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William D. Lubell - Nouvelle frontière scientifique

Pierre Vallée   21 avril 2005 16h45  Politique
William D. Lubell, professeur au département de chimie à l'Université de Montréal, est une des rares personnes à connaître les peptides.

«Les peptides sont en quelque sorte les briques avec lesquelles sont construites les protéines, explique-t-il. On les retrouve donc partout.» De plus en plus, les scientifiques de par le monde s'intéressent aux peptides. «Les recherches sur les peptides, en particulier dans le domaine médical, se sont multipliées ces dernières années. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle frontière.»

C'est que les applications découlant des recherches sur les peptides apparaissent innombrables. «Cela intéresse autant l'industrie des cosmétiques que le domaine agroalimentaire. En médecine, par exemple, certaines recherches portent sur l'utilisation des peptides pour fabriquer du cartilage.» Selon M. Lubell, on assiste présentement à une réelle effervescence dans ce domaine de recherche scientifique. S'y intéressent en particulier ceux qui oeuvrent dans les domaines de la chimie, de la biochimie et de la pharmacologie, trois secteurs scientifiques bien implantés à Montréal.

C'est la raison pour laquelle il se réjouit d'avoir contribué à faire venir à Montréal le 20e American Peptide Symposium en juin 2007. Les 1500 délégués attendus proviendront principalement du Canada et des États-Unis, mais aussi d'Europe, du Japon et d'Australie.

Parmi les retombées escomptées de ce congrès, William D. Lubell espère que cela permettra de tisser davantage de liens entre les chercheurs québécois et les chercheurs étrangers. «Les congrès sont souvent le moment où se forment naturellement de nouvelles collaborations.» De plus, l'accent de ce congrès sera résolument mis sur la jeunesse. «Notre thème est: les peptides pour la jeunesse.» Selon M. Lubell, le congrès servira aussi à recruter les jeunes afin qu'ils choisissent d'étudier dans le domaine des peptides. «C'est une science qui bouge et une science de l'avenir. Il faut faire en sorte que les jeunes s'y intéressent.»

On a aussi choisi astucieusement les dates du congrès, qui se tiendra entre le Grand Prix de Montréal et le Festival de jazz. «Cela permet aux délégués, non seulement d'assister au congrès, mais aussi d'en profiter pour prendre des vacances. Ils pourront amener leurs familles, rester plus longtemps et goûter à la vie culturelle montréalaise.»

Plusieurs raisons ont amené William D. Lubell à choisir la science pour carrière. «Cela m'a permis de voyager et de m'ouvrir à des cultures différentes.» Mais pour cet homme dont la devise est «variety is the spice of life», c'est que la science est faite de nouveautés. «Je suis attiré par l'idée qu'une découverte scientifique peut être parfois tout simplement le fruit du hasard.»






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