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Retour à la réalité

Michel David   20 décembre 2008  Politique
Maintenant que les élections sont chose du passé, à Ottawa comme à Québec, on peut enlever ses lunettes roses et présenter la réalité telle qu'elle est.

Quelqu'un peut-il sérieusement croire qu'il y a tout juste trois semaines, le ministre fédéral des Finances, James Flaherty, croyait à la possibilité d'un surplus, même modeste, pour les prochaines années, et qu'il vient de se rendre compte que le déficit pourrait plutôt atteindre 30 milliards dès 2009?

Durant la campagne électorale, Stephen Harper s'indignait à la pensée qu'un gouvernement libéral pourrait replonger le pays en situation déficitaire en raison des promesses irresponsables de Stéphane Dion, tandis que sa propre prudence permettrait de maintenir les finances publiques en équilibre, malgré le ralentissement de l'économie.

Contrairement à Pauline Marois, Jean Charest s'est aussi engagé à ne pas faire de déficit au cours de son prochain mandat. Selon vous, combien de temps faudra-t-il à Monique Jérôme-Forget pour découvrir que les effets de la crise économique sur les revenus du gouvernement sont beaucoup plus néfastes que prévu?

Il est assez remarquable de voir M. Charest considérer aujourd'hui le déficit zéro comme un tabou. Quand il a succédé à Daniel Johnson, au printemps 1998, le nouveau chef du PLQ n'avait pas encore saisi à quel point la croisade lancée par Lucien Bouchard avait transformé l'équilibre budgétaire en véritable dogme. Il n'en était pas revenu de voir le Québec tout entier lui tomber dessus quand il avait osé déclarer qu'il serait préférable de ralentir le rythme des compressions pour ménager un peu le système de santé.

D'ici la création du «nouvel espace économique» promis par le premier ministre, combien d'autres usines fermeront leurs portes? Hier, le maire de Lebel-sur-Quévillon demandait sur un ton désabusé si l'arrêt définitif des opérations de Domtar était la première étape de son fameux plan Nord.

Le taux d'abstention record du 8 décembre dernier a donné la mesure de la désillusion de la population face à un discours politique de moins en moins crédible. Cela ne risque pas de s'améliorer de sitôt.

***

Immanquablement, quand les finances fédérales se détériorent, Ottawa finit par serrer la vis aux provinces. Même au moment où il prétendait équilibrer le budget, M. Flaherty prévoyait un plafonnement de la péréquation qui aurait pu se traduire par un manque à gagner d'un milliard pour le Québec. Quel sera l'impact d'un déficit de l'ordre de 30 milliards sur les paiements de transfert?

La crise économique du début des années 80 avait donné lieu à un affrontement majeur entre le gouvernement Trudeau et les provinces, en particulier le Québec, qui était et demeure le principal bénéficiaire de la péréquation. Pendant des années, René Lévesque et Jacques Parizeau avaient accusé Ottawa de chercher à étouffer financièrement le Québec.

La volonté de Pierre Elliott Trudeau d'en découdre avec les souverainistes n'avait évidemment rien pour améliorer les choses, mais le retour au pouvoir des libéraux à Québec et l'arrivée d'un gouvernement conservateur, s'ils avaient permis une reprise du dialogue constitutionnel, n'avaient aucunement réglé le différend financier. Le très mesuré Gérard D. Lévesque, à qui Robert Bourassa avait confié les Finances, tenait exactement le même discours que M. Parizeau.

Dans l'entourage de Jean Charest, on appréhendait l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire. Même si Stephen Harper ne partage pas la conception trudeauiste du fédéralisme, on expliquait que la tendance à une plus grande centralisation en période de crise économique est une constante dans l'histoire canadienne.

À cet égard, l'élection d'un nouveau gouvernement minoritaire est plutôt rassurante, mais il est manifeste que les prochaines années ne seront pas très propices au transfert de nouveaux pouvoirs aux provinces.

Même Michael Ignatieff qui, en 2006, souhaitait inscrire la reconnaissance de la nation québécoise dans la constitution, estime maintenant que la crise économique a créé un contexte peu propice aux discussions de ce genre.

***

Pour la plupart des observateurs, le souci de la «continuité» est la principale caractéristique du Conseil des ministres que Jean Charest a présenté jeudi. La plupart des ministres ayant été reconduits dans leurs fonctions, les grandes orientations demeureront les mêmes.

Le départ de l'ex-ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, pourrait toutefois entraîner un changement de ton dans les relations entre le fédéral et le provincial. M. Pelletier croyait sincèrement aux vertus du fédéralisme, auquel il rêvait de redonner son «sens véritable», au point de paraître parfois naïf. Sa quête semblait s'apparenter à celle de la pierre philosophale, mais il était un authentique nationaliste. Par moments, c'était même à se demander s'il n'était pas le seul au PLQ.

Dès 2001, il avait tenté de convaincre son parti d'effectuer un virage identitaire et de s'approprier l'étendard de la «nation». L'accueil avait été glacial. En privé, il se désolait de la peur des mots qui paralysait les militants libéraux, littéralement obsédés par la crainte de faire le jeu des souverainistes.

Dans un texte publié dans Le Devoir en mars 2004, M. Pelletier avait décrit le Canada comme le «parent pauvre du fédéralisme». Il n'était pas tenu en odeur de sainteté à Ottawa. À l'époque où il était ministre dans le cabinet de Paul Martin, Jean Lapierre l'avait qualifié de «péquiste». Ses différends avec sa collègue des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, canadienne jusqu'aux bouts des ongles, étaient bien connus.

Celui que M. Charest a choisi pour lui succéder, Jacques Dupuis, peut être cassant et même très déplaisant avec ses adversaires à l'Assemblée nationale, mais il n'a pas la réputation d'aimer la controverse. Contrairement à M. Pelletier, il n'a jamais donné l'impression de se désoler de l'état du fédéralisme canadien. En cela, il est sans doute beaucoup plus représentatif de son chef.

***

P.S.: Cette chronique reviendra au début de janvier. Joyeux Noël et bonne année à tous.






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Vos réactions

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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 19 décembre 2008 22h34
    Le ministre Pelletier s'étant trompé de parti, est parti, le fruit pas encore mûr
    Sans le nationaliste ministre Pelletier, le parti Libéral est maintenant véritablement et totalement full-fédéraliste du genre de Mme Gagnon-Tremblay du genre : Canada first.

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 20 décembre 2008 05h42
    Joyeux Noël et bonne année 2009 M David! et bravo pour...
    votre excellent travail au Devoir.Vous faites honneur à votre métier de journaliste intègre.

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 06h37
    Que se passe-t-il réellement ? Le sait-on ?
    Bon-Jour honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce "retour à la réalité", et quel RETOUR !

    Bien qu'il existe, comme-naturellement, des problèmes de "consanguinité" et de "péréquation" entre les Instances politiques "Canado-Québécoises", la "Crise économique mondiale" concerne-frappe tout le Monde (ex.: fermeture temporaire d'usines; hausse du coût des "produits et services"; Isolement de la "pauvreté", décisions politiques "douteuses"... .) ce, sans exception ("détournement de fonds"; "commandites"; dilapidation bancaire... .) !

    Et, cette "Crise" se promène sans frontières entre les Pays de Blocs différents ("puissances" occidentales, asiatiques et moyen-orientales... en "supers-luttes" intestines).

    "On-dirait" que le Monde Économique (Libre, non libre) est en-train de "craquer"... ou... de "se-renflouer" ailleurs et autrement (nervosité-concurrence de la Bourse et des Marchés)!

    Que se passe-t-il réellement ? Le sait-on ? - 20 décembre 2008 -

    Entre-temps, Souhaits d'heureuses Fêtes (Noël, Hanouka) acompagnent nos personnes ainsi que nos activités chalom !

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 07h25
    Le grand mythe de la péréquation
    En 2000, les Québécois ont envoyé 39,493 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 30,524 milliards pour un vol de 8,960 milliards.

    En 2001, les Québécois ont envoyé 38,184 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 32,109 milliards, pour un vol de 6,075 milliards.

    En 2002, les Québécois ont envoyé 38,093 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 32,579 milliards, pour un vol de 5,514 milliards.

    En 2003, les Québécois ont envoyé 39,709 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 34,762 milliards, pour un vol de 4,947 milliards.

    En 2004, les Québécois ont envoyé 41,127 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 34,512 milliards, pour un vol de 6,615 milliards.

    En 2005, les Québécois ont envoyé 43,428 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 39,249 milliards pour un vol de 4,179 milliards.

    Entre 2000 et 2005, le Canada nous a volé 36,299 milliards. C'est deux Baie James, payées cash. Mais on continue de nous remplir avec le BS de la péréquation, qui viendrait des généreux Albertains et Ontariens, qui nous aiment tellement.


    Si le Québec envoie beaucoup plus d'argent à Ottawa qu'il n'en recoit, pourquoi a-t-il besoin de la péréquation pour boucler ses fins de mois? C'est qu'Ottawa fait disparaitre le fric, plus de 50 milliards par année

    Ottawa collecte quelque 240 milliards d'un océan à l'autre. Mais il ne retourne que 190 milliards au bon peuple. Ottawa fait disparaitre 35 milliards dans le paiement de la dette, 10 dans les surplus (du temps qu'il y en avait) et 5 en aide internationale. Mais ça on le cache aux Québécois. On leur bille la fraction du 50 milliards (environ 12 milliards) pour laquelle ils n'ont absolument rien en retour. R-I-E-N. Après ça ils soutiennent qu'on a obtenu le fric et concluent que, comme on n'envoie 4 milliards de trop, on nous fait un beau cadeau de 8 milliards.

    On leur "bille" sur tout ça, pis après on leur donne de la péréquation en leur disant qu'on leur fait un cadeau avec leur argent. Et Pauline et Ti-Gilles dorment sur la swich
    -----------

    Joyeux Noel! Vous risquez, M. David, d'avoir un courriel de Claude Bachard vous demandant d'être inclusif?

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/con

  • Denis Lussier
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 07h46
    Retour a la Realité
    Dans le préambule de votre chronique, vous affirmez: "maintenant que les élections sont chose du passé".Je suis totalement en désaccord avec vous. Au Fédéral, le Parti Libéral est en attente de reprendre le pouvoir, auusitôt que Michael Ignatieff sera prêt, c'est-à-dire dans tout au plus huit à dix mois.
    Alors, il devrait y avoir des élections au Fédéral d'ici un an, et le PLC ( le scandale des commandites, et la faiblesse de Stéphane Dion étabt chose du passé) sera élu majoritairement, et ça ne prend pas une tête à Papineau pour savoir ça|

  • François Champoux
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 09h21
    Oui, saturé.
    Oui, je suis saturé des incohérences intellectuelles de nos élites sociales et édiles gouvernementaux (tous gouvernements confondus). En fait, ce que je commence à comprendre et à accepter avec beaucoup de désolation, c'est que même entre les humains (l'animal doué d'intelligence), la loi du plus fort demeure, pour lui aussi, la première qualité de survie. Croire en la compassion et l'altruisme de nos dirigeants pour leurs électeurs ou compatriotes relève de plus en plus d'une espérance d'une vie éternelle après la vie; nous y croyons et espérons, ou, nous n'y croyons pas et au plus fort la poche, chacun pour soi.
    La démocratie agonise, la société se criminalise sans vergogne et nous nous mentons jusqu'à l'écroulement de nos institutions: l'échec (pas encore officiellement la faillite) des constructeurs automobiles, des institutions financières, et combien d'autres scandales, tout ça ce n'est malheureusement que la consécration de notre animalité sur notre soi-disante supériorité. J'ai toujours souvenance du magnifique documentaire de Gilles Thérien "Ratopolis" (ONF 1973) quand je me désole de ma divine bestialité.
    François Champoux, Trois-Rivières

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 10h09
    Réalité contôlée
    Vous avez raison pour la Réalité contrôlée.

    Le contrôle de l'information est une réalité, il faut souvent lire entre les lignes. Il y a quelques semaines le fédéral annonce n'avoir aucun déficit de prévu pour les années avenir. En campagne électorale provinciale, la Fédération des C.P.Desjardins prévoyait que le Québec serait peu touché par la récession, maintenant elle prévoit des moments très durs.

    Monique Jérôme-Forget en regardant dans sa sacoche sera désolée lorsqu'elle trouvera finalement le bout de papier ou est inscrit le mot déficit et nous diras que c'est à cause du manque d'espace économique ou fouillis de sa sacoche. Monsieur Jean Charest bafouille lorsqu'il est interrogé sur le sujet du déficit avenir du gouvernement, c'est très symptomatique.

    Le plan Nord

    C'est Noël bientôt et les promesses du gouvernement ne seront plus qu'un rêve dans quelques années. Afin de faire des puits de carbone, on veut planter des arbres. Mais Fédérick Back plantait des arbres imaginaires, tous les écologistes savent que les arbres poussent de façon spontanés. La création de l'Espace économique est de libérer les régions de l'emprise des multinationales qui ferment les usines selon le bureau du premier ministre.

    L'économie c'est mondial, ça regarde Ottawa d intervenir dans l'économie car cet Ottawa qui a les deux mains sur le volant. D'ailleurs, en pleine campagne électorale québécoise Monsieur Jean Charest ne faisait que semblant en parlant d'économie. Au Québec les seuls outils de développement significatif de l'économie sont la CDPQ que M. Charest a renié trois fois en campagne électorale et Hydro-Québec.

    Le Québec aux Québécois, une odyssée.

    Les compagnies Rio Tinto et Abitibi Bowater ont des problèmes avec leurs dettes. Le rachat d'Alcan et de certains actifs d'Abitibi Bowater par Québec enlèverait une écharde de la main de Rio Tinto. Les actifs à eux seul valent de 10 à 12 milliards pour une dizaine de barrages hydroélectriques ( + / - 3000 MW ). Une puissance pour fournir de l'é1ectricité à un million de foyers québécois par an. Cette nationalisation permettra de corrigé l'erreur du 8 août 2008 ou Monsieur Jean Charest autorisait la vente d'Alcan à Rio Tinto.

    Ces actifs ont été payés grassement plusieurs fois par les Québécois pour l'hydroélectricité fournie à Alcan de façon gratuite. De plus cela va permettre de récupérer la propriété du Saguenay et du Lac-St-Jean ainsi que la rivière à saumon Sainte Marguerite de Alcan. Ce n'est pas rien, le territoire du Québec de retour aux Québécois.

    Monsieur le ministre Bachand aurez-vous l'audace de corriger l'histoire ? Ou présenter une vision d'avenir cohérente ?

    Les outils sont à votre porté avec le brio de la SGF, de CDPQ et Hydro-Québec pour conclure ces transactions.

    Le gouvernement provincial de Danny Williams a pris les devants et adopté mardi une loi visant à exproprier AbitibiBowater de ses actifs hydroélectriques et de ses droits d'utilisation de l'eau et de coupe dans la région de Grand Falls-Windsor, au coeur de Terre-Neuve. C'est un exemple à suivre.


    La CDPQ avec un actif sous gestion de 155.4 milliards de dollars, la CDPQ est un des plus gros investisseurs en Amérique du Nord. Uniquement avec la Régie des rentes du Québec, ce sont quatre millions de Québécois qui dépendent de la bonne ou mauvaise gestion de la Caisse. L'organisme gère, en outre, les fonds de 18 autres déposants, dont le Régime de retraite des employés du gouvernement du Québec, la Société de l'assurance automobile et la Société des alcools.

    Mais il y a un problème, soit les choix à la CDPQ.

    Première erreur de Monsieur Jean Charest<< Le rendement à tout prix ! >>

    Les pertes sur papier sont de 31 milliards et les PCAA dont l'ensemble du gouvernement et ses sociétés en possèdent pour près de 22 milliards pour une perte de 5 milliards. Madame Gérôme-Forget connaît bien les détails des pertes

    Deuxième erreur de Monsieur Jean Charest << Réparer une erreur par une autre erreur ! >>.

    La vente d'actif de la CDPQ pour 10 milliards représente une perte sèche. Les pertes se situent à plus de 40 milliards. Qui sera lynché pour les PCAA et les ventes d'actifs en septembre et octobre 2008 ?

    Malgré tous les déboires du gouvernement, il est primordial de réunir le consortium pour récupérer les actifs et le territoire du Québec de Alcan et d'Abitibi Bowater.



    L'identité Québécoise à l'ordre du jour.

    Monsieur Jean Charest fait le mort avec le sujet de la langue française, la culture et la problématique des nouveaux arrivants.

    Avec la rentrée de l'assemblée nationale en janvier, de grands défis attendent le gouvernement. On constate maintenant que Monsieur Jean Charest a les mains liées, il est coincé avec les différentes problématiques du respect de la primauté de la langue française, du laissé aller de l'intégration des nouveaux arrivants et du rapatriement de toutes les compétences du dossier de la culture. Le parti libéral est le parti des Anglais quoi en pense Monsieur Parisella. C'est le sens du mandat du PLQ pour mater les Québécois.



    Le Québec va grandir son territoire par l'intérieur, son coeur aussi


    Cette nation Québécoise a atteint une maturité. Elle a tous les moyens de voler de ses propres ailes. Monsieur Jean Charest dans un moment de lucidité a reconnu que le Québec à les talents et les moyens de ses ambitions.


    Donald Bordeleau

  • André Brière
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 10h12
    Pétard mouiller
    Votre article est tout à fait juste. Des promesses électorales resteront toujours des mensonges éhontés pour farder l'opinion des contribuables. Faut quand même le faire nos présumés expert en finance qui gère nos $$$ se de juste quelques 30G$ milliards autant au fédéral qu'au provincial, CDP. Comme vous le dites si bien les gens deviennent désabuser et se disent peu importe pour qui nous allons voter on va se faire voler quand même. De là, le faible taux de votations.

    Mais vive les limousines et les voyages en avion et surtout mangeons bien et habillons-nous bien au frais des contribuables. C'est carrément scandaleux. Lise Thibault et Michaele Jean en sont la preuve hallucinante. Et vive la Reine.

    Merci de me publier,

    André Brière

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 20 décembre 2008 10h33
    Charest a choisi la continuité des yes mams/mens
    je suis certain que lors des réunions du cabinet, le premier à déjà choisi les réponses à donner par ses ministresses qui sont toutes contentes de faire partie de ce yes party.

    Ces messieurs dames, ne sont pas des paradis mais au paradis, en Fait mr Paradis ne fitte pas dans le décor, on sait qu'il aime défendre ses idées.

    Les ministres, tout comme au fédéral sont des portes paroles de la religion du premier et les élus des gens qui ne connaissent que le bouton yes du système de vote.

    cela ressemble au gouvernement des républiques de banane qui sont à la remorque de Bush/Obama, je n'en ai pour preuve que notre Harper qui ne bouge qu'après que ce tandem mondial aille mis son pied à terre.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 20 décembre 2008 10h47
    Joyeux Noel à vous !
    Joyeux temps des fêtes monsieur David et continuer votre excellent travail.

    Kebeca Liberata !
    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys
    Parti Autonomiste-Souverainiste

  • Ludvic Moquin-Beaudry
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 11h10
    Un parallèle à tracer
    La situation de nos jours ressemble en plusieurs points à celle qui prévalait au début des années 1980, référendum perdu en moins : crise économique et revendications identitaires. On n'a qu'à inverser les couples traditionnels du pouvoir (PLC-PQ et PC-PLQ). Si la tendance du passé refait surface, on aura affaire à la situation ironique d'un gouvernement conservateur centralisateur à Ottawa, avec pour seule option de rechange... le PLC. Ce n'est pas parce que l'ADQ s'est effondrée que le mécontentement d'une certaine frange nationaliste a disparu de la carte... M. Parisella a su mettre dans la bouche de M. Charest les bons mots pour aller chercher le vote de ces gens. Combien de temps le mirage pourra durer, on peut se le demander.
    En fait, je crois que les souverainistes pourront, s'ils jouent leurs cartes habilement, montrer la nécessité d'une sortie du Canada : comment peut-on concilier les intérêts de l'économie québécoise et ceux de l'Alberta au sein d'un même pays ? Ce genre de questionnements reflète aussi bien la réalité de la grogne de l'Ouest contre les méchants séparatistes, élus aux deux tiers des sièges du Québec à la dernière élection fédérale.
    Il faut se demander si Pauline Marois est la femme de la situation, si elle est en mesure de jouer ce jeu de finesse. Si oui, il faudra foncer. Sinon, qui peut le faire ? La question de la relève au PQ semble condamnée à déboucher sur une aporie, pour ces années-ci du moins.
    Les souverainistes rateront-ils une autre occasion ?

  • Riopel Louis
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 11h18
    Johnny rides again!
    Dans son discours d'acceptation le soir de l'élection;Jean Charest s'est dit fier d'être Québecois deux fois plutôt qu'une.Jamais il n'a daigné se dire fier d'être CanadiÀn...
    Voilà l'oeuvre que Benoit Pelletier a peut-être réussi à produire sur un descendant direct dans sa philosophie de Johnny MacDonald(dixit Jean Charest).Rien de plus à rajouter sur ce point.Merci de votre éclairage dans le paysage politique M.David.Joyeuses fêtes et bonne année 2009 à vous et vos proches.

  • william morris
    Abonné
    samedi 20 décembre 2008 11h48
    Excellent article...
    Bonjour,

    Bravo à l'auteur de l'article. Le fédéralisme canadien n'en est pas vraiment un. C'est un pays dirigé du centre mais qui n'est pas unitaire. Les provinces n'ont jamais été conçues que comme des gouvernements régionaux.
    Les Anglais ont bien fait les choses, à leur point de vue.

    Tout les reste est de la littérature. Suis-je un peu désabusé ? Non, très...Bonnes fêtes à tous !

    William Morris
    www.lemont.canalblog.com

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 20 décembre 2008 13h28
    Nouvelle réalité
    La nouvelle réalité au Québec est que Kathleen Well d'Alliance Québec est devenue rien de moins que Ministre de la Justice !!! Une fanatique défenseur de droits linguistique des anglophones, qui a combattue pendant des années la loi 101 !!!

    Dans une société normale, une telle nouvelle déclencherait un mouvement de révolte populaire. Rien de moins.

    Au Québec, on en parle presque pas !!

    Merci John Charest de votre franchise, et d'avoir si clairement affiché vos couleurs avec cette nomination.

    Pour le reste du Québec, vous allez faire quoi maintenant? Laissez faire ? Ou, faire quelque chose ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 14h18
    @ M. Jacques Noel
    Vous avez probablement raison mais, faudrait, selon moi, simplement écrire vos chiffres autrement afin de ne pas mêler le lecteur. Vous écrivez : «pour un vol de 8,960 milliards».

    Il me semble que ça serait 8,960 millions, ce qui serait bien assez pour impressionner le lecteur.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 20 décembre 2008 19h21
    Encore des beaux chiffres troués, et une interprétation de ce qu'il y a de plus malhonnête de notre Père
    Si je comprends la logique du père Noël, on aurait payé 36.3 milliards à Ottawa en 6 ans, c.-à-d. un peu moins de 6 milliards par an. Et qu'avons-nous eu pour cela, les services d'une armée, un service postal, un service douanier, une représentation internationale au travers d'un réseau complet d'ambassade, une sécurité aérienne, les payements de la dette, de l'aide humanitaire, et combien d'autre service fournit à la population canadienne par le gouvernement fédéral.
    Disons en passant que TOUS ces service sont disponible également à tous les canadien et les couts partagés par tous les canadiens. Et qu'un Québec séparé devrait payer avec seulement 7 million de population sans compter l'exode massive que la déclaration d'indépendance et la chute certaine de l'immigration (car ne faisant plus partie du Canada un Québec appauvri n'aurait certainement pas le même attrait).

    Donc comme conclusion je crois que 6 milliard par an pour tout ces services c'est presque donné. Je comprends que le Québécois de la gogauche croit en l'état providence et ne voie pas pourquoi il doit payer. Mais de la à dire que l'on se fait voler il y a de la malhonnêteté.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 21 décembre 2008 10h04
    Désinformation
    Si les médias québécois informaient les Québécois sur la réalité du fédéralisme au lieu de la désinformer, il y a longtemps que ces paroles de Vigneault:"Il n'y a plus de temps à perdre/il n'y a que du temps perdu" ne seraient plus d'actualité dans un Québec souverain.

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    dimanche 21 décembre 2008 10h22
    Monsieur David, bonne plume, mais pas fort en objectivité!
    Monsieur David, revenez donc sur terre...La crise actuelle, elle est mondiale, cette crise n'a rien à voir avec les décisions, tant Canadiennes que Provinciales. Profiter de l'occasion pour mousser vos véilités souverainestes et fournir par la même occasion une tribune aux voix débridées de vos chums anti-canadiens qui se posent en défenseurs de la patrie, mais près à la livrer aux hyènes rejetonnes directes de Robespierre. Le marasme mondial actuel n'est qu'une conséquence directe du suicide annoncé de l'Occident et d'une remise en cause urgente de notre monde capitalisé. La Mondialisation aura été l'occasion de découvrir, ou que nous soyons sur la planète, le synisme incessant de l'humanité, ou la loi du plus fort a règnée en force pour maintenant faire place à loi des tricheurs. Notre monde agonise sous le poids des injustices, que ce soit le partage des richesses, l'écologie, sa gouvernance et le mauvais partage des talents. Les milliards de Bush, Obama, Harper,Brown,Sarkosy et les autres ne seront que coups d'épé dans l'eau. Il nous faudra comprendre et vite de revenir aux choses simples de la vie, aux vrais valeurs et cesser par le bas de la pyramide, toute ces querelles inutiles, guidées par l'égocentrisme. Regardons donc plus loin que notre bout du nez et vous Monsieur David, utilisez donc votre savoir à autre chose que de faire de la basse partisannerie. Joyeuses fêtes quand même. Jean-Marie Malenfant

  • Bernard Gervais
    Abonné
    dimanche 21 décembre 2008 10h51
    Quand l'économie sert d'alibi...
    Si les gens sont désabusés par la classe politique, c'est notamment parce que celle-ci cherche souvent à les prendre pour des valises.

    Ainsi, les électeurs savent très bien que Jean Charest ne pourra faire plus au plan économique avec la courte majorité, qu'il a obtenue le 8 décembre, que lorsqu'il dirigeait un gouvernement minoritaire. Et n'oublions pas, comme vous l'écrivez avec raison, cette tendance d'Ottawa à être plus centralisateur en temps de crise financière. N'oublions pas non plus, à ce sujet, les relations encore plus refroidies entre Harper et son homologue québécois depuis que celui-ci s'est permis de le critiquer plus d'une fois lors de la campagne électorale fédérale qui a eu lieu en septembre et octobre.

    L'argument utilisé par Charest pour déclencher, à son tour, de nouvelles élections - soit la nécessité d'élire un gouvernement québécois fort pour mieux contrer la récession économique - n'était que de la poudre aux yeux. Notre premier ministre - mais ça, il ne l'avouera jamais bien entendu ! - voulait une majorité de sièges avant tout afin d'avoir les mains libres pour mieux faire de la « petite politique ». Un exemple : imposer celui qu'il veut comme président de la Chambre. Quand on pense que les 83 millions, dépensés pour tenir cette campagne électorale, n'auront finalement servi qu'à cela !

    Sur ce, je vous souhaite, M. David, de joyeuses fêtes.

    Félicitations pour vos chroniques récentes, notamment celle sur le débat des chefs ainsi que celle consacrée aux résultats eux-mêmes du scrutin du 8 décembre !

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 21 décembre 2008 12h06
    @archambault
    Le quelque 40G que le Fédéral dépense au Québec comprend l'armée, Poste Canada, les douanes, les aéroports, les pensions aux vieux, l'assurance-chomage, bref TOUS les programmes fédéraux au Québec. Un Québec indépendant pourrait offrir les mêmes services que le Fédéral offre et finir l'année avec des surplus annuels de 5 à 6G. Et tant mieux si on accueillait moins de réfugiés qui viennent gonfler les listes de BS (27% des assistés sociaux aptes au travail sont maintenant des étrangers).

    PS: Continuez à croire au Père Noel canadien. J'ai su très tôt dans ma vie que le Père Noël n'existait pas...

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 21 décembre 2008 14h55
    La réalité
    La réalité, c'est que le gvt fédéral ne pourra donner aux provinces ce qu'elle n'a pas. Si le gvt fédéral reçoit moins des provinces en raison de la récession, Québec inclus, la péréquation ne tiendra plus, mais en soustrayant ce que le Québec remet à Ottawa ainsi que la différence entre ce que le Québec recevait précédemment et ce quelle recevra en vertu des nouveaux calculs, le manque à gagner sera de beaucoup inférieur au milliard appréhendé. Mais, de toutes façons, les souverainistes utiliseront cet argument pour mousser leur option et continueront à dire que "c'est la faute du fédéral".

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 21 décembre 2008 18h02
    À monsieur Malenfant
    Vous avez une étrange lecture de monsieur David. Il fait généralement preuve d'une hargne à peine voilée contre le Parti québécois.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

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