Charest appréhende un délestage des responsabilités
25 novembre 2005
Politique
Kelowna, C.-B. — Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est arrivé hier à la conférence fédérale-provinciale sur les affaires autochtones en mettant en garde Ottawa contre la tentation de transférer une partie de ses responsabilités aux provinces.
«Nous ne voulons pas que le résultat de la conférence se traduise par un délestage du gouvernement fédéral dans un domaine [les affaires autochtones] qui relève de ses compétences», a déclaré M. Charest avant le début de l'événement, qui se tient à Kelowna, en Colombie-Britannique.
C'est justement cette crainte qui a poussé le chef de l'Assemblée des Premières Nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, à boycotter la conférence. M. Picard préférerait traiter uniquement avec Ottawa. Les représentants québécois des Inuits et des autochtones qui vivent à l'extérieur des réserves sont toutefois présents à Kelowna.
Jean Charest souhaite par ailleurs que le gouvernement fédéral reconnaisse de façon précise le rôle que le Québec et les autres provinces jouent déjà sur le plan de la santé et de l'éducation des autochtones.
Le gouvernement québécois verrait d'un bon oeil qu'Ottawa contribue financièrement à ses efforts, mais, dans l'entourage du premier ministre, on refuse de se fixer quelque objectif que ce soit.
«Le gouvernement fédéral a laissé entendre qu'il allait investir de l'argent, alors on verra», s'est contenté de dire M. Charest.
Il faut dire que Québec ne calcule pas précisément combien il dépense spécifiquement pour les autochtones chaque année.
«Nous n'avons pas essayé de retracer ces montants», a souligné le premier ministre, en rappelant que l'État se devait d'offrir ses services sans égard à l'origine ethnique.
Les premiers ministres provinciaux occupent une place moins importante à cette rencontre qu'aux autres rencontres du même genre.
«Nous ne voulons pas que le résultat de la conférence se traduise par un délestage du gouvernement fédéral dans un domaine [les affaires autochtones] qui relève de ses compétences», a déclaré M. Charest avant le début de l'événement, qui se tient à Kelowna, en Colombie-Britannique.
C'est justement cette crainte qui a poussé le chef de l'Assemblée des Premières Nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, à boycotter la conférence. M. Picard préférerait traiter uniquement avec Ottawa. Les représentants québécois des Inuits et des autochtones qui vivent à l'extérieur des réserves sont toutefois présents à Kelowna.
Jean Charest souhaite par ailleurs que le gouvernement fédéral reconnaisse de façon précise le rôle que le Québec et les autres provinces jouent déjà sur le plan de la santé et de l'éducation des autochtones.
Le gouvernement québécois verrait d'un bon oeil qu'Ottawa contribue financièrement à ses efforts, mais, dans l'entourage du premier ministre, on refuse de se fixer quelque objectif que ce soit.
«Le gouvernement fédéral a laissé entendre qu'il allait investir de l'argent, alors on verra», s'est contenté de dire M. Charest.
Il faut dire que Québec ne calcule pas précisément combien il dépense spécifiquement pour les autochtones chaque année.
«Nous n'avons pas essayé de retracer ces montants», a souligné le premier ministre, en rappelant que l'État se devait d'offrir ses services sans égard à l'origine ethnique.
Les premiers ministres provinciaux occupent une place moins importante à cette rencontre qu'aux autres rencontres du même genre.
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