Libre opinion - Un problème de femme en politique
Aujourd'hui, le fait d'être une femme n'est plus un obstacle à une carrière politique. De fait, les femmes députées et ministres sont devenues chose très courante. Néanmoins, un problème particulier expliquerait que certaines femmes qui ont vraiment tout pour être élues à des postes majeurs de chefs politiques ne le sont régulièrement pas. Ce problème se dégage même des nombreuses contingences du débat politique normal.
Dans l'émission On prend toujours un train pour la vie diffusée le 1er août sur les ondes de la SRC, Louise Harel, défaite aux élections municipales de Montréal, exprimait ce problème sans vraiment s'en rendre compte. Elle énonçait en effet tous les bouleversements personnels qu'elle avait vécus au cours de sa course à la mairie. Un témoignage intéressant et très humain, constituant néanmoins une belle erreur politique.
Reculons en peu. Quelle différence y a-t-il par exemple entre Hillary Clinton et Ségolène Royal d'une part et Angela Merkel et Margaret Thatcher d'autre part? Pour être bref, l'erreur est de s'accrocher ou pas aux qualités purement personnelles des candidates au détriment de leurs orientations politiques. C'est un faux pas de taille.
Hillary Clinton fut présentée lors de sa candidature en 2007 comme étant l'une des femmes les plus brillantes de l'histoire des États-Unis (elle fut en effet une avocate surdouée) et sa campagne contre Obama et McCain porta justement sur elle-même: j'ai l'expérience, je suis capable de diriger, ne cessait-elle de répéter. Mais plus elle insistait, plus elle d'enfonçait dans les sondages.
Ségolène Royal, quant à elle, osa se présenter à la présidence française comme étant nulle autre que la nouvelle Marianne, le symbole allégorique de la République française!
Louise Harel n'a pas visé aussi haut, mais dès le départ sa candidature a été engloutie dans des considérations personnelles tant dans la presse francophone, qui la jugeait risquée, que dans l'anglophone, qui la jugeait ridicule. Le maire Gérald Tremblay aussi a passé son temps à parler d'elle et non de ses politiques.
Si on considère par ailleurs les succès remarquables des Thatcher et Merkel, on voit immédiatement que jamais elles ne se sont vanté de qualités personnelles ou n'ont donné de détails sur leur vie privée. Thatcher fut élue essentiellement pour ses idées, qu'elle pouvait d'ailleurs défendre de façon incontournable, et Merkel s'imposa comme un facteur d'équilibre et de coalition unique dans la politique allemande, très compliquée après la chute du Mur. Pourtant, ces deux femmes sont aussi d'une grande intelligence, ont une formation scientifique poussée, mais jamais elles n'en ont jamais fait mention. Si on écoute Merkel par exemple, on voit bien qu'elle ne pense qu'aux problèmes et aux gens. Jamais à elle.
Autrement dit, le fait d'être une femme n'est plus un obstacle pour faire de la politique, Louise Harel a elle-même été ministre à plusieurs reprises, mais détourner l'attention de la politique courante pour se concentrer sur des attributs et expériences personnels ne passe tout simplement pas la rampe quand on veut devenir chef.
Les citoyens s'attendent en effet à ce qu'un chef s'intéresse d'abord à eux et à leurs problèmes avant de s'intéresser à eux-mêmes et à leur propre cheminement.
Dans l'émission On prend toujours un train pour la vie diffusée le 1er août sur les ondes de la SRC, Louise Harel, défaite aux élections municipales de Montréal, exprimait ce problème sans vraiment s'en rendre compte. Elle énonçait en effet tous les bouleversements personnels qu'elle avait vécus au cours de sa course à la mairie. Un témoignage intéressant et très humain, constituant néanmoins une belle erreur politique.
Reculons en peu. Quelle différence y a-t-il par exemple entre Hillary Clinton et Ségolène Royal d'une part et Angela Merkel et Margaret Thatcher d'autre part? Pour être bref, l'erreur est de s'accrocher ou pas aux qualités purement personnelles des candidates au détriment de leurs orientations politiques. C'est un faux pas de taille.
Hillary Clinton fut présentée lors de sa candidature en 2007 comme étant l'une des femmes les plus brillantes de l'histoire des États-Unis (elle fut en effet une avocate surdouée) et sa campagne contre Obama et McCain porta justement sur elle-même: j'ai l'expérience, je suis capable de diriger, ne cessait-elle de répéter. Mais plus elle insistait, plus elle d'enfonçait dans les sondages.
Ségolène Royal, quant à elle, osa se présenter à la présidence française comme étant nulle autre que la nouvelle Marianne, le symbole allégorique de la République française!
Louise Harel n'a pas visé aussi haut, mais dès le départ sa candidature a été engloutie dans des considérations personnelles tant dans la presse francophone, qui la jugeait risquée, que dans l'anglophone, qui la jugeait ridicule. Le maire Gérald Tremblay aussi a passé son temps à parler d'elle et non de ses politiques.
Si on considère par ailleurs les succès remarquables des Thatcher et Merkel, on voit immédiatement que jamais elles ne se sont vanté de qualités personnelles ou n'ont donné de détails sur leur vie privée. Thatcher fut élue essentiellement pour ses idées, qu'elle pouvait d'ailleurs défendre de façon incontournable, et Merkel s'imposa comme un facteur d'équilibre et de coalition unique dans la politique allemande, très compliquée après la chute du Mur. Pourtant, ces deux femmes sont aussi d'une grande intelligence, ont une formation scientifique poussée, mais jamais elles n'en ont jamais fait mention. Si on écoute Merkel par exemple, on voit bien qu'elle ne pense qu'aux problèmes et aux gens. Jamais à elle.
Autrement dit, le fait d'être une femme n'est plus un obstacle pour faire de la politique, Louise Harel a elle-même été ministre à plusieurs reprises, mais détourner l'attention de la politique courante pour se concentrer sur des attributs et expériences personnels ne passe tout simplement pas la rampe quand on veut devenir chef.
Les citoyens s'attendent en effet à ce qu'un chef s'intéresse d'abord à eux et à leurs problèmes avant de s'intéresser à eux-mêmes et à leur propre cheminement.
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