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L'esprit olympique

Gil Courtemanche   9 août 2008  Politique
David Emerson nous dit que cela va mieux depuis quelque temps entre la Chine et nous. La ministre responsable des sports, une illustre inconnue, fait publier un communiqué dans lequel elle souligne la coopération canadienne à un groupe de travail qui veut prouver que la pratique du sport rapproche les peuples, développe la santé et les droits de la personne. Le rapport a été dévoilé à Beijing, capitale des droits de la personne. Le Canada a gaspillé quelques millions de dollars dans cette bêtise naïve.

Irwin Cotler proteste avec raison contre la Chine. Il aurait dû commencer quand il était ministre de la Justice et que le Canada multipliait les missions commerciales en Chine, sous la houlette de Jean Chrétien ou de Paul Martin.

George Bush proteste en Thaïlande contre les violations des droits humains en Chine, où il est arrivé hier pour assister aux cérémonies d'ouverture des Jeux. Les Chinois ne sauront rien de son discours en Thaïlande, mais le verront 100 fois bénir le régime chinois de sa présence. Sarkozy y sera 12 heures et, pour faire équilibre, laisse sa femme recevoir le dalaï-lama. David Emerson déclare que les Chinois ne sont pas mécontents de l'absence de Stephen Harper. Pour une fois, on peut comprendre les Chinois.

Les gouvernements occidentaux ont développé une politique surréaliste qui consiste, au nom des relations commerciales, à nier la réalité chinoise, à la balayer sous le tapis cérémonial des signatures de contrats, et ils contribuent à créer l'illusion que la Chine évolue dans le «bon sens».

***

Ce n'est pas sans raison que la Chine ancienne était qualifiée d'empire du Milieu. La Chine se considérait comme le centre de l'univers, et ses empereurs ne comprenaient pas les velléités voyageuses et commerciales des ambassadeurs qu'y déléguaient la France ou l'Angleterre, porteurs de cadeaux que les empereurs ou les mandarins de la cour trouvaient ridicules et indignes.

Politiquement, la Chine fut et est parfaitement imperméable. La Chine se fout du monde entier, elle ne cherche ni l'approbation ni la compréhension. La Chine est l'empire du Milieu, elle est souveraine et supérieure, immuable et éternelle. Alors quand on évoque les droits de la personne lors d'une rencontre diplomatique, l'interlocuteur chinois pense, sans le dire, «un chausson avec ça?».

J'ai vu à la télé des chômeurs chinois qui remerciaient le gouvernement d'avoir abaissé le taux de pollution à Beijing. Ils sont chômeurs parce que leur usine a été fermée pour que la pollution baisse. Cent mille ou deux cent mille personnes ont été déplacées pour que soient érigés le stade et la piscine olympiques. Les déplacés disent que leur éviction va contribuer à la grandeur de la Chine.

Un reporter occidental demande à un passant ce qu'il pense de la protestation de deux Anglais et de deux Américains qui ont suspendu des banderoles réclamant l'indépendance du Tibet. Le jeune Chinois répond que c'est faux, qu'il ne peut y avoir de protestation dans le pays parce que le gouvernement l'interdit. Des parents parlent avec leurs enfants de la place Tien An Men. Les enfants sont éberlués, ils n'en croient pas un mot. La mémoire n'existe pas dans ce pays. La Chine est une sorte de cerveau collectif formaté par une autorité à la fois brutale et raffinée, ce qui fut historiquement la marque des grands empereurs chinois.

Les cohortes d'espions des empereurs ont été remplacées par des logiciels qui prennent note de chacun des sites qu'un étranger consulte, de petites puces qui enregistrent chaque communication. Nul n'est libre dans ce pays.

***

L'histoire se répète. Nourris par les récits de Marco Polo, qui narrait la magnificence et la richesse de l'empire du Milieu, les souverains occidentaux dépêchèrent ambassadeurs et commerçants qui faisaient miroiter aux empereurs les grandes richesses dont ils pourraient profiter s'ils se partageaient le monde avec l'Occident. Les empereurs n'avaient pas besoin des richesses de l'extérieur. Leur pays-continent se suffisait à lui-même. Ils ne souhaitaient qu'une chose, ne pas accueillir d'étrangers qui pourraient modifier l'ordre des choses, mais en même temps soutirer toute forme de richesse et de connaissance dont la Chine pourrait profiter. Les ambassadeurs anciens notaient cependant dans leurs rapports l'incroyable brutalité, le mépris pour les humains, l'arbitraire absolu de l'empire du Milieu. Mais voilà, il existait un marché et une source de richesse. Les rois de l'époque, qui n'étaient pas de grands démocrates, ne prirent note que des cultures de thé et d'épices et ne se préoccupèrent pas des décapitations, des femmes aux pieds atrophiés (critère de beauté selon la cour), ni de la pauvreté.

Ils crurent que la rencontre et le dialogue rapprocheraient les Chinois de leur conception de la dictature éclairée.

Tout le discours occidental sur la transformation future de la Chine repose sur l'hypocrisie et l'ignorance. Hypocrisie commerciale, qui est un piège, comme on le constate en Afrique. La croissance économique chinoise que nous encourageons a permis à la Chine de devenir le pays le plus influent sur ce continent. Ignorance, celle de l'histoire chinoise, une histoire monolithique dans laquelle le peuple n'existe pas et n'est qu'une extension de l'empereur et, aujourd'hui, du Parti empereur.

Dans notre envie de rentabilité maximale, nous avons réveillé le dragon chinois, lui avons fourni tous les outils pour affirmer à nouveau qu'il était bien l'empire du Milieu. Et l'esprit olympique dans tout ça? Des milliers d'athlètes qui vont se tuer à la tâche pour la gloire de la Chine. Ils ne courent pas pour eux, ils courent pour la Chine.






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  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    samedi 9 août 2008 04h57
    Vous avez probablement raison, mais...
    « Vous avez probablement raison, mais la Chine comptera bientôt deux milliards de personnes et ces personnes sont nos frères et soeurs. Nous devons donc nous en soucier et votre article manifeste sans aucun doute votre souci. Reste la façon de le faire... Pourquoi ne pas commencer par écouter les chinois, leur gouvernement et la Chine à l'occasion d'un événement bien spécial, les Olympiques? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 9 août 2008 07h36
    Pa beaucoup de nouveau sous le soleil...
    « M. Courtemance semble découvrir que les gouvernements occidentaux auraient développé un politique qui ferme les yeux sur la situation interne des pays avec lesquels ils souhaitent développer des relations commerciales fructueuses. Je me demande combien loin il faudrait remonter dans l'histoire de l'humanité pour découvrir une politique qui ait été différente de celle-là.
    Georges Paquet »

  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    samedi 9 août 2008 08h29
    Dictaturesssss
    « Sans aucun doute le progrès économique de la Chine est dû au support de sa dictature politique. Aussi, le spectacle d'ouverture des jeux olympiques est le résultat d'Une dictature de l'efficacité. Mais toutes les dictatures font peur. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 9 août 2008 08h37
    Quel dépit!
    « Si je vous comprend bien, vous blâmez la Chine pour l'incurie de l'Occident....
    Vous êtes bien content d'acheter "made in China" et à bon prix.
    La Chine explose, le capitalisme implose et le Dalaï-Lama est sur la liste de paie de la CIA! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 9 août 2008 10h32
    Démagogie.
    « "J'ai vu à la télé des chômeurs chinois qui remerciaient le gouvernement d'avoir abaissé le taux de pollution à Beijing." (Et malgré Bush ou Sarkozy, des occidentaux qui continuent à voter pour eux. McCain demain?). Pourquoi autant d'indignation "bonne-conscience" face à ce fait là entre autres? Et si on réfléchissait un peu pour comprendre d'après la culture,l'histoire, la politique, les contextes géopgraphiques, sociologiques de cet énorme continent riche en contraste. Nous avons les outils pour ça et pour écrire un bon papier. Là, c'est du café du Commerce. Prendre des écrits et des points de vue élaborés pour comprendre ces phénomènes? Là, on dirait que l'Occident et ses journalistes spécialisée en opinion non en réflexion, pleurent du sort chinois tous les jours avec dédain, mépris et ignorance. On se demande pourquoi l'humanité ne change pas avec tant de compassion généralisée de la sphère occidentale. Nous, on sait; eux, ils subissent. Si nous sommes si démocrates, allons donc délivrer les chinois de leurs saletés, de leur ignorance, de leur esclavages. On aura un très bel accueil. Vous verrez. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    samedi 9 août 2008 12h00
    Le jeu de la Chine
    « J'ai plusieurs amis chinois, à Montréal et à Toronto, qui sont extrêmement fiers d'être Chinois, et qui manifestent une admiration sans borne pour tout ce qui se passe en Chine et qui en sort. Et ils tiennent invariablement le discours suivant :

    Le capitalisme, comme vous le pratiquez, c'est une bêtise. La démocratie, comme vous la pratiquez, c'est une bêtise. Les droits de l'homme sont bafoués en Occident tous les jours, et personne n'y trouve rien à redire. L'Occident a parlé du « péril jaune » à profusion. La Chine n'est pas un péril, mais un sauveur. Nous allons sauver la planète de toutes les bêtises dont nous sommes témoins depuis que nous avons ouvert les yeux sur ce qui se passe en Occident, notamment le règne de terreur que George W. Bush inflige à la planète entière depuis 8 ans.

    Nous, les Chinois, n'avons que faire des leçons sur les droits de la personne, sur la démocratie ou autres balivernes que vous essayez de nous imposer. À ce petit jeu, l'Occident ne gagnera pas. Pendant qu'il est occupé à lutter contre le terrorisme - une guerre qu'il ne peut gagner, et qu'il ne gagnera pas - qu'il est obnubilé par Al-Qaeda et les musulmans, et qu'il regarde ailleurs, la Chine installe ses pions et implante ses bases un peu partout dans le monde, en Afrique et ailleurs. Tout doucement, sans faire de bruit.

    Bientôt, avec l'Inde, nous allons acheter et consommer tout le pétrole que la planète peut produire, et il n'en restera plus pour les Occidentaux!

    Prenez garde! »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 9 août 2008 13h24
    La Chine et les Olimpiques.
    « Un magnifique pays, un gigantesque empire, un peuple extraordinaire, c'est un état auto-suffisant mais suffisant en même temps à cause de ses dirigeants. On ne peut passer outre car c'est le cinquième de la population mondiale.

    Les Olimpique et l'esprit olimpique répondent à l'idée de l'homme de vouloir se dépasser, c'est un beau rêve; mais si on revient sur terre on s'aperçoit que l'être humain a ses limites quelque soient ses rêves, certains de ceux-ci resteront toujours inaccessibles.

    C'est ainsi qu'apparait le dôpage aux Olimpiques, et que se pointe l'esclavage dans une Chine qui bafoue les droits humains les plus primordiaux.

    Vous voulez une conclusion? Mais il n'y en a pas si ce n'est:
    " Que sert à l'homme de gagner l'univers:
    - s'il n'a pas de culottes pour passer l'hiver,
    - s'il vient à perdre son âme."
    ------- CHOISISSEZ !------- »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 9 août 2008 13h30
    Dérfinition de la Chine
    « Un État fourmis. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 9 août 2008 13h59
    De quelle nature du peuple chinois parle t'on?
    « Votre article monsieur Courtemanche rappelle les textes d'André Glucksman pendant l'agression russe de la Tchétchénie où il prétendait à ce moment que la Russie était naturellement vouée à la tyrannie par son passé soviétique mais bien davantage encore par son profond caractère tsariste qui la "nourrirait" toujours de nos jours. Dans votre texte G.Courtemanche, vous utilisez la même théorie du type génétique mais cette fois en rappelant la Chine des empereurs en tant que phénomène politique historique.

    Dans un cas comme dans l'autre, le texte de Glucksman ou le vôtre, le caractère culturel du tsarisme ou de la Chine impériale n'apparaît pas clairement en tant que référence dans l'histoire. Ce qui se détermine à la lecture c'est que les Chinois ou les Russes seraient programmés naturellement à la dictature ou à la tyrannie. Cela ne marche pas parce que toute théorie génétique induit une identité non transformable et éternelle tandis que l'approche culturelle fait comprendre que toute identité est construite et peut donc aussi se déconstruire.

    Une interprétation de la réalité humaine selon les situations décrites et les contextes trop marquée en termes naturalistes ou génétiques est susceptible d'entretenir des préjugés et de la ségrégation.

    Penser l'être humain dans sa généralité sociale ou psychologique sur le plan générique est une chose accommodable, de le faire pour des nations ou des "civilisations" c'est tout à fait autre chose et problématique. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 9 août 2008 14h10
    Avec l'attaque de la Géorgie
    « Il y a 3 «empire du milieu» en ce monde plus d'autres dictatures qui se préoccupent des dirigeants plutôt que de la population,,,

    Les seules dirigeant valable, pour moi, son Gandhi et le Dalaï-lama qui ne sont pas a la solde des compagnie multinationale... »

  • Jean-Philippe Baillargeon
    Abonné
    samedi 9 août 2008 14h53
    On doit réparer chez-nous aussi...
    « ... si on veut avoir la prétention de dicter un mode relationnel que devrait avoir la Chine envers ses minorités et son peuple de fourmis travailleuses, on doit ne pas être responsable de la mort à petit feu (plus acceptable) de peuples avec qui on vit sur le même territoire mais qu'on a rendu exsangue.

    Prenez donc connaissance de la lettre de Ghislain Picard dans la section Idées et Opinion.

    Qui sait que c'est la Journée internationale des peuples autochtones???

    On oubli nous aussi ce qui continue de se passer chez-nous parce que la propagande est efficace avec notre propre PCC. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 9 août 2008 14h53
    Le pouvoir et le formatage des esprits
    « « La Chine est une sorte de cerveau collectif formaté par une autorité à la fois brutale et raffinée, ce qui fut historiquement la marque des grands empereurs chinois. » Quant à moi, la Chine se distingue de nos contrées que par la manière de s'y prendre pour formater les cerveaux de ses habitants. Chez-nous, les méthodes de formatage sont plus « soft » mais tout aussi efficaces. Car il ne faut pas se leurrer, le pouvoir n'existe pas ; seul la soumission existe (que serait le pape s'il n'y avait personne pour l'écouter ?). Et pour obtenir cette soumission, il faut bien sûr formater « correctement » les esprits. La différence chez-nous c'est que les sources de formatage sont plus fractionnées, moins concentrées qu'en Chine. Nos spécialistes en relations publiques ne sont pas qu'à la solde de l'État, mais aussi des grandes entreprises, d'institutions et de mouvements de toutes sortes.

    Chez-nous, si nous acceptons qu'une entreprise, dont la priorité est de faire des profits, puisse décider dans quel sens doit être orienté les recherches pour développer un nouveau médicament, c'est que nous avons l'esprit formaté pour accepter une telle aberration. Si nous acceptons qu'un holding, qui a d'importants intérêts dans divers champs d'activités économiques, puisse aussi se charger, par le biais d'une propriété médiatique, de nous informer, c'est aussi parce que notre esprit est formaté pour avaler une telle chose. Mais il faut convenir que nos méthodes de formatage sont plus « sexy » que celles de la Chine, bien que ce soit parce qu'elles sont plus sexy qu'elles sont aussi plus pernicieuses. »

  • Jean-Philippe Baillargeon
    Abonné
    samedi 9 août 2008 14h55
    On doit réparer chez-nous aussi...
    « ... si on veut avoir la prétention de dicter un mode relationnel que devrait avoir la Chine envers ses minorités et son peuple de fourmis travailleuses, on doit ne pas être responsable de la mort à petit feu (plus acceptable) de peuples avec qui on vit sur le même territoire mais qu'on a rendu exsangue.

    Prenez donc connaissance de la lettre de Ghislain Picard dans la section Idées et Opinion.

    Qui sait que c'est la Journée internationale des peuples autochtones???

    On oubli nous aussi ce qui continue de se passer chez-nous parce que la propagande est efficace avec notre propre PCC, mais aussi avec tous nos autres apparatchiks historiques nationaux et provinciaux.

    Sévère? Non. Presque honnête.

    Jean-Philippe Baillargeon
    Québec »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 9 août 2008 14h55
    Dictature
    « Je dois vous avouer Monsieur Courtemanche que je pense qu'ici au Québec, ça nous prendrais justement un peu plus de dictature, un peu plus de fermeté des gouvernements, un peu plus de ''je m'en fout'isme'' des dirigeants... afin de replacer le Québec sur le droit chemin de la prospérité et de la fièreté nationale.

    Quand vous dites qu'un citoyen Chinois accepte de se faire déplacer pour creuser une piscine olympique, et qu'il l'accepte volontier pour le bien du pays, bien moi je trouve ça beau. Très beau.

    C'est justement ce qui manque ici au Québec, un peu de fièreté nationale, et un peu de respect pour nos dirigants démocratiquement élus.

    Notre Nation du Québec est maintenant mené par l'opinion publique, par les groupes de pressions (qui sont contre tout ce qui bouge), par les intellectiels à la gomme baloune, et par les BS.

    Ça me fait très peur. Des gens qui on peine à mener leurs propre vie à bien, influencent actuellement d'une façon abusive les gouvernements, la fonction publique, les investisseurs, etc.

    C'est très dangereux, et très peux prometteur pour l'avenir... »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 9 août 2008 15h07
    Conclusion de mon commentaire précédent
    « Ce n'est pas parce que nous nous habillons de noir pour manifester notre deuil, alors que les Chinois le font avec le blanc, que nous sommes si différents: nous avons tous été formatés pour agir ainsi. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    dimanche 10 août 2008 09h54
    une chose me chicote.....
    « S'il y a quelque chose qu'on peut reprocher à la Chine présentement, c'est bien son soutien aux auteurs du génocide au Darfour... Expliquez-moi M.Courtemanche pourquoi personne n'en parle... »

  • Christian Constantin
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 23h49
    Question pour les pourfendeurs de dragons
    « Monsieur Courtemanche, maintenant que vous avez partagé votre connaissance (caricaturale) de la Chine et nous avez prévenu contre le péril chinois, pourriez-vous, s'il vous plaît, du haut de votre supériorité culturelle et morale, nous indiquer une alternative à la politique d'engagement de la Chine (qui ne disparaîtra pas de la surface de la planète parce qu'on le veut beaucoup beaucoup).

    Peut-être la voie irakienne? On isole pendant une dizaine d'années au prix de quelques milliers de morts et de la destruction d'une économie, puis, en cas d'échec on envahit et partage avec ces Chinois « lobotomisés » les lumières de la civilisation occidentale. Aidez-nous! »

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