Discours à l'Institut économique de Montréal - Maxime Bernier veut déréglementer pour lutter contre la corruption
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Maxime Bernier déplore que l’industrie de la construction soit «super réglementée» au Québec, évoquant notamment le système de cartes de qualification et l’obligation pour une bonne partie des travailleurs d’appartenir à un syndicat.
Si le gouvernement québécois veut qu'il y ait moins de corruption dans le secteur de la construction, il doit déréglementer massivement cette industrie, a soutenu hier le député conservateur Maxime Bernier.
«Plus un gouvernement est tentaculaire, plus un gouvernement est obèse, plus un gouvernement réglemente [...], plus il y a des chances de corruption», a déclaré M. Bernier à l'issue d'un discours prononcé à la tribune de l'Institut économique de Montréal, un groupe de pression de droite.
Selon lui, plusieurs études, menées dans plusieurs pays, ont établi des liens entre la taille d'un gouvernement et la place de la corruption dans une société, mais il n'en a cité aucune.
L'industrie de la construction est «super réglementée» au Québec, a déploré le député de Beauce, évoquant notamment le système de cartes de qualification et l'obligation pour une bonne partie des travailleurs d'appartenir à un syndicat.
Interrogé par La Presse canadienne, le député de Beauce a toutefois dû reconnaître qu'au Québec, la situation s'expliquait aussi par la présence importante de la mafia et des motards criminels sur le territoire.
Allant à contre-courant de l'opinion publique, l'ex-ministre ne croit pas que la tenue d'une enquête publique devrait figurer au rang des priorités. Il estime plutôt que Québec devrait donner plus de moyens aux policiers afin que ceux-ci puissent progresser plus rapidement dans leurs enquêtes.
«J'aimerais bien voir le gouvernement du Québec mettre peut-être plus d'énergie dans les forces policières et combattre cette corruption-là», a-t-il affirmé.
Médias sociaux
Dans son allocution, le politicien a avancé que la popularité grandissante des médias sociaux allait donner un nouveau souffle aux idées de droite. Il a cité en exemple la montée du mouvement américain Tea Party, l'élection de Rob Ford à la mairie de Toronto et le lancement du Réseau Liberté-Québec, qui ont tous profité de la force du Web.
«Ce ne sont plus seulement les groupes de pression avec d'importants moyens qui peuvent influencer les débats publics, a-t-il dit. Un petit groupe de citoyens peut en rejoindre rapidement des milliers d'autres avec les réseaux sociaux sur Internet. Il est beaucoup moins coûteux de faire valoir nos opinions en joignant un groupe sur Facebook qu'en participant à une manifestation, ce qui était l'une des seules façons de se faire entendre il y a 20 ans.»
Une dizaine de manifestants de gauche ont tenté d'interrompre le discours de M. Bernier, mais sans succès.
«Plus un gouvernement est tentaculaire, plus un gouvernement est obèse, plus un gouvernement réglemente [...], plus il y a des chances de corruption», a déclaré M. Bernier à l'issue d'un discours prononcé à la tribune de l'Institut économique de Montréal, un groupe de pression de droite.
Selon lui, plusieurs études, menées dans plusieurs pays, ont établi des liens entre la taille d'un gouvernement et la place de la corruption dans une société, mais il n'en a cité aucune.
L'industrie de la construction est «super réglementée» au Québec, a déploré le député de Beauce, évoquant notamment le système de cartes de qualification et l'obligation pour une bonne partie des travailleurs d'appartenir à un syndicat.
Interrogé par La Presse canadienne, le député de Beauce a toutefois dû reconnaître qu'au Québec, la situation s'expliquait aussi par la présence importante de la mafia et des motards criminels sur le territoire.
Allant à contre-courant de l'opinion publique, l'ex-ministre ne croit pas que la tenue d'une enquête publique devrait figurer au rang des priorités. Il estime plutôt que Québec devrait donner plus de moyens aux policiers afin que ceux-ci puissent progresser plus rapidement dans leurs enquêtes.
«J'aimerais bien voir le gouvernement du Québec mettre peut-être plus d'énergie dans les forces policières et combattre cette corruption-là», a-t-il affirmé.
Médias sociaux
Dans son allocution, le politicien a avancé que la popularité grandissante des médias sociaux allait donner un nouveau souffle aux idées de droite. Il a cité en exemple la montée du mouvement américain Tea Party, l'élection de Rob Ford à la mairie de Toronto et le lancement du Réseau Liberté-Québec, qui ont tous profité de la force du Web.
«Ce ne sont plus seulement les groupes de pression avec d'importants moyens qui peuvent influencer les débats publics, a-t-il dit. Un petit groupe de citoyens peut en rejoindre rapidement des milliers d'autres avec les réseaux sociaux sur Internet. Il est beaucoup moins coûteux de faire valoir nos opinions en joignant un groupe sur Facebook qu'en participant à une manifestation, ce qui était l'une des seules façons de se faire entendre il y a 20 ans.»
Une dizaine de manifestants de gauche ont tenté d'interrompre le discours de M. Bernier, mais sans succès.
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