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À compter du 26 juillet - Nouveau visa pour le personnel canadien des hôpitaux américains

15 juillet 2004  Politique
Fredericton — De nouvelles exigences en matière de visa de travail aux États-Unis, en vigueur à compter du 26 juillet, pourraient priver des hôpitaux américains de leur personnel canadien.

Des centaines d'infirmières canadiennes et d'autres travailleurs de la santé traversent régulièrement la frontière pour travailler dans les hôpitaux américains. Mais, à mesure que l'échéance du 26 juillet approche, la panique gagne les administrateurs de ces hôpitaux.

Les dirigeants d'établissements situés près de la frontière, plus particulièrement, sont inquiets. Ils craignent que l'important bassin de main-d'oeuvre canadienne dont ils dépendent pour combler leurs quarts de travail d'infirmières et d'autres personnels ne se retrouve bloqué par les contrôles administratifs beaucoup plus stricts imposés par le ministère américain de la Sécurité intérieure.

Selon Steve Leavett, de l'Association des infirmières de l'État du Maine — un État dont tous les hôpitaux voisins de la frontière emploient une bonne proportion d'infirmières canadiennes —, des politiciens de tous les États-Unis font pression sur Washington pour que soit repoussée l'échéance du 26 juillet.

Sept catégories de personnel

En vertu des nouvelles exigences en matière de visa de travail, adoptées en septembre dernier, les ressortissants étrangers oeuvrant dans le secteur de la santé doivent se procurer un certificat stipulant qu'ils ont des niveaux d'éducation, de compétence et d'expérience comparables aux exigences imposées aux employés américains. Ils doivent aussi démontrer qu'ils parlent couramment l'anglais. De plus, les infirmières doivent réussir un examen américain.

Ces règles s'appliquent à sept catégories de personnel médical, mais pas aux médecins.

Plusieurs professionnels de la santé canadiens travaillent depuis des années aux États-Unis en vertu de ce qu'on appelle le statut de l'ALÉNA. Ce statut spécial, qui expire le 26 juillet, les exemptait du processus de certification requis pour les travailleurs d'autres pays.

Au moins 13 000 personnes touchées

Selon une infirmière qui a rempli toutes les conditions pour obtenir son visa et qui ne peut qu'attendre le précieux document, les employés canadiens qui ne l'auront pas reçu avant cette date ne pourront pas franchir la frontière et seront donc privés de travail — et de revenu.

L'Association américaine des hôpitaux estime entre 13 000 et 15 000 le nombre d'employés de la santé susceptibles d'être affectés par les nouveaux règlements.






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