, c'est comme regarder second regard. Alors on se rend compte que personne ne s'intéresse aux idées pourtant réclamées à corps et à cris au début. Pour remédier au problème, on nomme quelqu'un qui s'occupe des idées. On le supplie de rendre cela intéressant et compréhensible, comme à l'école transversale. Il ingère les idées, les brasse, les épure et les restitue sous des formes parfois surprenantes qui font la joie des journalistes. Trop contents de pouvoir répandre ces nouvelles formes de pensée simplifiées, ces derniers les auscultent et les découpent en rondelles afin de requestionner les politiciens.
Les pauvres politiciens n'ayant pas la recette ne reconnaissent pas toujours leurs idées et personne ne trouve le triturateur d'idées. Alors le politicien désemparé se sent trahi et même sali. Un autre politicien passant par là lui fait remarquer qu'il est sale. C'est ainsi que ça commence la démocratie. Des citoyens qui ne s'intéressent pas à la politique, des politiciens qui en profitent pour les jouer, une campagne pour donner des bonbons aux enfants (citoyens) et les journalistes qui essaient de se rendre intéressants.
