Les conservateurs gagnent six points en deux mois
À deux jours du déclenchement officiel des élections, le Parti conservateur et le Bloc québécois sont à égalité sur la ligne de départ au Québec, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Globe and Mail.
Après répartition des indécis, les troupes de Stephen Harper et celles de Gilles Duceppe recueillent chacune 30 % des intentions de vote de la population québécoise. Pour le PC, il s'agit d'une remontée de six points de pourcentage par rapport aux résultats de juin dernier. Le Bloc québécois fait du sur-place, tout comme le Parti libéral du Canada, qui obtient 23 % d'appuis. Le score du Nouveau Parti démocratique passe quant à lui de
16 % à 11 %. Le Parti vert du Canada ferme la marche, avec seulement 5 % des intentions de vote.
«Ça ressemble à un vote par élimination: je ne voterai pas pour lui ou pour lui, alors il reste lui. Aucun parti ne se démarque encore, ce qui laisse voir un vote extrêmement fragile. Il n'y a pas d'envolée mais une amélioration pour les conservateurs», explique le sondeur Jean-Marc Léger, de Léger marketing.
La grande région de Québec tend à demeurer le terreau le plus fertile pour le Parti conservateur. Déjà au début de l'été, le PC y établissait son meilleur score, avec 40 % des intentions de vote. Alors que Stephen Harper s'apprête à prendre le chemin de Rideau Hall pour demander la dissolution du Parlement, il domine nettement à Québec, avec 50 % d'appuis contre 20 % au Bloc québécois et 11 % aux libéraux.
Dans la région métropolitaine, incluant la rive nord jusqu'à Saint-Jérôme et la Montérégie, sur la Rive-Sud, les résultats de ce coup de sonde tendent plutôt à démontrer une bataille à trois. En effet, les libéraux sont en tête avec 29 % des intentions de vote. Le Bloc suit de près, avec 28 %, et les conservateurs obtiennent 22 %. Le NPD reçoit 13 % des appuis.
«Les conservateurs se rapprochent de l'île de Montréal, un peu comme l'avait fait l'ADQ aux dernières élections provinciales. Mais la tendance ne semble pas traverser le pont: la bataille se fera essentiellement entre bloquistes et libéraux sur l'île», précise Jean-Marc Léger.
Dans les autres régions de la province, le PC et le Bloc ne sont jamais bien loin l'un de l'autre, avec respectivement 35 % et 34 % des intentions de vote. Les libéraux se classent troisième, avec seulement 20 % d'appuis. Le NPD doit se contenter d'un maigre 7 %, et le Parti vert, de 3%.
Le sondage Léger Marketing, mené pour Le Devoir et The Globe and Mail, a été effectué auprès de 1001 répondants dans toute la province, entre le 29 août et le 3 septembre. La marge d'erreur se situe à 3,4 %, 19 fois sur 20.
La satisfaction à l'égard du gouvernement est en hausse depuis deux mois. Malgré les compressions dans le milieu culturel, les démêlés du PC avec Élections Canada ou la publication en catimini de rapports importants, dont celui des effets des changements climatiques sur la santé des Canadiens à la fin de juillet, plus d'un Québécois sur deux (54%) se disent satisfaits du gouvernement de Stephen Harper. De façon précise, 5 % des répondants affirment être très satisfaits, et 49 %, plutôt satisfaits.
Selon Jean-Marc Léger, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les conservateurs, qui y verront un potentiel à la hausse pour faire le plein de votes au Québec.
Toutefois, il semble que le premier ministre suscite certains doutes. À la question «Qui est le politicien le plus honnête?», les Québécois ont attribué la troisième place à M. Harper (18 %), derrière Gilles Duceppe du Bloc québécois (23 %) et Jack Layton du NPD (18 %). Quant au chef libéral, Stéphane Dion, il est jugé le plus honnête par seulement 16 % de la population.
«Face à Stephen Harper, on voudrait bien croire qu'il est honnête puisqu'il s'est fait élire là-dessus en 2006. Il y a une disponibilité de l'électorat à voter pour Harper parce qu'on le trouve compétent, mais il subsiste un doute», analyse M. Léger.
Le sondage Léger Marketing tend par ailleurs à démontrer que les Québécois font plus confiance au chef conservateur qu'à Stéphane Dion dans la majorité des dossiers. C'est vrai pour assurer la sécurité publique (46 % pour Harper contre 23 % pour Dion), développer l'économie (44 % contre 25 %), bien gérer les finances publiques (41 % contre 27 %), avoir de bonnes relations avec les provinces (36 % contre 27 %) et bien gérer la guerre en Afghanistan (32 % contre 25 %). Le chef libéral est perçu comme l'homme de la situation en ce qui concerne l'environnement (38 % pour Dion contre 17 % pour Harper) et la promotion de la culture canadienne en général, et québécoise en particulier (44 % contre 21 %).
Quant aux thèmes que les électeurs québécois privilégient pour les prochaines semaines de bataille électorale entre les partis politiques, il s'agit de la santé (27 %), de l'économie (24 %) et de l'environnement (19 %). Les finances publiques, l'aide aux démunis et le prix de l'essence ne sont une priorité que pour 6 % des répondants. La défense des intérêts du Québec chute à 5 %.
Sur ce dernier élément, les répondants estiment à 58 % que le Bloc québécois est le parti qui défend le mieux les intérêts du Québec à Ottawa, soit trois fois plus que les libéraux (18 %) et quatre fois plus que les conservateurs (13 %). Le NPD doit se contenter de 3 %.
«Celui qui réussira à contrôler l'agenda de l'élection pourrait remporter la victoire. Si Stephen Harper impose les thèmes de l'économie ou des finances publiques, il se positionnera pour demeurer au pouvoir, mais si Stéphane Dion parvient à forcer le débat sur l'environnement, ce sera autre chose. Ce qui sera au coeur de l'élection déterminera le gagnant», croit Jean-Marc Léger.
Les jeux sont loin d'être faits, mais déjà les conservateurs apparaissent comme les favoris pour être reportés au pouvoir. Les Québécois sont 60 % à le croire, contre 29 % qui prédisent la victoire des libéraux.
Après répartition des indécis, les troupes de Stephen Harper et celles de Gilles Duceppe recueillent chacune 30 % des intentions de vote de la population québécoise. Pour le PC, il s'agit d'une remontée de six points de pourcentage par rapport aux résultats de juin dernier. Le Bloc québécois fait du sur-place, tout comme le Parti libéral du Canada, qui obtient 23 % d'appuis. Le score du Nouveau Parti démocratique passe quant à lui de
16 % à 11 %. Le Parti vert du Canada ferme la marche, avec seulement 5 % des intentions de vote.
«Ça ressemble à un vote par élimination: je ne voterai pas pour lui ou pour lui, alors il reste lui. Aucun parti ne se démarque encore, ce qui laisse voir un vote extrêmement fragile. Il n'y a pas d'envolée mais une amélioration pour les conservateurs», explique le sondeur Jean-Marc Léger, de Léger marketing.
La grande région de Québec tend à demeurer le terreau le plus fertile pour le Parti conservateur. Déjà au début de l'été, le PC y établissait son meilleur score, avec 40 % des intentions de vote. Alors que Stephen Harper s'apprête à prendre le chemin de Rideau Hall pour demander la dissolution du Parlement, il domine nettement à Québec, avec 50 % d'appuis contre 20 % au Bloc québécois et 11 % aux libéraux.
Dans la région métropolitaine, incluant la rive nord jusqu'à Saint-Jérôme et la Montérégie, sur la Rive-Sud, les résultats de ce coup de sonde tendent plutôt à démontrer une bataille à trois. En effet, les libéraux sont en tête avec 29 % des intentions de vote. Le Bloc suit de près, avec 28 %, et les conservateurs obtiennent 22 %. Le NPD reçoit 13 % des appuis.
«Les conservateurs se rapprochent de l'île de Montréal, un peu comme l'avait fait l'ADQ aux dernières élections provinciales. Mais la tendance ne semble pas traverser le pont: la bataille se fera essentiellement entre bloquistes et libéraux sur l'île», précise Jean-Marc Léger.
Dans les autres régions de la province, le PC et le Bloc ne sont jamais bien loin l'un de l'autre, avec respectivement 35 % et 34 % des intentions de vote. Les libéraux se classent troisième, avec seulement 20 % d'appuis. Le NPD doit se contenter d'un maigre 7 %, et le Parti vert, de 3%.
Le sondage Léger Marketing, mené pour Le Devoir et The Globe and Mail, a été effectué auprès de 1001 répondants dans toute la province, entre le 29 août et le 3 septembre. La marge d'erreur se situe à 3,4 %, 19 fois sur 20.
La satisfaction à l'égard du gouvernement est en hausse depuis deux mois. Malgré les compressions dans le milieu culturel, les démêlés du PC avec Élections Canada ou la publication en catimini de rapports importants, dont celui des effets des changements climatiques sur la santé des Canadiens à la fin de juillet, plus d'un Québécois sur deux (54%) se disent satisfaits du gouvernement de Stephen Harper. De façon précise, 5 % des répondants affirment être très satisfaits, et 49 %, plutôt satisfaits.
Selon Jean-Marc Léger, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les conservateurs, qui y verront un potentiel à la hausse pour faire le plein de votes au Québec.
Toutefois, il semble que le premier ministre suscite certains doutes. À la question «Qui est le politicien le plus honnête?», les Québécois ont attribué la troisième place à M. Harper (18 %), derrière Gilles Duceppe du Bloc québécois (23 %) et Jack Layton du NPD (18 %). Quant au chef libéral, Stéphane Dion, il est jugé le plus honnête par seulement 16 % de la population.
«Face à Stephen Harper, on voudrait bien croire qu'il est honnête puisqu'il s'est fait élire là-dessus en 2006. Il y a une disponibilité de l'électorat à voter pour Harper parce qu'on le trouve compétent, mais il subsiste un doute», analyse M. Léger.
Le sondage Léger Marketing tend par ailleurs à démontrer que les Québécois font plus confiance au chef conservateur qu'à Stéphane Dion dans la majorité des dossiers. C'est vrai pour assurer la sécurité publique (46 % pour Harper contre 23 % pour Dion), développer l'économie (44 % contre 25 %), bien gérer les finances publiques (41 % contre 27 %), avoir de bonnes relations avec les provinces (36 % contre 27 %) et bien gérer la guerre en Afghanistan (32 % contre 25 %). Le chef libéral est perçu comme l'homme de la situation en ce qui concerne l'environnement (38 % pour Dion contre 17 % pour Harper) et la promotion de la culture canadienne en général, et québécoise en particulier (44 % contre 21 %).
Quant aux thèmes que les électeurs québécois privilégient pour les prochaines semaines de bataille électorale entre les partis politiques, il s'agit de la santé (27 %), de l'économie (24 %) et de l'environnement (19 %). Les finances publiques, l'aide aux démunis et le prix de l'essence ne sont une priorité que pour 6 % des répondants. La défense des intérêts du Québec chute à 5 %.
Sur ce dernier élément, les répondants estiment à 58 % que le Bloc québécois est le parti qui défend le mieux les intérêts du Québec à Ottawa, soit trois fois plus que les libéraux (18 %) et quatre fois plus que les conservateurs (13 %). Le NPD doit se contenter de 3 %.
«Celui qui réussira à contrôler l'agenda de l'élection pourrait remporter la victoire. Si Stephen Harper impose les thèmes de l'économie ou des finances publiques, il se positionnera pour demeurer au pouvoir, mais si Stéphane Dion parvient à forcer le débat sur l'environnement, ce sera autre chose. Ce qui sera au coeur de l'élection déterminera le gagnant», croit Jean-Marc Léger.
Les jeux sont loin d'être faits, mais déjà les conservateurs apparaissent comme les favoris pour être reportés au pouvoir. Les Québécois sont 60 % à le croire, contre 29 % qui prédisent la victoire des libéraux.
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